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RPT-AVANT-PAPIER-Air France-KLM - Une délicate transition pour sortir de l'ornière
Reuters14/05/2018 à 11:45

 (Répétition, coquille §3, précisionS §5-6)
    * Gouvernance de transition annoncée par le conseil 
    * La démission du PDG laisse intact les dilemmes d'Air
France
    * Un contexte favorable pour les compagnies européennes

    par Cyril Altmeyer
    PARIS, 14 mai (Reuters) - Air France-KLM  AIRF.PA  doit
annoncer mardi une gouvernance de transition après la démission
de son PDG Jean-Marc Janaillac pour sortir de l'impasse de la
crise sociale à Air France et tenter de profiter d'un contexte
favorable aux compagnies européennes, en dépit de la hausse des
cours du brut, estiment des analystes.
    Le conseil d'administration du groupe franco-néerlandais
doit se réunir mardi, jour de l'assemblée générale annuelle des
actionnaires prévue à 14h30, pour nommer un successeur
temporaire à Jean-Marc Janaillac, qui sera resté moins de deux
ans en poste, achoppant, comme ses prédécesseurs sur la
réduction de coûts salariaux chez Air France.
    Le nom d'Anne-Marie Idrac, administratrice d'Air France-KLM
depuis 2017, circule pour assurer cette transition. A 66 ans,
elle a dirigé la SNCF et la RATP et a été secrétaire d'Etat aux
Transports.  
    "Etant donné les changements récents à la fois au sein du
conseil d'administration et dans le contexte politique, nous
nous attendons à ce que le nouveau PDG soit nommé avec un mandat
de restructuration plutôt que d'apaisement", estime dans une
note Andrew Lobbenberg, analyste chez HSBC.
    La compagnie américaine Delta Airlines  DAL.N  et China
Eastern  600115.SS  sont entrées l'été dernier au capital d'Air
France-KLM, avec une participation de 9% chacune. L'Etat
français, qui détient 14% du groupe, veut réformer les pratiques
des entreprises françaises dans lesquelles il est présent.
    L'Etat est ainsi engagé dans un bras de fer avec les
syndicats de la SNCF, dont il entend réformer les statuts afin
que l'entreprise publique résiste mieux à la concurrence à
venir.  
    Le nouveau patron d'Air France-KLM aura fort à faire pour
restaurer la confiance entre le personnel et la direction d'Air
France, après 15 jours de grève au coût estimé à près de 400
millions d'euros et le rejet du projet d'accord salarial lors
d'une consultation interne.
    "Le non reflète un malaise beaucoup plus profond, au-delà
des salaires: c'est un malaise lié au sentiment de déclin
ressenti de la compagnie", résume un ancien cadre d'Air France
ayant demandé à conserver l'anonymat.
    Même s'il n'y a pas de risque d'effondrement brutal d'Air
France-KLM, le groupe aura fort à faire pour rester en première
division européenne aux côtés d'IAG  ICAG.L  (British Airways et
Iberia) et de Lufthansa  LHAG.DE , ajoute-t-il.
    "L'hypothèse la plus probable, c'est un lent déclin, une
lente attrition", ajoute-t-il, citant l'exemple d'Alitalia, qui
lutte pour sa survie après avoir été l'une des principales
compagnies en Europe.  
    Chez KLM, l'inquiétude se fait plus vive, 14 ans après la
fusion qui avait donné naissance à Air France-KLM, à l'époque en
avance sur la consolidation en Europe.
    "Nous voulons continuer avec Air France et il est trop tôt
pour prendre des mesures drastiques, mais sans solution rapide,
nous devons réfléchir à un plan B", a dit à Reuters Michiel
Wallaard, responsable du syndicat néerlandais CNV.
    "L'un des scénarios envisageables est une reprise de KLM par
un autre partenaire, comme Delta", ajoute-t-il.
    Dans un entretien diffusé lundi par la chaîne de télévision
publique néerlandaise NPO, le PDG de KLM, Pieter Elbers, a jugé
qu'un divorce avec Air France était inenvisageable.
    Il a également souligné qu'il serait illusoire pour les
syndicats de penser que l'Etat français puisse venir au secours
de la compagnie, compte tenu des règles sur la concurrence en
vigueur au sein de l'Union européenne.
    "L'Etat français a été très explicite en indiquant qu'Air
France devait se débrouiller par elle-même. Il est donc
illusoire de compter sur une aide extérieure", a-t-il ajouté.
        
    MARKETING SOCIAL
    L'ampleur des incertitudes dans lesquelles se trouve plongé
Air France-KLM va rebuter un très grand nombre d'investisseurs,
estiment les analystes, soulignant le dilemme dans lequel se
trouvera la nouvelle direction : proposer des augmentations de
salaires généreuses pénalisant la compétitivité du groupe ou
faire preuve de fermeté au risque d'un nouveau blocage.
    "Le fond du problème, c'est un problème de marketing social:
il faudrait un système de distribution basé sur l'intéressement
et la participation", souligne l'ancien cadre d'Air France.
    Jarrod Castle, analyste chez UBS, a réduit par prudence sa
recommandation d'achat à neutre, avec un objectif de cours de 8
euros, tout en gardant espoir en une sortie de crise et un été
sans grève.
    Air France-KLM a amélioré sa recette unitaire de 1,2% à
change constant au premier trimestre et a fait état de
réservations bien orientées pour l'été.  
    "Les incertitudes constituent aussi une opportunité
potentielle : les investissements les plus rentables dans les
compagnies aériennes se font dans leurs pires moments", estime
de son côté Andrew Lobbenberg, analyste chez HSBC, toujours à
l'achat sur le titre malgré un objectif de cours ramené de 13
euros à 9,50 euros.
    Vendredi, l'action Air France-KLM a rebondi de 4,82% à 7,40
euros, grâce à l'annonce d'une légère hausse de sa recette
unitaire hors change et du taux d'occupation de ses avions en
avril, mais les perspectives du groupe font pâle figure par
rapport à celles d'IAG et Lufthansa. Le titre, qui prend encore
1,49% lundi à 11h45 accuse néanmoins un recul de plus de 45%
depuis le début de l'année, ramenant ainsi sa capitalisation
juste au-dessus de trois milliards.    
    Le titre se paye avec un ratio (PE) de seulement 4,2 fois
ses bénéfices estimés pour 2019, bien loin des valorisation des
autres compagnies européennes.    
    Le groupe franco-néerlandais fait en outre face, comme ses
concurrentes, à la hausse récente des cours du brut qui va faire
grimper la facture de kérosène, son deuxième poste de dépenses
derrière les salaires.  

    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Graphique PE AF-KLM vs ses pairs européens    https://reut.rs/2KiSPyy
Graphique de la capitalisation boursière d'AF-KLM et de ses
pairs    https://reut.rs/2KjyngU
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^>
 (Avec Bart H. Meijer et Toby Sterling à Amsterdam, édité par
Jean-Michel Bélot)
 

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