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RPT-LEAD 3-Peines de mort requises en Arabie pour le meurtre de Khashoggi
Reuters15/11/2018 à 17:14

 (Ajoute Trésor américain, réaction française, répète signature
en bas de dépêche)
    par Stephen Kalin
    RYAD, 15 novembre (Reuters) - Le procureur général d'Arabie
saoudite a annoncé jeudi avoir requis la peine de mort à
l'encontre de cinq des 11 suspects inculpés dans l'enquête sur
le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.
    A Washington, le Trésor a décidé de sanctionner 17
ressortissants saoudiens comme l'y autorise la loi "Magnitsky",
qui permet aux Etats-Unis d'imposer des sanctions pour
violations des droits de l'homme.  
    Jamal Khashoggi, connu pour ses critiques envers le prince
héritier saoudien Mohamed ben Salman ("MbS"), a été tué au
consulat d'Arabie à Istanbul le 2 octobre après une bagarre et
par injection d'une dose mortelle, a dit le procureur adjoint
d'Arabie et porte-parole du parquet Shaalan al Shaalan à la
presse à Ryad.
    Le corps de Khashoggi a ensuite été démembré, sorti du
bâtiment consulaire et confié à un "collaborateur local", a
détaillé Shaalan, ajoutant que l'on ignore toujours où se
trouvent ses restes.
    Selon le parquet, le journaliste a été tué après l'échec de
"négociations" visant à le convaincre de rentrer en Arabie.
    La personne qui a ordonné qu'il soit tué est le chef de
l'équipe qui avait été dépêchée à Istanbul pour ramener le
journaliste, qui a pris cette décision après avoir constaté
qu'il ne pourrait pas le faire sortir de force du consulat, a
poursuivi Shaalan.
    L'ordre de le faire rentrer au pays émanait du général Ahmed
al Assiri, l'ancien numéro deux des services de renseignement
limogé le mois dernier à l'issue de l'enquête préliminaire,
a-t-il ajouté.
    "Le ministère public a requis la peine de mort à l'encontre
de cinq individus accusés d'avoir commandité et commis le crime
et les peines appropriées à l'encontre des autres inculpés", a
déclaré Shaalan.
    Onze des 21 suspects ont été inculpés et leur dossier sera
transmis à une juridiction. L'enquête se poursuit pour établir
le rôle des autres suspects, a-t-il ajouté.
    
    "MbS" ÉTAIT-IL AU COURANT?
    Le magistrat a en outre annoncé qu'un conseiller de Mohamed
ben Salman, Saoud al Kahtani, avait été privé du droit de
voyager durant le temps de l'enquête. Selon Shaalan, ce
conseiller a rencontré les membres de l'équipe chargée de
rapatrier Khashoggi avant leur départ.
    Le prince héritier n'était en revanche "au courant de rien",
a affirmé le procureur adjoint.
    Saoud al Kahtani figure parmi les individus visés par les
sanctions du Trésor américain, ainsi que Mohamed Alotaibi,
consul général d'Arabie saoudite, et Maher Moutreb, un proche de
Kahtani qui est apparu au côté de Mohamed ben Salman lors de
visites officielles cette année aux Etats-Unis et en Europe.
    Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu,
a jugé les annonces saoudiennes "positives mais insuffisantes"
et réclamé à nouveau que les 15 membres du commando qui s'est
rendu au consulat soient jugés en Turquie.
    Un conseiller du président Recep Tayyip Erdogan a pour sa
part accusé Ryad de chercher à protéger les véritables
commanditaires.
    "Ils espèrent qu'on va croire que les tueurs ont agi de leur
propre initiative. Ce n'est pas très crédible. Cette affaire est
claire comme de l'eau de roche, mais ils essaient de l'étouffer
un peu", a déclaré Yassine Aktay.
    Erdogan a estimé que le meurtre de Khashoggi était prémédité
et qu'il avait été ordonné "au plus haut niveau", mais pas par
le roi Salman - ciblant implicitement le prince héritier dont la
garde rapprochée est directement mise en cause.
    Les autorités françaises, qui demandent que "les
responsabilités soient clairement établies", ont estimé jeudi
que la décision du procureur général saoudien allait "dans le
bon sens". "Nous continuerons à étudier avec attention et
exigence les suites de la procédure", a déclaré le ministère des
Affaires étrangères.
    Interrogé jeudi par la chaîne Al Arabiya, le chef de la
diplomatie saoudienne Adel al Joubeïr a répété que "MbS" n'avait
"absolument rien à voir" avec cette opération.
    Il a admis qu'il restait "des questions sans réponse" tout
en reprochant à la Turquie de ne pas avoir fourni à la justice
saoudienne "toutes les informations et preuves qui lui ont été
demandées à trois reprises".
    Ryad a "pris des mesures pour qu'un tel "incident" ne se
reproduise pas", a encore assuré Joubeïr en plaidant pour que
l'Arabie saoudite ne soit pas tenue responsable d'actes
"individuels".

 (Avec Patricia Zengerle à Washington, Sophie Louet à Paris;
Eric Faye, Nicolas Delame, Tangi Salaün et Jean-Stéphane Brosse
pour le service français)
 

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