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Scandale Greensill : Credit Suisse scinde la gestion d'actifs de la gestion de fortune
information fournie par AOF18/03/2021 à 16:33

(AOF) - Conséquence du scandale de la faillite de Greensill Capital, Credit Suisse a annoncé la scission de son activité de gestion d'actifs (CSAM), auparavant logée au sein de la division gestion de fortune à l'international. Elle sera dirigée par Ulrich Körner, qui deviendra également membre du conseil exécutif à partir du 1er avril. Il occupait dernièrement le poste de conseiller senior auprès du directeur générale d'UBS de 2019 à 2020. Auparavant, il a occupé le poste de directeur général d'UBS Asset Management de 2014 à 2019. Précédemment, il a occupé des postes de direction au Credit Suisse.

Ulrich Körner reportera directement au Directeur général de la banque, Thomas Gottstein.

L'actuel patron de la gestion d'actifs, Eric Varvel, travaillera aux côtés d'Ulrich Körner au cours des prochains mois pour faciliter la transition, et se concentrera ensuite sur ses autres fonctions de CEO de Credit Suisse Holdings (USA) et de président de la banque d'investissement.

Philipp Wehle continuera à diriger la division gestion de fortune à l'international.

Greensill Capital est groupe spécialisé dans l'affacturage inversé. La banque suisse a clôturé des fonds représentant 10 milliards de dollars, liés à des programmes de financement de la chaîne d'approvisionnement de Greensill Capital. Au 8 mars, 3,1 milliards de dollars avaient été repayés et nouvelles distributions sont attendues dans les prochains mois.

Dans son rapport annuel, la banque suisse précise qu'elle est l'objet d'enquêtes de la part de régulateurs, dont l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, équivalent suisse de l'Autorité des marchés financiers. Cette dernière lui a imposé des exigences en fonds propres supplémentaires (pilier 2). Il s'agit d'exigences de fonds propres définies pour chaque banque, qui couvrent les risques sous-estimés ou non couverts par les exigences minimales. 

" En outre, certains investisseurs ont déjà menacé d'intenter un procès et, au fur et à mesure de l'évolution de cette affaire, Credit Suisse pourrait faire l'objet de litiges, de différends ou d'autres actions ", prévient Credit Suisse. Elle ajoute que le coût final de la résolution de ces questions pour le groupe pourrait être important au niveau de son résultat d'exploitation. 

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