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RECIT-Macron, la ligne sécurisée et l'appel manqué Rohani-Trump
Reuters02/10/2019 à 05:30

    * Trump était d'accord, Rohani a finalement refusé
    * "On était tout près", estime une source française
    * Les deux parties achoppent toujours sur les sanctions

 (Répétition sans changement de cette dépêche transmise mardi
soir)
    par Marine Pennetier, Steve Holland et Michelle Nichols
    PARIS/WASHINGTON/NATIONS UNIES, 2 octobre (Reuters) -
E mmanuel Macron a tenté jusqu'à la dernière minute la semaine
dernière à New York de mettre sur pied un échange téléphonique
entre les présidents américain Donald Trump et iranien Hassan
Rohani afin d'amorcer un processus de désescalade entre les deux
parties, ont rapporté mardi plusieurs sources.  
    Juste avant de regagner Paris mardi 24 septembre, le chef de
l'Etat français s'est rendu un peu avant 21h00 dans le salon de
réception du Millennium Hilton Hotel à New York, où logeait la
délégation iranienne, dans l'espoir de pouvoir "déclencher" la
négociation entre Washington et Téhéran sur l'épineuse question
du nucléaire iranien. 
    "Nous avions une ligne sécurisée qui était installée à
l'hôtel pour un contact téléphonique qui aurait pu avoir lieu",
raconte une source diplomatique française, quelques heures après
la publication par la presse américaine d'un récit de la soirée.
    "Le président devait participer à cet entretien téléphonique
pour faciliter le contact, l'appel était programmé à 21h00. On
est arrivés juste avant 21h00 pour voir si le président Rohani
sortait pour prendre l'appel", poursuit-elle. "Il n'est pas
sorti pour l'appel, donc le président a pris sur cette ligne
sécurisée le président Trump pour le remercier de sa
disponibilité, il l'a en retour remercié de ses efforts."
    Quelques heures plus tôt, le président français avait déjà
tenté - en vain - de convaincre Hassan Rohani de rencontrer le
président américain, toujours à l'hôtel Millennium et au côté du
Premier ministre britannique Boris Johnson, en évoquant par le
biais d'un interprète "une occasion perdue" en cas de refus. 
    Le président Rohani n'avait "pas les mains libres à New
York", estime la source diplomatique française, sans mentionner
le guide suprême de la révolution islamique, l'ayatollah Ali
Khamenei, véritable détenteur du pouvoir en Iran. Il n'a pas
pris l'appel "parce qu'il n'avait pas suffisamment d'assurance à
Téhéran pour pouvoir le prendre". 
    "C'est dommage" mais "il fallait faire tout ce qui était
possible pour déclencher la négociation", a-t-elle poursuivi,
assurant que la France continuerait sa démarche visant à amorcer
un dialogue entre les deux parties. "Ce qui est important est
que les Iraniens n'ont pas dit non, ils ont dit qu'ils avaient
besoin de temps." 
    
    SANCTIONS ECONOMIQUES
    Par ailleurs, fait valoir cette source, il y a eu un
"accord" à la fois américain et iranien sur quatre points :
"l'Iran doit revenir en conformité avec ses engagements au titre
du JCPOA (ndlr, l'accord de juillet 2015 sur le programme
nucléaire iranien) et accepter des négociations sur un cadre de
long terme à ses activités militaires", l'Iran "doit mettre un
terme à sa politique agressive dans la région (...) et en
contrepartie l'Iran obtiendrait la levée des sanctions
américaines et pourrait disposer de ses revenus pétroliers". 
    "On est arrivé tout près à New York du moment où on pouvait
déclencher la négociation qui en tout état de cause devra avoir
lieu, on était tout près. Sur les quatre points, nous avions une
convergence irano-américaine sur le fond."
    Selon deux sources au fait du dossier, le président Trump
aurait effectivement bien accepté de parler au téléphone avec
Hassan Rohani le soir du 24 septembre mais il comptait à cette
occasion, a précisé l'une de ces sources, réaffirmer son
opposition à toute levée des sanctions. 
    Un message a été envoyé à Hassan Rohani pour lui indiquer
qu'Emmanuel Macron souhaitait le voir, ont ajouté ces deux
sources qui s'exprimaient sous le sceau de l'anonymat, mais le
président iranien, informé de l'intention de Washington de
réaffirmer sa ligne dure sur les sanctions, aurait alors
décliné.
    Les relations entre Washington et Téhéran se sont
considérablement dégradées depuis la décision unilatérale prise
en 2018 par Donald Trump de se retirer de l'accord sur le
programme nucléaire iranien conclu en 2015 et de rétablir des
sanctions économiques contre l'Iran.
    En dépit de la pression de la communauté internationale, les
deux parties campent sur leurs positions : la République
islamique fait de la levée des sanctions un préalable à toute
reprise de dialogue et Donald Trump poursuit sa stratégie "de
pression maximale" sur Téhéran afin de pousser l'Iran à 
négocier un nouvel accord plus contraignant.

 (Edité par Sophie Louet et Henri-Pierre André)
 

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