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Salesforce : les perspectives décevantes vont faire plonger l'action
information fournie par AOF01/12/2021 à 14:32

(AOF) - Salesforce, le fournisseur de solutions de gestion de la relation client à distance, a présenté des objectifs inférieurs aux projections des analystes. Au troisième trimestre, clos fin octobre, de l'exercice 2022, Salesforce a affiché un profit net de 468 millions de dollars, soit 47 cents par action, contre un bénéfice de 1,08 milliard de dollars un an plus tôt à la même époque, soit 1,15 dollar par action. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action est ressorti à 1,27 dollar, dépassant le consensus Bloomberg s'élevant à 92 cents.

Les revenus de Salesforce ont progressé de leur côté de 27% à 6,86 milliards de dollars contre 6,8 milliards attendus. Ils ont progressé de 27% hors impact des changes.

Pour autant, les investisseurs ont relégué ces bons résultats au second plan du fait des perspectives décevantes du groupe. Au quatrième trimestre, le bénéfice par action ajusté est anticipé entre 72 et 73 cents alors que Wall Street vise 82 cents. Ses revenus sont attendus entre 7,224 et 7,234 milliards de dollars, soit une croissance de 24%. Le marché prévoit 7,24 milliards de dollars.

En parallèle à ces résultats, Bret Taylor a été promu au poste de vice-président et de co-Directeur général de Salesforce au côté de son fondateur, Marc Benioff, fondateur de la société.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Informatique / Logiciels : la consécration du cloud

La crise sanitaire a eu globalement un impact positif sur le monde du logiciel, notamment le marché français.

En 2020, pour la première fois, les entreprises ont davantage dépensé sur le plan mondial auprès des acteurs du cloud (ou informatique dématérialisée) tels qu’Amazon Web Services ou Microsoft Azure, qu'auprès des fabricants d'équipements et de logiciels (serveurs, routeurs,...).

Le logiciel français se porte bien

En accélérant la digitalisation des échanges et des modes de production, la crise sanitaire a eu un effet positif sur les cent premiers éditeurs de logiciels français. Le cumul des chiffres d’affaires du Truffle 100, classement des éditeurs de logiciels français, a progressé de 6,6% passant de 10,9 milliards d’euros en 2019 à 11,6 milliards d’euros en 2020. Seuls 33% de ces éditeurs affichent des revenus en recul, bien inférieur aux prévisions (62%). Pour la seule activité édition, l’ensemble des revenus du Truffle 100 a augmenté de 4,6%. 87% de ces acteurs proposent du SaaS (Software as a Service) et 63% souhaitent augmenter leurs projets à l’international, où  76% d’entre eux sont déjà présents.

Dassault Systèmes constitue toujours le premier éditeur français, avec 4,024 milliards d’euros de revenus (+12,6%), suivi par Sopra Steria (658,5 millions),  Murex (580 millions) et Cegid (498 millions d’euros,). Avec une croissance de 56%,  Claranova relègue Cegedim à la sixième place.

Le cloud conforté par la crise sanitaire

D'après le cabinet d'étude Synergy Research, pour la première fois l’an passé les entreprises dans le monde ont davantage externalisé en ligne l'hébergement de leurs données et de leurs logiciels en dépensant près de 130 milliards de dollars dans le cloud (+30% en un an). Elles n'ont investi « que » 90 milliards de dollars dans leurs salles informatiques. D’abord les serveurs disponibles en ligne ont permis un usage massif à distance. De plus,  l'afflux de nouveaux utilisateurs sur des outils comme Zoom ou Teams a poussé les éditeurs de ces logiciels à dépenser davantage sur les plateformes de cloud. Avec la 5G, en cours de déploiement,  de nouveaux usages vont apparaître.

Informatique / SSII : opportunités du télétravail

Opportunités du télétravail avec de meilleures perspectives

Après les ingénieurs « offshore » employés en Inde ou en Europe de l'Est pour les missions à faible valeur ajoutée, ce sont désormais les fonctions les plus spécialisées qui sont concernées. Capgemini estime que le développement du travail à distance lui permettra de générer des économies de coûts supplémentaires et de mobiliser ses collaborateurs plus efficacement sur le plan international. Le groupe, dont l’organisation devrait reposer sur 40 à 50 % de télétravail, évalue le gain potentiel à moyen terme de 1 à 1,5 point sur le taux de marge (11,9% ). Sopra-Steria et Atos se penchent également sur ce mode d’organisation . Les acteurs sont néanmoins conscients des limites car le télétravail ne conviendra pas à tous les salariés.

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