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RPT-ANALYSE-La détermination de la BCE au défi d'une croissance plus faible
Reuters03/05/2018 à 07:00

 (Répétition sans changement d'une dépêche diffusée mercredi)
    par Balazs Koranyi et Francesco Canepa
    FRANCFORT, 3 mai (Reuters) - La Banque centrale européenne
(BCE) pourra difficilement revenir sur l'arrêt programmé de ses
rachats d'actifs d'ici la fin de l'année mais un ralentissement
de la croissance économique au sein de la zone euro pourrait
l'amener à repousser les anticipations de hausse des taux.
    La zone euro a désormais connu 20 trimestres consécutifs de
croissance économique mais son produit intérieur brut (PIB) n'a
progressé que de 0,4% au cours des trois premiers mois de
l'année, contre 0,7% sur chacun des trois trimestres précédents.
 .
    Une série d'indicateurs récents donne à penser que ce
tassement ne se limitera pas au seul premier trimestre, d'autant
que l'horizon est obscurci par les craintes d'une guerre
commerciale déclenchée par les Etats-Unis.
    Ce ralentissement était attendu mais il survient à un moment
délicat pour la BCE: ses responsables débattent actuellement
d'un arrêt des rachats d'actifs d'ici la fin de l'année en se
fondant sur l'hypothèse que la croissance économique finira par
conduire à une hausse de l'inflation, inférieure depuis des
années à l'objectif de l'institut de Francfort d'une hausse des
prix proche de 2%.
    Mettre fin à ces achats d'actifs en phase de ralentissement
économique pourrait faire naître des doutes quant à la
détermination de la BCE à atteindre son objectif d'inflation,
donc saper la confiance des investisseurs.
    Mais augmenter légèrement ce programme d'assouplissement
quantitatif (QE), qui atteint déjà 2.550 milliards d'euros dans
son format actuel, n'aurait probablement aucun effet sur le coût
du crédit. Et l'amplifier fortement impliquerait d'élargir la
liste des actifs éligibles, une modification forcément délicate
du point de vue politique.
    
    ATTENDRE LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE
    "Il faudrait un ralentissement assez spectaculaire du rythme
de croissance de la demande sous le niveau que la BCE juge
cohérent avec la croissance potentielle de l'offre, donc disons
sous 1,5%" pour que la BCE fasse machine arrière sur le QE, dit
Kallum Pickering, économiste de Berenberg.
    La BCE pourrait choisir d'attendre le plus longtemps
possible pour décider de l'avenir de ses rachats d'actifs,
censés pour l'instant expirer fin septembre. Cela signifie que
l'annonce d'une décision pourrait n'intervenir qu'en juillet.
    "Pour prolonger le programme de rachats d'actifs, il faut
changer certains paramètres, ce qui comporte des risques
politiques et économiques", déclare Dirk Schumacher, économiste
chez Natixis. "Il faudrait vraiment de bonnes raisons pour
modifier le plan."
    En cas de problème, la BCE peut néanmoins toujours tenter de
jouer sur les anticipations de hausse des taux.
    En privé, de hauts responsables de la BCE disent qu'ils ne
souhaitent pas pour l'instant modifier les attentes du marché.
Ils affirment que le ralentissement de la croissance est, au
moins en partie provisoire, et que la hausse des cours du
pétrole limitera toute pression à la baisse sur les prix.
    Les investisseurs ont néanmoins déjà révisé leur calendrier.
Ils s'attendent désormais à un premier relèvement de taux de la
BCE en juin 2019, contre avril 2019 il y a encore quelques
semaines.
    "Pour la BCE, ce serait un immense succès de parvenir à
sortir du QE. Il est bien trop tôt pour évoquer une hausse des
taux étant donné le ralentissement auquel nous assistons en
Europe", dit Kenneth Broux, analyste de Société Générale.
    Jens Weidmann, le président de la Bundesbank allemande et
critique de longue date de la politique ultra-accommodante de la
BCE, a déclaré mercredi qu'un relèvement des taux en milieu
d'année prochaine restait une hypothèse réaliste.
        

 (Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc
Angrand)
 

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