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SYNTHESE-Affaire Skripal-Londres compte ses alliés, Moscou menace

Reuters15/03/2018 à 15:09
    * Berlin, Paris, Londres et Washington expriment leur
"consternation"
    * Macron annonce des mesures "dans les prochains jours"
    * La Russie dénonce un numéro de cirque
    * La réponse russe interviendra "très vite", dit Lavrov
    * 

    par Denis Pinchuk et Estelle Shirbon
    MOSCOU/LONDRES, 15 mars (Reuters) - La Russie a prévenu
jeudi qu'elle répondrait rapidement à l'expulsion de 23 de ses
diplomates basés en Grande-Bretagne, mesure décidée par Londres
après la tentative d'assassinat contre l'ancien agent double
russe Sergueï Skripal.
    La Grande-Bretagne maintient de son côté ses accusations à
l'encontre de Moscou, disant n'avoir aucun doute sur
l'implication d'agents russes dans la tentative d'assassinat.
    Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été
retrouvés inconscients le 4 mars sur un banc de Salisbury, dans
le sud de l'Angleterre, où ils sont hospitalisés dans un état
grave.
    Dans une déclaration commune, Berlin, Paris, Londres et
Washington ont jugé que la tentative d'assassinat de l'ancien
agent russe constituait "une menace pour leur sécurité".
 
    "Nous, les chefs d'Etat et de gouvernement de la France, de
l'Allemagne, des Etats-Unis et du Royaume-Uni, exprimons notre
consternation", peut-on lire dans cette déclaration.
   "Cet emploi d'un agent neurotoxique de qualité militaire,
d'un type développé par la Russie, constitue le premier emploi
offensif d'un agent neurotoxique en Europe depuis la seconde
guerre mondiale."
    "C'est une atteinte à la souveraineté britannique, et toute
action de cette nature venue d'un Etat-partie à la Convention
sur l'interdiction des armes chimiques est une violation claire
de ladite convention et du droit international."
    La France, qui disait mercredi attendre la preuve de
l'implication de Moscou avant de prendre une décision, a durci
le ton ce jeudi en appuyant la position britannique.
 
    "Tout porte à croire que la responsabilité est en effet
attribuable à la Russie et en cela le travail mené par les
services britannique partagé avec les services français le
confirme", a dit le chef de l'Etat à la presse lors d'un
déplacement en Indre-et-Loire.
    "La France condamne donc avec la plus grande fermeté cette
attaque inacceptable sur le sol d'un pays allié et je veux dire
ici toute ma solidarité à l'égard de Theresa May", la Première
ministre britannique, a-t-il ajouté. "J'annoncerai dans les
prochains jours les mesures que nous entendons prendre".
    
    MOSCOU MAINTIEN SA POSITION ET MENACE LONDRES
    La Russie dément toute implication dans cette tentative
d'empoisonnement et dénonce un "numéro de cirque" de la part du
gouvernement britannique.
    Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annoncé
que la réponse de Moscou interviendrait "très vite" tout en
décidant de convoquer en premier lieu les responsables
britanniques basés à Moscou.
    Il a en outre dit soupçonner que cette affaire avait pour
but de compliquer l'organisation par la Russie de la Coupe du
monde de football dont le coup d'envoi sera donné le 14 juin
prochain, tout en disant souhaiter que l'ancien agent guérisse
rapidement.
    Pour sa porte-parole, Maria Zakharova, "Londres a quelque
chose à cacher".
    Prenant une décision inédite depuis la fin de la Guerre
froide, Londres a dressé mercredi une liste de 23 diplomates
invités à quitter le territoire britannique, provoquant la
colère de Moscou qui a dit y voir une provocation.  
    "Ce sont des signes de provocation à l'encontre de notre
pays. La position des Britanniques nous semble totalement
irresponsable", a réagi jeudi Dmitri Peskov, le porte-parole du
Kremlin.
    "Nous insistons sur le fait que la Russie n'a rien à voir
avec ce qui s'est passé en Grande-Bretagne (...)", a-t-il dit.
    A Londres, le secrétaire au Foreign office, Boris Johnson, a
accusé Moscou de se vanter de la tentative de meurtre et jugé
qu'il s'agissait pour Vladimir Poutine de terroriser ceux qui
oseraient le défier.
    Selon lui, les preuves de l'implication de Moscou sont
"accablantes" puisque la Russie est le seul pays à disposer du
Novitchok et qu'elle est également le seul pays à disposer d'un
mobile.
    "Il y a quelque chose de nébuleux, de sarcastique dans la
réponse des Russes qui me convainc de leur culpabilité", a-t-il
déclaré à la BBC.
    Les Russes, a poursuivi Boris Johnson, démentent être liés à
cette attaque mais veulent dans le même temps que le monde
entier sache qu'ils en sont les auteurs.
    Cette attaque est donc un avertissement envoyé à ceux qui
seraient tentés de s'opposer au pouvoir russe, a-t-il ajouté,
une façon de dire "Voyez ce qui arrive aux gens qui s'opposent à
ce régime".
    Boris Johnson a ajouté qu'un échantillon de la substance
utilisée pour l'agression serait envoyé à l'Organisation pour
l'interdiction des armes chimiques (OIAC).
    Il doit rencontrer lundi à Bruxelles le secrétaire général
de l'Otan, Jens Stoltenberg, pour évoquer le dossier.
    
    MAY RÉAFFIRME LA RESPONSABILITÉ DE MOSCOU
    Sergueï Skripal, qui avait fourni au MI6 (services secrets
britanniques) les noms de dizaines d'agents russes, est un
ex-colonel du GRU (services russes de renseignement militaire).
    Arrêté en 2004 et condamné en 2006 à treize ans de prison
pour trahison, il a été gracié en 2010 par Dmitri Medvedev,
alors président, puis échangé la même année avec dix espions
russes détenus aux Etats-Unis.
    Cet échange avait été organisé dans le plus pur style de la
Guerre froide sur le tarmac de l'aéroport de Vienne où deux
avions russe et américain s'étaient rangés côte à côte afin de
faciliter le transfert des agents.
    Cette affaire rappelle celle en 2006 de l'ancien agent du
KGB Alexandre Litvinenko, mort empoisonné à Londres à l'aide
d'une substance radioactive, le polonium 210.
    En première ligne, Theresa May s'est rendue jeudi à
Salisbury où elle a une nouvelle fois affirmé la responsabilité
de Moscou.
    "La Russie porte la responsabilité de l'acte insensé et
odieux qui s'est produit dans les rues d'une ville aussi
remarquable", a-t-elle déclaré.

 (Avec Elisabeth O'Leary, Costas Pitas et Guy Faulconbridge à
Londres et Edimbourg, Polina Ivanova, Denis Pinchuk et Andrey
Ostrouhk à Moscow, Robin Emmott à Bruxelles, Nicolas Delame pour
le service français, édité par Arthur Connan)
 

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