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Prison avec sursis pour les braconniers sous-marins des Calanques
information fournie par Reuters11/07/2018 à 09:44

    MARSEILLE, 11 juillet (Reuters) - Quatre braconniers
sous-marins qui avaient écumé le Parc National des Calanques
entre 2015 et 2017 ont été condamnés mercredi à des peines de 15
à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de
Marseille. 
    Les braconniers avaient été interpellés en flagrant délit en
mer en juin 2017 par la brigade maritime de la police nationale
dans une zone protégée. Cette interpellation concluait deux ans
d’enquêtes qui avaient mêlé filatures et écoutes téléphoniques.
    Les policiers avaient saisi un bateau baptisé "Le bracoboat"
ainsi que du matériel de pêche sous-marine. D’après les
enquêteurs, le préjudice écologique est estimé à 166.000 euros,
représentant 24.000 oursins, des milliers de coquillages, des
poulpes et des centaines de kilos de poisson, dont des espèces
protégées comme le mérou. Le bénéfice de la vente pouvait
représenter 2.000 euros par jour selon les enquêteurs.
    "Cette condamnation est à la hauteur du préjudice, ce
jugement est un signal qui signifie que certaines pratiques
doivent cesser", a déclaré à Reuters Didier Réault, le président
du Parc National des Calanques.
    "Cette longue enquête et ce jugement vont marquer les
esprits. J’attends beaucoup du jugement sur les dommages et
intérêts afin de faire reconnaître le préjudice écologique que
le parc a subi", a-t-il ajouté.
    Les huit professionnels qui achetaient leur marchandise aux
braconniers, des grossistes mais aussi des restaurateurs connus
à Marseille, ont eux échappé à un procès en comparaissant devant
le parquet de Marseille dans la cadre d’une composition pénale
en novembre dernier. Ils ont écopé d’amendes allant de 500 à
1.500 euros et ont dû effectuer un "stage environnement".
    Les braconniers devront également verser plusieurs dizaines
de milliers d’euros de dommages et intérêts à des associations
de défense de l’environnement à l’issue d’un procès qui était
une première en France par son ampleur.
    Le parquet avait requis lors de l’audience du 3 juillet
dernier des peines allant jusqu’à trois ans de prison, dont un
ferme, et 5.000 euros d’amende des apnéistes. 
    Le Parc National des Calanques, près de Marseille, avait
demandé 550.000 euros de dommages et intérêts et l’association
"Groupe d’étude du mérou" 80.000 euros. 
    La demande de dommages et intérêts du Parc National des
Calanques sera étudiée lors d’une autre audience le 5 décembre
prochain.

 (Marc Leras, édité par Yves Clarisse)
 

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