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Suicides à France Télécom-L'ex-patron et Orange en correctionnelle
Reuters16/06/2018 à 15:46

    * Des incriminations pour harcèlement moral
    * "Il faut que ça serve d'exemple", dit la CFE-CGC
    * Orange conteste les accusations

 (Actualisé avec réaction de l'avocat de Didier Lombard §19)
    PARIS, 16 juin (Reuters) - L'ancien PDG de France Télécom
Didier Lombard et six cadres, dont la responsabilité est mise en
cause dans une vague de suicides dans cette entreprise, seront
jugés en correctionnelle, ainsi qu'Orange  ORAN.PA  en tant que
personne morale.
    Didier Lombard, le directeur exécutif chargé des ressources
humaines de l'époque, Olivier Barberot, et l'ancien directeur
général adjoint, Louis-Pierre Wenes, sont maintenus sous
contrôle judiciaire jusqu'à leur future comparution devant le
tribunal, précise l'ordonnance de renvoi, prise mardi dernier.
    Didier Lombard est devenu PDG de France Télécom (qui
deviendra plus tard Orange) début 2005, et a engagé un plan de
restructuration draconien. Une vague de dizaines de suicides,
tentatives de suicides et dépressions a frappé l'entreprise de
2006 à 2009, année où le plan NEXT a finalement été arrêté après
qu'une salariée se soit défenestrée devant ses collègues. 
    Les juges d'instruction chargés du dossier ont retenu les
incriminations de harcèlement moral ou complicité de harcèlement
moral mais pas l'homicide involontaire, ce que déplore la
CFE-CGC, qui s'est portée partie civile, ainsi que le syndicat
SUD.
    Ces syndicats souhaitent un procès pour l'exemple, ont
déclaré samedi à Reuters plusieurs de leurs représentants.
    "Il faut que ça serve d'exemple pour que plus jamais un
management use de violence sociale pour faire partir des gens.
Pour le reste, ça ne ramènera pas nos collègues", a ainsi dit le
président de la CFE-CGC Orange Sébastien Crozier.
    L'avocat de la CFE-CGC, Me Frédéric Benoist, a précisé qu'il
étudiait les moyens d'obtenir que la qualification juridique
soit étendue à l'homicide involontaire afin qu'elle "corresponde
à la réalité tragique de dossier".
    Le plan de restructuration visait à réduire les effectifs de
France Télécom de 22.000 personnes, à provoquer un changement de
métier pour 10.000 autres employés et à en recruter 6.000.
    Un rapport de l'Inspection du travail remis en 2010 à la
justice a conclu au caractère "pathogène" des méthodes de
restructuration et de management, tels que mutations forcées ou
objectifs de performance impossibles à atteindre. 
    
    ORANGE CONTESTE CES ACCUSATIONS
    Ce rapport relevait également que les alertes des médecins
du travail avaient été ignorées.
    Me Benoist dénonce le fait que les dirigeants de l'époque
aient montré "une volonté délibérée d'accroître l'intensité" de
ces méthodes "tout en connaissant les dégâts qu'elles
provoquaient et les dangers que cela comportait".
    Christian Pigeon, représentant du syndicat Sud, s'est pour
sa part dit satisfait de ce renvoi en correctionnel, tout en
déplorant que "cela arrive bien tardivement".
    "On aurait préféré que l'homicide involontaire soit retenue
mais ce qui compte pour nous c'est le caractère exemplaire de
cette mise en cause et de ce procès, pour que la responsabilité
du PDG sur la santé des salariés soit reconnue", a-t-il dit.
    La plupart des personnes poursuivies sont aujourd'hui à la
retraite. La CFE-CGC déplore que deux d'entre elles aient
toujours des responsabilités soit à Orange, soit chez un
partenaire d'Orange. 
    Quant à Didier Lombard, il est resté jusqu'en 2017 membre du
conseil de surveillance de la société Radiall de l'actuel
président du Medef Pierre Gattaz, rappelle le syndicat. 
    Contactée, la société Orange a réitéré sa position
consistant à rejeter les accusations portées contre la direction
de France Télécom, soulignant par la voix d'un porte-parole
qu'elle était "une entreprise résolument tournée vers l'avenir,
dans laquelle les salariés se déclarent fiers de travailler".
    "Ainsi qu'elle l'a toujours affirmé, Orange conteste ces
accusations et s'en expliquera lors de l'audience publique qui
sera programmée dans les prochains mois", a dit à Reuters ce
porte-parole. "Dans l'intervalle, il est important de préserver
les personnes concernées et de veiller au strict respect de la
présomption d'innocence."
    L'avocat de Didier Lombard, Me Jean Veil, a jugé "absurde"
le renvoi de son client en correctionnel. Il n'a pas souhaité
commenter davantage. 
    Selon Me Benoist, le procès ne devrait pas intervenir avant
le second semestre de 2019.

 (Arthur Connan et Emmanuel Jarry édité par Caroline Pailliez)
 

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