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« Quelle rentrée économique ? » par Jean-Paul Betbèze du Cercle des économistes

Boursorama15/09/2014 à 12:30

La France va devoir accélérer sa modernisation publique estime Jean-Paul Betbèze.

 

La rentrée économique s'est faite sur les chapeaux de roues. La conjoncture mondiale s'améliore mais la situation de sortie de crise est compliquée, selon Jean-Paul Betbèze, qui liste quelques actions souhaitables.

L'économie mondiale est en train de repartir, sans doute plus lentement, après une sorte de phase d'interrogations il y a trois mois. A ce moment, les questions géopolitiques montent, la Russie et le Brésil ralentissent, la zone euro inquiète. Puis on voit l'économie mondiale repartir, avec les Etats-Unis donc avec le dollar qui monte (et la bourse américaine), mais c'est plus instable et fragile.

La zone euro est à l'arrêt, avec moins de croissance, quasiment pas d'inflation. Les pays encore en croissance (et encore en inflation), Allemagne au premier chef, sont freinés pas les autres. Ces autres sont encore en récession (même si elle diminue) ou en croissance très faible. Les autres sont encore en déflation ou avec très peu d'inflation. On aura reconnu la Grèce, l'Italie ou l'Espagne.

Ainsi, pour éviter un risque d'enlisement, seule la Banque centrale européenne peut agir rapidement. Elle envoie des messages anti-déflation puissants et joint le geste à la parole. Elle baisse les taux quasiment à zéro, rend négatifs les dépôts des banques chez elles, s'engage à acheter bientôt des crédits entreprises et immobiliers aux banques elles-mêmes. La Fed fait encore du quantitative easing en achetant les bons du trésor et les titres hypothécaires, mais elle va arrêter dans quelques semaines. La BCE va commencer du credit easing en achetant les crédits bancaires accordés aux PME, même risqués, et les crédits hypothécaires.

La situation de sortie de crise est partout compliquée. Les pays émergents doivent fonder plus leur croissance sur la demande interne. Les Etats-Unis attendent le plus possible avant de monter leurs taux courts (mars-avril 2015), afin de réduire autant que possible leur chômage, surtout de longue durée. La zone euro a évité le pire il y a deux ans. Elle colmate les brèches de son système bancaire et constate que ceci ne suffit pas. Il faut passer à une intervention plus directe, dont l'effet le plus net et le plus rapide est la baisse de l'euro. Objectif inavoué, mais précieux. N'empêche, la reprise sera lente et compliquée pour tous.

La France n'échappe pas à ces tensions, au contraire. Elle subit un arrêt au milieu du deuxième trimestre 2014, tant les anticipations des entrepreneurs et des ménages sont troublées. Economie de l'offre ou de la demande, soutien à la profitabilité des entreprises mais avec compensations, réduction plus ou moins établie des dépenses publiques... Les décisions ne se prennent pas facilement dans un tel contexte.  Il reste que les entreprises du Cac 40 vont mieux, avec une montée des liquidités qui permettent, à taux de distribution constant, de distribuer plus de dividendes et de soutenir ainsi la bourse. Les ETI vont mieux, avec une remontée des liquidités qui se poursuit et une reprise du crédit bancaire, plus un fort recours au marché obligataire. Les conditions sont si favorables qu'elles auraient tort de se priver. La situation des PME est plus variée. Certaines se consolident, d'autres sont à la peine. C'est dans ce contexte que les fusions et acquisitions vont bon train, avec cette croissance faible et ces taux bas. Et c'est ce qui anime la bourse.

On s'en doute, la rentrée ne pourra continuer ainsi. Les Etats-Unis vont précipiter leur décision de normalisation des taux, réveillant les marchés mondiaux. La zone euro va devoir passer à l'action et acheter des crédits, puis des titres publics si rien ne bouge (mais nous n'y sommes pas, car c'est politiquement sensible !). La France va devoir préciser ses choix : favoriser la croissance privée et aussi accélérer la modernisation publique. Les derniers chiffres publiés par le ministre Sapin montrent qu'à la fin du septennat de François Hollande, le déficit public français dépassera 3 % du PIB. Souhaitons donc que les marchés financiers rentrent sagement.

Jean-Paul Betbèze

Créateur de Betbeze Conseil SAS, Jean-Paul Betbèze est membre de la Commission économique de la nation, du Cercle des économistes et du Comité scientifique de la Fondation Robert Schumann. Il a été auparavant chef économiste de banque (notamment Chef économiste & Directeur des Etudes Economiques, Membre du Comité Exécutif de Crédit Agricole SA) et Professeur d'Université (Agrégé des Facultés, Professeur à Paris Panthéon).

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

 

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