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Stellantis investit dans le lithium et arrête deux usines en France
information fournie par AOF24/06/2022 à 16:42

(AOF) - Double actualité pour Stellantis, qui conforte son approvisionnement en lithium pour ses batteries et qui a suspendu deux sites de production en raison d'une pénurie de composants. En Bourse, cette dernière information entraîne une sous-performance de l'action du constructeur automobile qui gagne seulement 0,62% à 12,296 euros. La firme franco-italienne est entrée dans le capital du groupe australien Vulcan pour un montant de 50 millions d'euros et en devient le deuxième actionnaire, avec 8% du capital.

Stellantis a en outre porté à 10 ans – contre 5 ans initialement - l'accord d'approvisionnement initial avec le groupe minier, qui va aussi faire commerce avec Renault et Volkswagen.

Cet investissement est destiné à soutenir le développement de la production prévu par Vulcan de son gisement de saumure situé dans la haute vallée du Rhin en Allemagne. Vulcan, qui génère déjà de l'énergie géothermique à partir de ce gisement, prévoit de produire de l'hydroxyde de lithium sans utiliser de combustibles fossiles et avec une empreinte carbone neutre dans le cadre de son projet Zero Carbon Lithium.

" Cet investissement hautement stratégique dans une grande société de production de lithium nous permet de créer une chaîne de valeur robuste et durable pour la production des batteries de nos véhicules électriques en Europe ", a déclaré Carlos Tavares, CEO de Stellantis.

Les constructeurs automobiles font la course pour s'assurer de disposer des matériaux nécessaires et souvent rares pour alimenter leurs lignes de production de batteries.

Ils ne veulent pas être pris de court et manquer de ces matériaux, comme cela est le cas pour certains composants actuellement. La suspension de la production dans les sites de Rennes et de Sochaux de Stellantis est liée à un problème d'approvisionnement de composants fabriqués par l'équipementier Continental, révèle Reuters.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points-clés

- Sixième groupe automobile mondial - 4 ème américain avec 11 % de parts de marché et 2 ème européen avec 20 %, né en janvier 2021 de la fusion Groupe Peugeot-Fiat Chrysler ;

- Chiffre d’affaires de 162 Md€ réalisé sous 14 marques - Alfa Romeo, Chrysler Citroën, DS, Jeep, Opel, Peugeot…-, essentiellement en Amérique du nord et du sud et en Europe ;

- Modèle d’affaires adaptant le groupe aux nouveaux usages des automobilistes et à l’électrification des véhicules via la transformation digitale, la culture interne de la performance (compétitivité industrielle élevée) et la responsabilité sociale ;

- Capital avec 4 actionnaires principaux : le holding de la famille Agnelli Exor pour 14,4 %, la famille Peugeot pour 7,2 %, le chinois Dongfeng pour 5,6 % et BPI France pour 5,66 %, John Elkann présidant le conseil d’administration de 11 membres et Carlos Tavares étant directeur général ;

- Situation financière saine : 64 Md€ de disponibilités et 56 Md€ de capitaux propres, face à une dette de 34 Md€.

Enjeux

- Plan stratégique « Dare forward 2030 » : maintien d’un point d’équilibre à moins de 50 % des facturations et de marges opérationnelles à plus de 2 chiffres / doublement du chiffre d’affaires dont un quadruplement dans le haut de gamme, un quart réalisé ailleurs qu’en Europe et en Amérique du nord (20 Md€ en Chine) et un tiers tirés des ventes en ligne / dès 2024, 5 Md$ de liquidités tirées des synergies ;

- Stratégie d’innovation : hausse de la capacité des batteries à 400 GWh / association piles à combustibles/hydrogène pour les grands utilitaires / nouveau fonds de capital risque de 300 M€ pour les technologies de pointe / partenariats stratégiques -Foxconn, Archerl, Engie, Mercedes-Benz, Total, Samsung et LG Energie- et académies dans le digital & data et l’électricité ;

- Stratégie environnementale visant la neutralité carbone en 2038 avec une réduction de 50 % d’ici 2030 : 100 % de véhicules électriques en Europe et 50 % aux Etats-Unis d’ici 2030, soit un total de 5 millions par an / nouvelle division d’économie circulaire / partenariats, notamment avec Waymo (« Delivery as service » écoresponsable) ;

- Plans d’électrification et de software dotés de 30 Md€ d’investissements d’ici 2025 ;

- Lancement des usines de batteries au Canada et en Italie.

Défis

- Pénuries persistantes de semi-conducteurs ;

- Exécution des synergies –3,2 Md€ de cash net en 2021 sur 5 Md€ attendus en 2024 ;

- Renforcement des activités de financement aux Etats-Unis et en Europe ;

- Objectif 2022 d’une marge opérationnelle à 2 chiffres et d’un flux d’autofinancement libre positif.

Nouveau géant dans l’automobile d’occasion

Le marché, qui représente 400 milliards d’euros en Europe, est soumis à un mouvement de concentration. Le groupe britannique Constellation a repris la plateforme de vente aux particuliers, CarNext. L’objectif est de former un leader européen du secteur et de s’imposer face à d’autres leaders comme l'allemand AutoHero, le britannique Cazoo ou le français Aramis Auto. Les levées de fonds s’accélèrent. Le britannique Cazoo a annoncé son introduction à la Bourse de New York via un Spac (Special Purpose Acquisition Company) pour lever 1,6 milliard de dollars. L’allemand Auto1 Group a levé 1,8 milliard d’euros à la Bourse de Francfort tandis que le français Aramis Group, filiale de Stellantis, a fait son entrée à la Bourse de Paris.

Valeurs associées

Euronext Paris +0.74%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 24/06/2022 à 16:42:00.

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