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Rome poursuit son entreprise de charme à destination des marchés
Reuters05/09/2018 à 14:33

    par Giuseppe Fonte et Angelo Amante
    ROME, 5 septembre (Reuters) - Le gouvernement italien a
poursuivi mercredi son offensive de charme vis-à-vis des marchés
financiers, cherchant à les rassurer sur sa politique budgétaire
et promettant de maintenir les finances publiques sous contrôle.
    L'arrivée au pouvoir à Rome en juin dernier d'une coalition
inédite entre la Ligue d'extrême droite et les contestataires du
Mouvement 5 Etoiles a inquiété les marchés, qui redoutaient que
la mise en oeuvre de leur programme aboutisse à une fuite en
avant des dépenses publiques. Mais ces derniers jours, les poids
lourds de l'exécutif ont adopté un ton plus modéré.
    "A l'évidence, nous n'accomplirons pas tout en une seule
fois, même les Italiens n'attendent pas cela de nous. Si nous
voulons gouverner notre pays sur le long terme, nous ne pouvons
pas faire exploser les comptes publics", souligne Matteo Salvini
dans une interview publiée mercredi par le quotidien Il Sole 24
Ore.
    La veille, le chef de la Ligue, vice-président du Conseil et
ministre de l'Intérieur, avait déjà expliqué à l'issue d'une
réunion de son parti que les hausses des dépenses et baisses
d'impôts promises par la coalition seraient mises en oeuvre de
manière progressive tout au long de la législature.
    "Nous pouvons assurer la croissance de ce pays et améliorer
le sort des Italiens sans irriter ceux qui nous regardent de
haut", avait-il dit.  
    
    RÉUNION AU SOMMET AU PALAIS CHIGI
    La préparation de la loi de finances 2019 a été au centre
d'une réunion mercredi entre Salvini, son homologue du M5S,
Luigi Di Maio, et le président du Conseil, Giuseppe Conte. 
    "La loi budgétaire sera courageuse et maintiendra les
comptes en ordre", a déclaré Di Maio à l'issue de la réunion au
palais Chigi, le siège de la présidence du conseil. 
    Le ministre du Travail, également vice-président du Conseil,
a précisé que le projet de loi de finance intégrerait des
éléments clefs du programme de la coalition (revenu universel,
atténuation de la réforme des retraites de 2011, baisses
d'impôts) mais il a fait écho aux propos tenus la veille par
Salvini en évoquant une application progressive des engagements
pris par la coalition et en ironisant sur "ceux qui pensent que
nous voulons détruire nos comptes publics et détruire l'Europe".
    Giuseppe Conte a lui aussi affirmé devant la presse que le
budget 2019, premier acte législatif d'ampleur de la coalition,
"maintiendra les comptes en ordre et permettra au pays de
poursuivre une relance complète sur le plan économique et
social".
    
    DÉTENTE SUR LES TAUX ITALIENS
    Sur les marchés obligataires, les rendements des emprunts
d'Etat italiens (le taux auquel l'Italie se finance) sont tombés
mercredi à leurs plus bas niveaux depuis près d'un mois,
illustrant le regain d'espoir des investisseurs dans la
politique budgétaire du gouvernement de coalition "antisystème".
    En milieu de journée, le taux des emprunts à dix ans était
en baisse de près de 15 points de base, à moins de 2,89%, son
plus bas niveau depuis le 9 août. La semaine dernière, les
craintes d'une dérive des finances publiques l'avaient fait
monter à près de 3,25%.  
    Dans le détail, Salvini a indiqué que la priorité serait
donnée à la remise à plat de la réforme des retraites de 2011
qui a repoussé l'âge légal de départ à la retraite. Les
réductions fiscales, qui seront mises en oeuvre progressivement,
concerneront d'abord les PME.
    "Les propos du vice-président du Conseil Salvini semblent
démontrer une évolution vers une grande responsabilité", s'est
félicité Vincenzo Boccia, qui dirige l'organisation patronale
Confindustria.
    Rome doit présenter le mois prochain son projet de budget
2019. Le ministre de l'Economie, Giovanni Tria, un universitaire
qui n'appartient ni à la Ligue, ni au M5S, milite pour un
déficit inférieur à 2% du produit intérieur brut (PIB), soit
largement dans les clous des critères de Maastricht, a-t-on
appris lundi de source proche des discussions. Salvini veut un
peu plus de déficit.
    La question n'a pas été abordée mercredi au palais Chigi, a
indiqué Di Maio. Une nouvelle réunion sur le budget a été
programmée pour jeudi.    

 (avec Giselda Vagnoni et Crispian Balmer
Henri-Pierre André pour le service français)
 

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