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PORTRAIT-Robert Mugabe, de libérateur à oppresseur

Reuters15/11/2017 à 16:39
    par Cris Chinaka 
    HARARE, 15 novembre (Reuters) - Adulé à son arrivée à la 
tête du Zimbabwe indépendant en 1980, Robert Mugabe est 
aujourd'hui considéré par ses détracteurs comme un autocrate qui 
a ruiné une économie jadis prospère. 
    A 93 ans, l'ancien maquisard marxiste célébré il y a 
trente-sept ans comme le porte-flambeau de la démocratie en 
marche en Afrique refuse toute critique et affirme que les 
puissances occidentales qui s'en prennent à lui sont seules 
responsables des épreuves de l'ancienne Rhodésie blanche. 
    L'armée dit avoir pris le pouvoir dans la nuit de mardi à 
mercredi au Zimbabwe, affirmant viser des "criminels" dans 
l'entourage du président, et assure que Robert Mugabe et sa 
famille sont sains et saufs.   
    Pour ses partisans et les anciens combattants de la lutte 
contre le pouvoir colonial, Robert Mugabe a toujours su rester 
"un dirigeant révolutionnaire" et une icône. 
    S'il est fustigé par les Occidentaux, disent-ils, c'est 
parce qu'il refuse d'être à leur solde.  
    Emprisonné pendant dix ans au milieu des années 1960 parce 
qu'il combattait la colonisation, il a passé sept ans en brousse 
les armes à la main à la tête de la Zanu (Union nationale 
africaine du Zimbabwe).  
    En 1980, année de l'indépendance, il devient le premier 
dirigeant démocratiquement élu du pays, au poste de Premier 
ministre. Il prêche alors, plus de dix années avant Nelson 
Mandela, dans l'Afrique du Sud voisine, la réconciliation entre 
Noirs et Blancs.  
    Sept ans plus tard, à la faveur d'une modification de la 
Constitution, il s'installe comme président. 
     
     CHAOS ÉCONOMIQUE 
    Au milieu des années 1980, une rébellion dans la province du 
Matabeleland est réprimée dans le sang. Robert Mugabe en profite 
pour s'en prendre directement à son ancien allié de la lutte 
révolutionnaire Joshua Nkomo.  
    Selon les organisations de défense des droits de l'homme, la 
féroce répression fait 20.000 morts, en majorité des membres de 
la tribu Ndebele, celle de Joshua Nkomo. Lui-même s'enfuit à 
Londres. Il mourra d'un cancer en 1999 à Harare à l'âge de 82 
ans. 
    Pour ses détracteurs, le seul président que le Zimbabwe    
ait connu a mis à genoux l'économie de son pays, jadis deuxième 
puissance d'Afrique australe, et se comporte en despote prêt à 
tout pour se maintenir au pouvoir. 
    Menacé pour la première fois de sa carrière par un vent de 
lassitude intérieure avant les élections générales de juin 2000, 
il se lance ainsi dans une offensive tous azimuts : soutien à 
l'occupation violente des fermes blanches, virulente campagne 
contre l'homosexualité, sermons féroces contre les complots de 
toutes sortes qui le menaceraient. 
    Le début des énormes problèmes économiques du pays remonte 
justement à la campagne d'occupation des terres détenues par les 
fermiers blancs par les vétérans de la guerre d'indépendance. 
    Une campagne qui suscite l'indignation d'une partie de la 
communauté internationale, la Grande-Bretagne, ancienne 
puissance coloniale, en tête, et profite surtout aux affidés du 
régime, militaires ou ministres dotés ainsi de rentes juteuses. 
    L'économie sombre peu à peu dans le chaos et subit 
l'inflation la plus élevée au monde. Entre 2000 et 2008, le PIB 
est réduit d'un tiers. Le chômage finit par toucher 80% de la 
population. Des millions d'habitants tentent de s'exiler pour 
échapper à la misère et au dénuement. 
     
     ADMIRATION POUR HITLER  
    L'élection présidentielle de mars 2008 se présente dans un 
contexte économique, politique et social extrêmement tendu. 
    Robert Mugabe obtient un nouveau mandat de cinq ans au terme 
d'un scrutin marqué par des violences et le retrait de son rival 
de longue date, Morgan Tsvangirai, qui jouissait de l'appui des 
puissances occidentales et l'avait devancé au premier tour. 
    Les dix dernières années le voient se comporter de plus en 
plus comme un autocrate imperméable à la moindre critique.   
Nombreux sont ceux parmi ses adversaires qui se souviennent 
alors de propos tenus en mars 2003. 
    Parce que la Grande-Bretagne l'avait comparé à Hitler, il 
rétorque : "Hitler avait un seul objectif : la justice pour son 
peuple, la souveraineté pour son peuple, la reconnaissance de 
l'indépendance de son peuple et ses droits sur ses ressources. 
Si cela c'est Hitler, laissez-moi être le décuple de Hitler". 
    Sur un plan personnel, Robert Mugabe est un ascète élevé par 
les jésuites qui ne boit jamais d'alcool. 
    Il est marié depuis 1995 à son ex-secrétaire Grace Marufu, 
qu'il a épousée trois ans après la mort de sa première femme 
d'origine ghanéenne, Sally. Il est père de trois enfants. 
    Grace Mugabe, 52 ans, était considérée comme la personnalité 
la mieux placée pour lui succéder.  
    Jusqu'à l'intervention de l'armée mercredi. 
 
 (Service français, édité par Gilles Trequesser) 
 

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