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« Quelles politiques économiques au lendemain du second tour des départementales ? » par Hippolyte d'Albis
Boursorama30/03/2015 à 17:12

Ces résultats électoraux sont la conséquence d'une situation économique désastreuse.

La France s'est réveillée lundi 30 mars avec une nouvelle carte politique départementale. Le vote de ce dernier scrutin traduit notamment le besoin d'un changement de politique économique. Hippolyte d'Albis dresse quelques pistes de réformes possibles et, à ses yeux, souhaitables.

En recueillant 22% des suffrages, le Front National a réalisé un score qu'il n'avait jamais atteint au second tour d'une élection départementale. C'est notamment la conséquence d'une situation économique désastreuse : le chômage et l'accroissement des inégalités entraînent une insécurité économique, qui partout où elle se développe favorise les partis d'extrême droite. Faut-il pour autant reprocher au gouvernement son action économique ? Les représentants des diverses oppositions sont évidemment rentrés dans la brèche et y voient la preuve que la politique menée depuis près de trois ans est soit trop libérale soit pas assez.

Faire de la politique économique n'a jamais été simple, mais il faut reconnaitre que c'est aujourd'hui particulièrement difficile. Au ralentissement engendré par la crise financière, s'ajoute le vieillissement de la population mondiale qui pèse sur le dynamisme économique de la plupart des pays développés. Et, pour certains, dès le début du mandat de François Hollande, la messe semblait être dite. Les analystes de The Economist n'hésitaient pas, en novembre 2012, à qualifier la France de « bombe à retardement au cœur de l'Europe » ; celle qui devait faire exploser l'euro. On est aujourd'hui bien loin d'un tel pessimisme et de nombreux signaux encourageants sont en rendez-vous.

Les indicateurs du climat des affaires et de la confiance des ménages de l'INSEE sont en hausse, et le CAC40 signe une belle progression depuis le début de l'année. La France bénéficie certes d'une conjoncture internationale plus clémente - baisses de l'euro et du prix du pétrole ; dynamisme de certains partenaires - et d'une politique favorable de la BCE. Mais il faut également mettre à son crédit sa maîtrise progressive des déficits publics et des réformes structurelles sur le marché du travail, la concurrence, les métropoles, qui devraient selon l'OCDE entraîner un bonus de 3,7% de croissance sur 10 ans.

Cette inflexion n'est pas suffisante. Il est nécessaire d'accélérer les réformes afin de redonner de la croissance, de l'emploi et, au total, de la confiance dans l'avenir, seul véritable rempart contre le FN. Parmi les chantiers prioritaires, l'immobilier est en tête. Même s'ils baissent depuis plus d'un an, les prix restent à des niveaux stratosphériques. Ceci détourne l'épargne des ménages du financement des entreprises, grève la consommation, freine la mobilité et alourdit considérablement les charges des entreprises.

Il faut accompagner la baisse et veiller à ce que le quantitative easing de la BCE ne conduise pas à regonfler la bulle. Il est également nécessaire de réformer la fiscalité et de retrouver des marges de manœuvre en s'attaquant aux quotients conjugal et familial, une niche fiscale à 2% du PIB. Ces réformes ne sont pas populaires et il y a fort à parier que se développeront de féroces oppositions. Mais l'avantage du président et de son gouvernement, c'est qu'en matière de popularité, ils n'ont plus grand-chose à perdre.

Hippolyte d'Albis

Hippolyte d'Albis est professeur d'économie à l'université Paris 1. Il est également chercheur associé à l'Ecole d'économie de Paris.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

6 commentaires

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  • corwin
    31 mars11:41

    Là où il a parfaitement raison c'est que si on a des résultats sur l'immobilier, cela aura un impact énorme sur le pouvoir d'achat, les emplois et une meilleur répartition géographique afin que l'on arrête de s'entasser comme des k.hons en région parisienne à étouffer sous la pollution.

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