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« Que nous prépare donc Mario Draghi ce 8 mai ? » par Jean-Paul Betbèze du Cercle des économistes

Boursorama05/05/2014 à 12:30

Pour Jean-Paul Betbèze, une intervention non conventionnelle de la BCE est techniquement fondée et politiquement possible dans le contexte actuel.

Pas de jour férié pour Mario Draghi. Le président de la Banque Centrale Européenne tient une conférence de presse le 8 mai. Un rendez-vous particulièrement attendu à l'heure du débat sur le niveau de l'euro. Jean-Paul Betbeze évoque quelques pistes d'annonces possibles.

Mario Draghi a toujours eu le sens du moment. On se souvient de son historique et déterminant  Whatever it takes du 26 juillet 2012 qui a sauvé l'Espagne et l'Italie. Que dira-t-il et fera-t-il donc jeudi 8 mai lors de sa conférence de presse à... Bruxelles, avec des élections européennes qui vont s'étaler du 22 au 25 mai, le 25 pour la France ? Il ne va sans doute pas parler directement de ces échéances mais y penser, beaucoup, et plus encore les marchés. Alors ?

Au plan économique tout reste gris, mais un peu moins. La croissance se renforce, avec des chiffres passant de 0,2 % d'un trimestre à l'autre en début d'année 2014 vers 0,3 % désormais. La désinflation qui menaçait de devenir déflation et qui aurait obligé Mario Draghi à agir, s'éloigne. La hausse des prix s'établit désormais à 0,7 %, après avoir inquiété tout le monde en mars à 0,5 %. Pour autant l'inquiétude demeure. Au plan monétaire et financier, la masse monétaire n'augmente plus que de 1,1 % sur un an en mars contre 1,3 % en avril et le crédit interne baisse de 1,8 %. D'un côté les liquidités sont toujours abondantes, preuve de l'inquiétude des ménages et des entreprises. D'un autre côté, le crédit avance lentement, affecté par cette désinflation qui fait remonter les taux réels au sud. C'est là le vrai problème, c'est là qu'il faut agir. Comment ?

Mario Draghi va répéter qu'il fera tout ce qu'il faut et plus encore, if needed. Mais à moins de trois semaines des élections et avec un euro qui reste fort, sans doute doit-il passer à l'acte. Baisser les taux à court terme, voire décider de réserves négatives pour lutter contre l'excès d'épargne sont toujours possibles. Mais c'est plus ouvrir la voie dans ce moment politique tendu, que changer la donne. Un système de refinancement, à des conditions privilégiées, des nouveaux crédits serait un signe autrement plus fort. Mais il se trouve que le volume de ces nouveaux crédits est encore trop peu important pour avoir un effet d'entraînement à la baisse des conditions bancaires au Sud.

Refinancer plus largement les crédits bancaires aux entreprises ferait du sens. Mais au moment même où on mesure la qualité des actifs des banques et teste leur solidité, ce serait « trafiquer les indices », comme on dit dans les séries policières. Reste alors le quantitatif easing classique par le rachat des bons du trésor entre 5 et 10 ans, de façon à faire baisser la prime de terme. Pas facile de faire baisser encore les taux allemands, qui n'en ont pas besoin... mais comment faire autrement que d' « aider tout le monde », ce qui pousserait les marchés financiers à accompagner la manœuvre ? Alors : une baisse des taux au moins, un QE au mieux, une baisse des taux pour annoncer plus ?

On peut juger cette politique tardive, au moment où l'inflation repart un peu et où la reprise s'annonce. Mais c'est techniquement le moment où les choses commencent à aller mieux que l'effet amplificateur du soutien est le plus fort. Reste à savoir comment va réagir la Buba, qui a pu faire comprendre qu'elle n'était pas hostile mais quand même - et la Cour de Karlsruhe - toujours sur ses gardes, sinon pire. Le Conseil des gouverneurs a décidé à l'unanimité qu'il était prêt à des mesures conventionnelles... ou non.

Une intervention « non conventionnelle » est techniquement fondée et politiquement possible, si on n'oublie pas que les pays du Sud ne sont pas sortis de l'auberge. L'Italie reste très endettée et sans croissance depuis des années. La Grèce est encore surendettée. Il est des moments où il faut aider l'histoire européenne : c'est maintenant. Autrement, les marchés risquent de ne plus y croire.

Jean-Paul Betbèze

Créateur de Betbeze Conseil SAS, Jean-Paul Betbèze est membre de la Commission économique de la nation, du Cercle des économistes et du Comité scientifique de la Fondation Robert Schumann. Il a été auparavant chef économiste de banque (notamment Chef économiste & Directeur des Etudes Economiques, Membre du Comité Exécutif de Crédit Agricole SA) et Professeur d'Université (Agrégé des Facultés, Professeur à Paris Panthéon).

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

 

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