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Soupçons de bombardement chimique à Douma, Trump menace
Reuters08/04/2018 à 22:11

    * Trump veut faire payer "le prix fort" à "l'animal Assad"
    * Damas nie tout recours aux armes chimiques
    * La Russie et l'Iran parlent d'informations "inventées et
fabriquées"
    * Du chlore et un agent innervant ont été employés, selon
une ONG
    * Cent-cinquante morts, d'après une organisation médicale
    * Le Conseil de sécurité de l'Onu se réunira ce lundi

 (Réactions)
    par Dahlia Nehme et Suleiman Al-Khalidi
    BEYROUTH/AMMAN, 7 avril (Reuters) - Donald Trump a promis
dimanche de faire payer "le prix fort" pour le bombardement
chimique qui a fait plusieurs dizaines de morts à Douma, ville
de la Ghouta orientale tenue par les rebelles et assiégée par
les forces syriennes, selon des ONG et des secouristes.
    L'Union européenne a évoqué pour sa part des preuves
témoignant d'une nouvelle attaque chimique de la part du régime
syrien et demandé une réaction internationale.  
    A Paris, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le
Drian, a exprimé son "extrême préoccupation devant les
informations faisant état d'un nouvel usage d'armes chimiques
particulièrement violentes" et a indiqué que la France
assumerait "toutes ses responsabilités au titre de la lutte
contre la prolifération chimique".     
    Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait se réunir
ce lundi après-midi pour débattre de ces nouveaux soupçons
d'attaque chimique.  
    Damas a nié tout recours à des armes chimiques de la part de
ses forces et la Russie parlé d'informations fabriquées de
toutes pièces. Le ministère russe des Affaires étrangères a
prévenu que toute opération militaire ordonnée sur la base de
ces "prétextes inventés et fabriqués" entraînerait de graves
conséquences.
    L'Iran, autre allié du régime de Bachar al Assad, a estimé
pareillement via son ministère des Affaires étrangères que les
informations faisant état d'une attaque au gaz étaient infondées
et qu'elles visaient à fournir un "prétexte" à une action
militaire contre Damas.
    Dans un communiqué conjoint, la Syrian American Medical
Society (SAMS), une organisation médicale, et la Protection
civile syrienne, active dans les zones tenues par les insurgés,
font état de 49 morts dans le bombardement de samedi soir.
D'autres sources avancent un bilan beaucoup plus lourd. 
    
    "ASSAD L'ANIMAL"
    "Beaucoup de morts, dont des femmes et des enfants, dans une
attaque CHIMIQUE insensée en Syrie. La zone des atrocités est
bouclée et encerclée par l'armée syrienne, ce qui la rend
inaccessible au monde extérieur", a commenté Trump sur Twitter.
    "Le président Poutine, la Russie et l'Iran sont responsables
de leur soutien à Assad l'animal. Le prix fort sera payé", a
ajouté le président américaine.
    Il y a un an, trois jours après le bombardement au gaz sarin
du 4 avril 2017 imputé aux forces gouvernementales à Khan
Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, l'armée américaine
avait tiré une salve de missiles Tomahawks de croisière en
direction d'une base aérienne.
    Il s'agissait de la première action militaire directe des
Etats-Unis contre le régime de Bachar al Assad.  
    Aucune option n'est exclue, a indiqué dimanche un des
principaux conseillers de la Maison blanche à la sécurité
intérieure, au sujet de Douma. "Je laisserais tout sur la
table", a déclaré Thomas Bossert sur l'antenne d'ABC News. "A ce
stade, nous étudions l'attaque", a-t-il poursuivi, jugeant
"horribles" les photos qui auraient été prises après le
bombardement.
    Une vidéo diffusée par les rebelles sur les réseaux sociaux
montre les corps d'une douzaine d'enfants, de femmes et d'hommes
dont certains ont l'écume aux lèvres. "Douma, 7 avril (...) Il y
a une forte odeur ici", dit quelqu'un dans cet enregistrement
dont l'authenticité est invérifiable.
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), dont le
siège se trouve à Londres mais qui s'appuie sur un réseau
d'informateurs locaux, dit ne pas être en mesure de confirmer le
recours à des armes chimiques à Douma. Son directeur a fait état
de 11 décès dus à la fumée des bombardements.  
    La SAMS assure en revanche qu'une bombe au chlore a fait six
morts à dans un hôpital de la ville et qu'une autre contenant un
agent neurotoxique s'est abattue sur un bâtiment voisin. 
    Interrogé par Reuters, Basel Termanini, vice-président de
l'organisation dont le siège se trouve aux Etats-Unis, a parlé
de 35 morts dans ce bâtiment. Il s'agit essentiellement de
femmes et d'enfants, a-t-il souligné. 
    Dans leur communiqué conjoint, la SAMS et la protection
civile disent avoir pris en charge un demi-millier de personnes
victimes de difficultés respiratoires et dégageant une odeur de
chlore. 
    Taoufik Chamaa, un médecin syrien de l'Union des
organisations de secours et soins médicaux (UOSSM) basé à Genève
a fait état de 150 morts. 
    Pour la presse syrienne, les rebelles cherchent avec ces
accusations à retarder la reconquête inéluctable de Douma.
    "Les terroristes du Djaïch al Islam sont en déroute et leurs
organes de communication parlent à nouveau d'attaques à l'arme
chimique fabriquées de toutes pièces pour tenter en vain
d'enrayer la progression de l'armée syrienne", écrit l'agence de
presse officielle SANA.
    
    ACCORD EN VUE DE L'ÉVACUATION DES REBELLES
    Dans le même temps, les rebelles du Djaïch al Islam qui
tiennent encore Douma ont accepté dimanche de quitter la ville
aux termes d'un accord négocié avec les Russes, a-t-on confirmé
dimanche auprès de plusieurs sources locales impliquées dans la
négociation.
    L'accord engageant les combattants du Djaïch al Islam avait
été annoncé dans la journée par la télévision syrienne, citant
une source officielle.     
    Les combattants du Djaïch al Islam partiront dans les 48
heures pour Djarablous, ville du nord du pays située dans la
zone frontalière de la Turquie, précisait la télévision
syrienne. L'accord prévoit aussi une immunité aux rebelles qui
choisiront de rester sur place mais feront la paix avec les
autorités syriennes, ont précisé les sources locales interrogées
par Reuters.  
    Le mouvement rebelle n'a ni confirmé ni démenti
l'information. 
    D'après Rami Abdoulrahmane, directeur de l'Observatoire
syrien des droits de l'homme (OSDH), le Djaïch détient 3.500
prisonniers et otages à Douma. Cinq ont été libérés mercredi
après le départ d'un groupe de rebelles.
    Ceux qui se trouvent toujours à Douma vont quitter la ville
en deux temps dans les heures qui viennent, croit savoir
l'agence de presse russe RIA.

 (Dahlia Nehme et Tom Perry à Beyrouth et Suleiman al-Khalidi à
Amman
avec Roberta Rampton, Patrick Rucker et Tim Ahmann à Washington,
Mustafa Hashem au Caire, Stephanie Nebehay à Genève et Polina
Ivanova à Moscou
Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service
français)
 

2 commentaires

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  • ZvR
    08 avril10:09

    Et s'il est prouvé que le département US ment, supporte les terroristes, et mêne une guerre d'aggresssion contre la syrie il se passera quoi? rien. et la syrie sera bombardée quand même........

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