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Succession de May: Boris Johnson vire largement en tête au premier tour
information fournie par Reuters13/06/2019 à 15:57

 (Actualisé avec réactions, contexte)
    par Elizabeth Piper et Kylie MacLellan
    LONDRES, 13 juin (Reuters) - Boris Johnson, qui s'est engagé
à mettre en oeuvre le Brexit à la date du 31 octobre, est arrivé
largement en tête jeudi du premier tour de scrutin pour la
succession de Theresa May, réunissant sur son nom les voix de
114 des 313 députés conservateurs britanniques ayant pris part
au vote.
    L'ancien maire de Londres qui brigue la tête du Parti
conservateur et du gouvernement devance de 71 voix son plus
proche rival, l'actuel ministre des Affaires étrangères, Jeremy
Hunt, (43 voix).
    Le ministre de l'Environnement Michael Gove (37) et
l'ex-ministre du Brexit Dominic Raab (27) suivent, devant le
ministre de l'Intérieur, Sajid Javid (23), Matt Hancock,
ministre de la Santé, (20) et l'ancien diplomate Rory Stewart
(19). 
    Trois candidats n'ont pas obtenu les 16 voix nécessaires
pour se maintenir et sont éliminés de la course: il s'agit de
Mark Harper, d'Andrea Leadsom, ancienne ministre chargée des
Relations avec le Parlement, et d'Esther McVey.
    "Merci à mes amis et collègues conservateurs et du parti
unioniste pour votre soutien. Je suis ravi de remporter ce
premier tour, mais nous avons un long chemin à parcourir", a
réagi Boris Johnson.
    Les sept candidats encore en lice seront soumis à un
deuxième tour, mardi prochain, où le seuil passera à 32 voix.
D'autres tours de scrutin sont programmés les mercredi et jeudi
suivants.
    Les deux derniers candidats encore en lice seront ensuite
départagés par les adhérents du parti Tory, avec résultat de ce
vote par voie postale attendu dans le courant de la semaine du
22 juillet. 
    Trois ans après le référendum du 23 juin 2016, par lequel
les électeurs britanniques ont voté à 52% pour une sortie de
l'Union européenne, Boris Johnson se rapproche du 10, Downing
Street.
    Fort de son score, celui qui fut une des figures de proue de
la campagne pour le "Leave" lors de la campagne référendaire est
désormais donné à 70% vainqueur de la "primaire" par les
"bookmakers".
    
    À PÉRIODE GRAVE, DIRIGEANT SÉRIEUX, PLAIDE HUNT
    En dépit de la large avance obtenue par Boris Johnson, aucun
de ses rivaux encore en course ne semblait enclin à se retirer
jeudi pour accélérer le processus. Certains ont même rapidement
mis en garde contre les conséquences d'une victoire finale de
Johnson, histrion du Parti conservateur dont la position sur les
relations avec l'Union européenne a varié au fil des ans.
 
    Jeremy Hunt a ainsi averti ses collègues des Communes que
les enjeux avaient "rarement été aussi élevés" dans l'histoire
du Royaume-Uni. "Cette période grave réclame un dirigeant
sérieux", a-t-il tweeté.
    L'ex-diplomate Rory Stewart, qui a reproché à Boris Johnson
de faire des promesses qu'il ne peut pas tenir, a affiché son
optimisme sur la suite de sa candidature. "Il est de plus en
plus évident, a-t-il dit, que c'est moi contre Boris."
    L'ancien secrétaire au Foreign Office, qui lançait
officiellement sa campagne mercredi, a promis de respecter
l'échéance du 31 octobre pour la rupture avec l'Union
européenne.
    "Après trois ans et le report de deux dates limites, nous
devons quitter l'UE le 31 octobre", a-t-il déclaré.
    Johnson a ajouté qu'en insistant sur la possibilité d'un
divorce sans accord, il pourrait contraindre les Européens à
accepter de renoncer au "backstop" nord-irlandais, ce mécanisme
censé éviter le retour d'une frontière entre la république
d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord sur
lequel s'est focalisée l'hostilité des "Brexiters" à la Chambre
des communes.  
    Mais la Commission européenne a clairement indiqué qu'il
n'était pas question de renégocier l'Accord de retrait conclu en
novembre dernier avec Theresa May.
    "A la lumière de l'incertitude prolongée au Royaume-Uni et
de la situation politique intérieure globale, le scénario d'un
'no deal' le 1er novembre 2019 reste une issue possible quoique
indésirable", a rappelé la Commission mercredi.
    
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 (Henri-Pierre André pour le service français)
 

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