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Poutine doit convaincre Al Assad de la nécessité de la paix-Onu
Reuters13/12/2017 à 22:48

 (Ajout de déclarations, précisions) 
    GENEVE, 13 décembre (Reuters) - La Russie doit convaincre le 
gouvernement syrien de la nécessité de conclure un accord de 
paix, a déclaré mercredi l'émissaire spécial des Nations unies 
pour la Syrie, Staffan de Mistura, alors que le conflit dure 
depuis près de sept ans. 
    Faute d'accord, la Syrie court le risque de la 
fragmentation, a prévenu Staffan de Mistura sur la chaîne de 
télévision suisse RTS. 
    Lors d'une visite surprise à la base aérienne russe de 
Hmeymim, dans l'ouest de la Syrie, lundi, Vladimir Poutine a 
déclaré que les troupes russes avaient accompli leur mission de 
soutien du régime de Bachar al Assad face aux "hors-la-loi 
armés" et a ordonné le retrait d'une partie des troupes. 
  
    "On peut penser avoir gagné une guerre territoriale, ce qui 
est temporaire, mais il faut gagner la paix", a réagi Staffan de 
Mistura, réclamant l'implication de "tout le monde". 
    Le négociateur incite Poutine à "convaincre le gouvernement 
(syrien) qu'il n'y a plus de temps à perdre." 
    La Russie "doit avoir le courage de pousser le gouvernement 
syrien à accepter une nouvelle Constitution et des nouvelles 
élections, mais avec l'Onu, sinon ça ne vaut rien", a-t-il 
ajouté. 
    En bientôt sept ans, le conflit en Syrie a causé la mort de 
plusieurs centaines de milliers de personnes et poussé plus de 
11 millions de personnes hors de chez elles.  
    Jusqu'à présent, tous les efforts diplomatiques pour 
résoudre le conflit ont échoué. 
    L'opposition syrienne réclame le départ de Bachar al Assad, 
une question que Damas ne veut pas aborder. 
    L'émissaire spécial de l'Onu a regretté l'attitude du 
gouvernement syrien, qui a fait savoir qu'il n'était pas prêt à 
rencontrer l'opposition. 
    "La diplomatie a beaucoup de moyens pour faire parler l'un 
et l'autre", a-t-il ajouté pour exprimer son optimisme. 
    Moscou a lancé ses premières attaques aériennes sur la Syrie 
en septembre 2015, pour ce qui constitue sa plus grande 
intervention au Moyen-Orient en plusieurs décennies, et a ainsi 
fait basculer le conflit en faveur du régime de Bachar al Assad. 
    Depuis que le Kremlin considère avoir terminé sa mission, 
Poutine veut contribuer à la négociation d'un accord de paix. Il 
serait d'ailleurs disposé à organiser un sommet en Russie dans 
l'espoir de rassembler le gouvernement syrien et l'opposition 
pour des discussions autour d'une nouvelle constitution. 
    Poutine s'était déjà entretenu au mois de novembre à Sotchi 
avec ses homologues iranien et turc, Hassan Rohani et Recep 
Tayyip Erdogan, sur cette question syrienne.   
    "L'Onu et Genève sont les seuls lieux mandatés par le 
Conseil de sécurité pour signer et rentrer dans les détails des 
négociations de paix, sinon ça n'en vaut pas la peine", a estimé 
Staffan de Mistura. 
    Selon un diplomate occidental, la délégation du gouvernement 
syrien n'a pas abordé avec De Mistura les questions de la 
nouvelle constitution et des élections. 
    "Clairement, ils (les représentant du gouvernement syrien) 
n'avaient aucune intention de s'engager dans ce processus 
politique. Et clairement, ils ne sont pas suffisamment sous 
pression pour le faire", a expliqué cette source. 
    "Le régime donne la nette impression de vouloir éviter à 
tout prix un processus politique mené par les Nations unis." 
    La délégation du gouvernement syrien aux pourparlers de paix 
est revenue dimanche dernier à Genève, après une semaine 
d'absence.   
    Les discussions doivent prendre fin jeudi. 
 
 (Stephanie Nebehay; Nicolas Delame et Jean Terzian pour le 
service français) 
 

2 commentaires

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  • charleco
    14 décembre09:23

    de Mistura a toujours été un torpilleur de la paix. Poutine et Assad savent parfaitement ce qu'ils doivent faire, ils n'ont pas besoin des "conseils" de l'ONU, aux ordres de Washington.

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