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POINT HEBDO-Banques centrales et élections à nouveau au menu des marchés
information fournie par Reuters05/06/2017 à 07:00

    * Nouveaux records sur les indices actions 
    * Le dollar sous pression, Donald Trump dans la tourmente 
    * Echéances électorales au Royaume-Uni et en France 
    * La BCE pourrait modifier légèrement son discours 
 
    par Blandine Henault 
    PARIS, 5 juin (Reuters) - Après un mois de mai favorable sur 
les actions, les marchés ouvrent une nouvelle séquence cette 
semaine avec le retour des échéances électorales en Europe et 
les décisions très attendues de politique monétaire des grandes 
banques centrales. 
    Cette nouvelle dynamique intervient dans un contexte 
d'optimisme sur l'économie, en dépit de la publication vendredi 
d'un rapport sur l'emploi moins bon que prévu aux Etats-Unis. 
 . La semaine dernière a été marquée par de nouveaux 
records pour les indices actions mondiaux, l'indice global MSCI 
ACWI  .MIWD00000PUS  touchant un plus haut historique. 
    "Le soulagement lié au résultat de l'élection présidentielle 
française s'est poursuivi en mai sur les actions. Ce résultat, 
combiné à la probabilité croissante d'un renforcement de la 
reprise cyclique mondiale et à des révisions positives sur les 
attentes de bénéfices des entreprises, a propulsé le Footsie 
100, le Nasdaq et le S&P 500 vers des plus hauts jamais 
atteints", constatent les stratèges de Citigroup.   
    Malgré la déception sur les chiffres des créations d'emploi 
aux Etats-Unis - seulement 138.000 en mai contre 185.000 
attendues -, une nouvelle hausse des taux de la Réserve fédérale 
américaine (Fed) lors de sa réunion de politique monétaire des 
13 et 14 juin reste largement anticipée.  
    Le dollar  .DXY , en repli sur l'ensemble de la semaine 
écoulée, en profite toutefois peu. Au-delà de la déception sur 
des indicateurs macroéconomiques, le billet vert est pénalisé 
par les doutes entourant la présidence Trump et ses multiples 
controverses. 
     
    TRUMP FACE AU TÉMOIGNAGE DE COMEY 
    Dans l'attente de la prochaine réunion de la Fed, les 
opérateurs de marché feront face cette semaine à un agenda 
pauvre en indicateurs économiques outre-Atlantique et marqué 
essentiellement par l'audition de l'ex-directeur du FBI James 
Comey, jeudi. 
    "James Comey pourrait bien avoir choisi la semaine parfaite 
pour maximiser l'audience autour de son témoignage très 
attendu", relèvent les stratèges de ScotiaBank.  
    L'ancien directeur du FBI témoignera devant la commission du 
Renseignement du Sénat américain dans le cadre de l'enquête sur 
l'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle 
américaine de 2016 et sur une possible collusion entre des 
responsables russes et des membres de l'équipe de campagne de 
Donald Trump.   
    Cette audience pourrait alimenter les doutes sur la capacité 
du locataire de la Maison blanche, décrié en outre pour sa 
décision de sortir de l'Accord de Paris sur le climat, à mettre 
en oeuvre les réformes économiques et fiscales promises.  
    Le même jour, deux autres événements importants 
interviendront conjointement en Europe, à savoir la réunion de 
la Banque centrale européenne (BCE) et les élections 
législatives au Royaume-Uni. 
    Ce qui devait être une formalité pour la Première ministre 
Theresa May pourrait bien s'avérer plus compliqué que prévu. Les 
derniers sondages ont montré un réduction importante des 
intentions de vote entre le Parti conservateur au pouvoir et le 
Parti travailliste.   
    Les résultats du vote britannique ne devraient être connus 
que jeudi tard dans la nuit, mais la montée des incertitudes a 
d'ores et déjà pesé sur la livre sterling, qui vient de signer 
une semaine chaotique.  
    En France, le résultat du premier tour des élections 
législatives qui se tient dimanche sera connu dans la soirée. 
Les opérateurs de marché surveillent avec attention ce scrutin 
qui déterminera la marge de manoeuvre dont disposera le nouveau 
président Emmanuel Macron pour réformer le pays.  
    Selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour Le Monde et le 
Cevipof publié vendredi, La République en marche (LREM), le 
mouvement d'Emmanuel Macron, fait la course en tête dans les 
intentions de vote pour les législatives des 11 et 18 juin et 
s'oriente vers une très large majorité au soir du second tour. 
    
     
    CHANGEMENT DE DISCOURS ATTENDU POUR LA BCE 
    Grand rendez-vous de la semaine, la réunion de politique 
monétaire de la BCE, jeudi, devrait être l'occasion pour la 
banque centrale de commencer à acter l'amélioration économique 
perçue en zone euro.  
    Selon une enquête Reuters, cette dernière devrait se montrer 
un peu plus optimiste sur l'économie de la région et pourrait 
considérer que les risques entourant les perspectives d'activité 
sont désormais équilibrés. La BCE pourrait même commencer à 
débattre d'un abandon de la référence au biais accommodant de sa 
politique monétaire.   
    "Le dernier compte-rendu de politique monétaire de la BCE a 
montré qu'il existait toujours une division importante au sein 
du conseil concernant le séquençage et le calendrier d'une 
sortie de la politique accommodante", notent toutefois les 
stratèges de Scotiabank. 
    "Au vu des indicateurs contradictoires publiés ces deux 
derniers mois, cela pourrait être à nouveau le cas pour cette 
réunion. Cela laisse de la place à un léger ajustement de la 
communication avancée de la BCE mais pas plus", estiment-ils. 
    Si les récents indicateurs avancés sur la confiance des 
acteurs économiques et sur l'activité du secteur privé montrent 
une amélioration de la conjoncture européenne, l'inflation reste 
poussive en zone euro.  
    Les données préliminaires pour le mois de mai publiées 
mercredi dernier sont ressorties en dessous des attentes et ont 
montré un ralentissement du rythme de la hausse des prix à 1,4% 
contre 1,9% en avril.     
    Aux Etats-Unis, l'inflation calculée sur une base mensuelle 
a en revanche rebondi en avril. L'indice d'inflation PCE, très 
suivi par la Fed, a progressé de 0,2% ce mois-là, après une 
baisse de 0,2% en mars.   
    "La croissance sans inflation est bien évidemment un 
environnement idéal pour les investisseurs actions", ont 
souligné cette semaine les stratèges de Kepler Cheuvreux dans 
leur note de recherche. 
    Ce scénario, selon eux, ne devrait pas durer. Ils tablent 
sur une accélération de l'inflation au niveau mondial au second 
semestre, ce qui devrait conduire dans le même temps à un regain 
du "reflation trade" sur les marchés. 
 
 (édité par Patrick Vignal) 
 

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