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SOPRA STERIA : Invest Securities revalorise
information fournie par AOF14/06/2021 à 11:21

(AOF) - Invest Securities a relevé son objectif de cours de 173 euros à 178 euros et confirmé sa recommandation d'Achat sur Sopra Steria. Le bureau d'études souligne que la reprise se concrétise clairement dans les services, avec une forte demande globalement et des risques de nouvelle dégradation qui ne se sont pas concrétisés dans les secteurs les plus touchés (aéronautique, transports).

La société fera à son sens bien mieux sur 2021 (+7,1% attendu par IS vs 6,3% précédemment) que son objectif de croissance organique (+3% à +5%) et que les attentes du consensus (+4,3%).

Seule ombre au tableau, pour le broker le redressement de SBS ne devrait pas être très visible cette année.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Un des leaders européens de la transformation digitale né de la fusion en 2014 de Sopra et Steria ;

- Société organisée en 4 métiers générant 4,3 Mds€ de revenus : le conseil et intégration de systèmes (62 %), l’édition de solutions (16 %), la gestion d’infrastructures informatiques (11 %) et le « business process services ;

- Position de leader en France (50 % des revenus) et au Royaume-Uni (19 %) avec de fortes positions en Allemagne et dans le reste de l’Europe (29 %) et portefeuille de clientèle équilibré entre la banque (26 %), le secteur public (22 %), l’aérospatial-défense-sécurité intérieure (17 %), l’énergie (4 %), l’assurance (5 %), les transports (6 %), les télécoms-médias-jeux (6 %)... ;

- Modèle d’affaires :

                - décliné entre les services –partenaire stratégique des grandes administrations, opérateurs financiers et industriels et entreprises stratégiques en Europe- et les solutions aux banques,

                - utilisant 3 leviers – valeur ajoutée, innovation, approche de bout en bout ;

- Forte position des salariés (7%) dans le capital inclus dans le pacte d'actionnaires entre les dirigeants (2,8 % des actions et 4,3 % des droits de vote) et les familles fondatrices Odin et Pasquier (19,6 % des actions et 28,8 % des droits de vote), Pierre Pasquier étant président du conseil d’administration de 14 membres et Vincent Paris directeur général ;

- Bilan sain avec une dette de 500 M€, un levier maintenu à moins de 1,3 et 1,65 Md€ de disponibilités à fin juin.

Enjeux

- Stratégie axée sur un positionnement fort en Europe, sur le développement de solutions (objectif de 20 % des revenus dans l’édition et l’intégration de solutions), sur le conseil (objectif de 15 % des revenus), l’intégration du digital et -visant à moyen terme une croissance annuelle des revenus entre 4 % et 6 %, une marge opérationnelle de 10 % et un flux de trésorerie disponible entre 5 % et 7 % des revenus ;

- Stratégie d’innovation :

                -veille sur les technologies et leurs usages assurés par les Digital Champions, missions d’in  novation données aux équipes projet, hackathons ouverts aux clients et aux partenaires ; espaces de démonstration, d’idéation, de codesign,

                - partenariats ciblés  (startups, universités, laboratoires de recherche, grands éditeurs type Axway et GAFAM,

                - entrée au capital de jeunes pousses ;

                - mise en place de 2 plateformes de développement, l’une pour le cloud, l’autre pour la block chain, l’intelligence artificielle et le machine learning ;

- Stratégie environnementale, validée par Science Based Targets, en 6 points : renforcement du Système de Management Environnemental (SME), optimisation de la consommation des ressources, hausse des énergies renouvelables dans la consommation électrique, réduction des émissions de GES (de 48 % d’ici 2025) et neutralité carbone pour les bureaux et Data Centers, gestion des déchets :

- L’un des acteurs les mieux positionnés sur les segments prometteurs du « cloud computing » (nuage informatique) et du big data (gestion des volumes de données), ainsi que dans les projets de co-transformations type Ecomouv ou Transactifs et dans la cybersécurité ;

- Retour du taux d’utilisation du personnel productif à la normale depuis septembre ;

- Après les rachats de Cxpartners de Sodifrance, faisant du groupe le n°1 français des services numériques à l'assurance et à la protection sociale, acquisition de la banque digitale Fidor Bank.

Défis

-  Capacité à accroître la part récurrente du chiffre d’affaires, de 40 % à mi-2020 ;

- Cyberattaque à l’automne, coûteuse financièrement et en terme d’image ;

- Impact de la pandémie : baisse de 4 % des facturations à fin septembre ;

- Réaction à la pandémie : mise en place d'une gouvernance de crise et réduction des coûts ;

- Anticipations 2020 d’une baisse de 2 à 4 % du chiffre d’affaires et d’une marge opérationnelle entre 6 et 7 %.

Informatique - Editeurs de logiciels

La dernière étude menée par EY pour le compte du Syntec Numérique souligne que les éditeurs français ont affiché une croissance de 10% de leur chiffre d'affaires l'an passé (à 16 milliards d'euros). Néanmoins cette croissance avait atteint 13% entre la période 2016/2017. De plus certains de ces grands acteurs traversent des difficultés : ainsi Criteo, numéro deux du classement, a subi un recul de son activité (passée de 2,036 milliards en 2017 à 1,947 en 2018). De même l'activité édition de Sopra Steria a reculé de 619 millions d'euros à 615,5 millions en 2018. Sans les dix premiers éditeurs du classement, le secteur afficherait une croissance de 18%. Le chiffre d'affaires généré par le Saas est passé de 24% à 37 % en trois ans pour les éditeurs. Tous les acteurs de moins de 5 ans développent désormais des offres Saas. La plupart des éditeurs soulignent que la pénurie de talents sur le marché constitue un frein à leur développement.

Des emplois menacés

Selon les prévisions du Syndicat professionnel des acteurs du numérique (Syntec Numérique), le recul de l’activité devrait atteindre 4,6% pour l’ensemble de l’année 2020. Néanmoins la fin d’année a été plus clémente pour les professionnels. La situation s’est légèrement améliorée depuis septembre, au niveau des appels d’offres et du carnet de commandes.

Les acteurs du conseil en technologies auront particulièrement souffert en 2020, en enregistrant une chute de 12,3% de leur activité. Ils sont, en effet, très présents dans deux secteurs particulièrement impactés par la crise sanitaire, l’aéronautique civile et l’automobile. C’est dans le conseil en technologies que le risque de suppressions d’emplois est le plus important. Syntec Numérique évalue à 10.000 les postes en danger sur ce créneau.

Très prudents, les professionnels s’attendent à un rebond de 1% pour le secteur en 2021. 

Valeurs associées

Euronext Paris -3.81%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 14/06/2021 à 11:21:00.

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