Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Priorité aux ventes de bières pour AB InBev après l'échec d'une IPO
information fournie par Reuters15/07/2019 à 19:16

    par Philip Blenkinsop
    BRUXELLES, 15 juillet (Reuters) - Anheuser-Busch InBev
 ABI.BR  devrait désormais accorder la priorité aux ventes de
bières et différer d'éventuelles acquisitions afin de réduire
son endettement après l'abandon du projet d'introduction en
Bourse (IPO) de sa filiale Asie-Pacifique.
    Le premier brasseur mondial a annoncé vendredi qu'il ne
procéderait pas à l'IPO de Budweiser Brewing Company APAC
 1876.HK  à Hong Kong, ce qui aurait été la plus importante de
l'année dans le monde.
    L'essentiel du produit de cette IPO était destiné au
remboursement de la dette d'InBev, qui avait acheté fin 2016 son
rival britannique SABMiller pour une centaine de milliards de
dollars.
    Le groupe belge s'est dit néanmoins en mesure de ramener le
ratio dette nette/Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts,
dépréciations et amortissements) en dessous de quatre d'ici fin
2020, contre 4,6 à la fin 2018, malgré l'échec de l'IPO de sa
filiale.
    En cotant Budweiser Brewing Company APAC, le fabricant de la
Budweiser, de la Corona et de la Stella Artois espérait lever
entre huit à 10 milliards de dollars et diminuer son ratio de
dette de 0,5 point de pourcentage au maximum. 
    Le bénéfice d'AB InBev va augmenter régulièrement dans les
prochaines années, la dette nette passer sous les 100 milliards
de dollars d'ici la fin de l'année et le ratio dette/Ebitda
diminuer à 4,2, puis 3,7 et 3,2 en 2020 et 2021, montrent les
projections de Refinitiv Eikon.
    Le brasseur pourrait aussi bénéficier d'une baisse de plus
en plus probable des taux d'intérêt aux Etats-Unis, qui
atténuerait la vigueur du dollar. 
    Les analystes de Jefferies estiment cependant que la faible
réduction de la dette pourrait décourager les investisseurs
prudents et accroître les risques liés à la volatilité sur les
changes qui a coûté 2,3 milliards de dollars (deux milliards
d'euros) à AB InBev depuis 2016.  
    Pour accroître ses bénéfices, le groupe a jusqu'ici compté
sur la croissance externe et les réductions de coûts mais l'an
dernier il a admis qu'il lui faudrait en priorité augmenter ses
ventes de bières. 
    Aux Etats-Unis, son principal marché, où les ventes
continuent de baisser, le groupe a accru ses investissements
dans le marketing avec notamment des dépenses record lors du
Super Bowl cette année et une approche plus régionale.
    Sur les marchés en développement, le brasseur a lancé une
offensive sur les "bières premium", plus chères. Il se vend
ainsi actuellement plus de Budweiser en Chine qu'aux Etats-Unis.
    
    LES ACQUISITIONS AU SECOND PLAN
    La cotation de Budweiser APAC devait aussi servir à créer un
champion régional à même de favoriser une consolidation en Asie.
    AB InBev n'a cité aucun nom mais les analystes estiment que
la filiale Asie-Pacifique du groupe aurait pu se rapprocher de
l'activité bière de ThaiBev  TBEV.SI  ou du groupe philippin San
Miguel  SMC.PS . De tels partenariats sont désormais peu
probables.
    Le ralentissement du désendettement du groupe repousse
également un éventuel projet de grosse acquisition, qui pouvait
selon les analystes porter sur le rachat des activités de bières
en Afrique du Groupe Castel, contrôlé par le milliardaire
français Pierre Castel.
    AB Inbev a dit vendredi avoir renoncé à l'IPO de sa filiale
en raison de "plusieurs facteurs, y compris les conditions du
marché en vigueur".
    AB Inbev voulait placer 1,6 milliard d'actions à un prix
unitaire compris entre 40 et 47 dollars de Hong Kong (4,54 à
5,33 euros), mais selon des sources certains investisseurs
américains de long terme, qui sont souvent prioritaires lors
d'une IPO, ont soumis des offres à moins de 40 dollars.
 
    Trevor Stirling, analyste chez Bernstein Securities, estime
que le groupe belge pourrait chercher le moyen d'accroître
l'attractivité autour de sa filiale en augmentant ses marges. 
    
    Voir aussi BREAKINGVIEWS-AB InBev checks into prolonged debt
detox  

 (Claude Chendjou pour le service français, édité par Catherine
Mallebay-Vacqueur)
 

Valeurs associées

Euronext Bruxelles -0.68%

0 commentaire

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.