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REMY COINTREAU : l'objectif de rentabilité déçoit
information fournie par AOF03/06/2021 à 11:36

(AOF) - Rémy Cointreau cède 4,5% à 162,1 euros, les investisseurs étant déçus par son objectif de rentabilité 2021-2022. Dans le sillage de résultats annuels 2020-2021 solides et de perspectives d'activité très encourageantes, le groupe de spiritueux a annoncé son intention d'augmenter ses dépenses de communication. Le fabricant de cognac entend profiter pleinement de l'accélération attendue de la consommation asiatique et américaine d'alcools haut-de-gamme pour conquérir des parts de marché et conforter la réputation de ses marques les plus luxueuses et aussi les plus rentables, comme Louis XIII.

Cette stratégie apparaît judicieuse. C'est de cette façon que les marques les plus puissantes du luxe, Louis Vuitton, Gucci, Hermès et Chanel, ont renforcé leur emprise sur le secteur.

Sauf, qu'à court terme, les investissements publicitaires de Rémy Cointreau vont mécaniquement modérer la croissance de son résultat opérationnel courant, ce qui ne plaît pas aux investisseurs, du moins aujourd'hui.

D'autant que "la bonne croissance anticipée du résultat opérationnel courant" sera également modérée par des effets devises estimés entre -16 et -20 millions.

Rémy Cointreau a publié des résultats annuels en hausse malgré la pandémie. Le groupe familial estime sortir renforcé de la crise sanitaire avec une rentabilité proche de ses plus hauts historiques.

Au titre de son exercice 2020-2021, clos fin mars, Rémy Cointreau a réalisé un résultat net part du groupe de 144,5 millions d'euros, en hausse publiée de 27,5%.

Hors éléments non récurrents, le résultat net part du groupe ressort à 148,2 millions, en progression publiée de 19,4%.

Le résultat opérationnel courant (ROC) s'élève à 236,1 millions, en progression de 9,7% en publié et de 12,8% en organique.

Par conséquent, la marge opérationnelle courante s'élève à 23,4% (en hausse de 2,4 points), proche de ses plus hauts historiques.

Cette performance s'explique par une belle progression de la marge brute (+0,8pt en organique) et une excellente maîtrise des coûts de structure (-2,4 pts).

Le groupe a ainsi pu renforcer ses investissements en communication (+0,9 pt) et accompagner ses marques dans la reprise.

Le résultat opérationnel courant du cognac, sa principale branche, s'élève à 221 millions d'euro, en progression publiée de 10,7% (+11,3% en organique).

La marge opérationnelle courante s'améliore ainsi de 2,9 points à 30,1%, portée par une forte baisse des coûts de structure et des effets devises favorables. Elle intègre par ailleurs un renforcement des investissements en communication, en particulier dans ses principaux marchés, les Etats-Unis et la Chine.

Le chiffre d'affaires, déjà publié, s'élève à 1,01 milliard, en progression de 1,8% en organique (à devises et périmètre constants) et en repli de 1,4% en publié.

Pour 2021-2022, le groupe est confiant dans sa capacité à poursuivre ses gains de parts de marché au sein du secteur des spiritueux d'exception. Il anticipe notamment un excellent démarrage de son exercice fiscal, soutenu par une base de comparaison très favorable et de nouvelles tendances de consommation structurellement plus porteuses aux Etats-Unis.

Rémy Cointreau a par ailleurs annoncé un programme de rachat d'actions portant sur un montant maximal d'un million de titres, soit 1,98% du capital.

Enfin, la société a relevé son dividende annuel d'un euro à 1,85 euro par titre.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Groupe de spiritueux né en 1703, avec 12 marques mondiales -Remy Martin et Louis XIII pour les cognacs,, diversifié dans les liqueurs et spiritueux avec Cointreau et Metaxa pour les spiritueux, Mount Gay pour le rhum, The Botanis pour le gin et, pour le whiskys, Bruichladdich, Port Charlotte, Ocformore, Westlan et Hautes Glaces ;

- Ventes de 1 Md€ réparties entre 2 divisions –Rémy Martin pour 75,5 %, les liqueurs et spiritueux pour 26 % ;

- Positionnement international, les Etats-Unis, étant 1er marché du groupe (le 1/4 des ventes dans les Amériques), devant l’Asie-Pacifique (le 1/3) et le reste du monde ;

- Modèle d'affaires : devenir numéro 1 mondial des spiritueux d’exception et contrôler le circuit de distribution (85 % des ventes), afin de maîtriser les prix de vente des spiritueux d’exception, au prix unitaire supérieur à 50 $ ;

- Capital contrôlé par les familles fondatrices (près de 54 % des actions et 70 % des droits de vote), Eric Vallat étant directeur général et Marcel Hérard-Dubreuil président du conseil d’administration de 12 membres ;

- Bilan solide renforcé par le paiement du dividende en actions, avec une dette nette notée A et un effet de levier contenu à 2 à fin septembre.

Enjeux

- Ambition de porter à 65 % contre 54 % des ventes la part des spiritueux d’exception et d’en devenir le leader mondial avec, pour objectif 2030, une marge brute de 72 % et une marge opérationnelle de 33 % ;

- Stratégie environnementale « Exception durable 2025 » : achats 100 % responsables, agriculture raisonnée sur tous les terroirs partenaires et diminution de 25 % des émissions de CO2 ;

- Support à la baisse des titres par l’importance des stocks, dont la valeur est estimée à plus de 50 € par action ;

 - Après l’intégration de la maison de cognac J.R. Brillet, poursuite de la montée en gamme du portefeuille -achat du champagne J. de Talmont et cession des parts dans la société commune Pessoà ;

- Poursuite de la remontée des marges des liqueurs, très inférieures à celles du cognac.

Défis

- Forte saisonnalité des ventes, d’où un exercice décalé au 31 mars ;

- Impact négatif des changes, tant sur le chiffre d’affaires que le résultat ;

- Manque de taille critique par rapport aux concurrents et forte dépendance à la Maison Rémy Martin (93 % du bénéfice opérationnel) au cognac mieux margé que les liqueurs et spiritueux ;

 - Attente d’une levée de l’embargo sur la Russie, menaces de taxes à l’importation aux Etats-Unis et ventes encore moroses en Europe-Afrique-Moyen-Orient, hors Royaume-Uni ;

- Impact de la pandémie : recul de 4 % des ventes à fin décembre ;

-Anticipations  2020/21 : croissance du bénéfice courant.

Des difficultés pour les acteurs du secteur

Les  entreprises de l'agroalimentaire demandent des aides pour la valorisation des stocks des invendus à travers notamment un crédit d'impôt et un plan de relance spécifique.

Même un grand groupe comme Danone remet en question sa stratégie. Pour la première fois depuis 2011 il a mis en place un plan de restructuration consistant en la réalisation d’un milliard d'euros d'économies, une rationalisation du portefeuille de produits et la suppression de 2.000 postes. Son dirigeant estime, qu’au-delà du choc de la Covid, le groupe est resté trop longtemps tourné vers une stratégie globale et non locale.

En revanche Nestlé se porte mieux. Sur les neufs premiers mois, sa croissance organique a été de 3,5 %, portée par un fort dynamisme de l'activité au troisième trimestre (+5 %) et par ses activités de café et d'alimentation pour animaux domestiques.

Valeurs associées

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 03/06/2021 à 11:36:00.

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