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Pierre & Vacances a creusé ses pertes annuelles dans un contexte de crise sanitaire
information fournie par AOF02/12/2021 à 11:49

(AOF) - Pierre & Vacances reste stable aujourd’hui en Bourse à 6,19 euros, évoluant non loin de ses plus bas historiques. Comme l'on pouvait s’y attendre, le spécialiste des villages de vacances et des résidences de tourisme a dévoilé des résultats annuels nettement déficitaires. Présentant déjà des difficultés depuis de nombreuses années, la crise du Covid a représenté un défi supplémentaire.

Lors de son exercice 2020-2021 (clos fin septembre), le groupe a essuyé une perte nette de 341,3 millions d'euros, à comparer avec une perte nette de 336,1 millions d'euros lors de l'exercice précédent.

Pour sa part, la perte opérationnelle courante ressort à -236,7 millions, contre une perte de 171,5 millions d'euros un an plus tôt.

Quant au chiffre d'affaires (déjà publié), il s'établit à 1,05 milliard d'euros, en baisse de 18,8% sur un an et de 37% par rapport à son niveau pré-crise.

S'agissant du processus de recapitalisation, Pierre & Vacances a reçu une offre ferme qui est " actuellement en cours de discussion ". Le mois dernier, le journal Les Echos rapportait qu'il s'agissait du groupement réunissant les fonds Alcentra et Fidera, et la société d'investissement Atream.

De son côté, Pierre & Vacances a déclaré que les discussions se poursuivaient en parallèle avec d'autres candidats et que la signature d'un accord définitif devrait intervenir en début d'année 2022.

Le groupe doit également parvenir à un accord avec ses plus de 18 000 bailleurs particuliers, auxquels il avait arrêté de verser des loyers durant la crise sanitaire. Le groupe leur a proposé de renoncer à 5 mois de loyers sur la période mars 2020-juin 2021, contre 7,5 mois auparavant. A la date du 30 novembre dernier, le taux d'adhésion global était supérieur à 75%, sachant l'objectif de la direction est d'atteindre les 85%.

Concernant ses perspectives, Pierre & Vacances indique que le portefeuille de réservations touristiques engrangé à date pour le premier trimestre de l'exercice 2021-2022 est en hausse par rapport à celui des deux exercices précédents, à la fois pour le pôle Center Parcs Europe et pour Pierre & Vacances Tourisme Europe.

Le taux d'atteinte à date du budget est, pour l'ensemble des marques, supérieur à celui constaté en 2019, avant crise sanitaire.

" Ces tendances se poursuivent sur le second trimestre de l'exercice ", a conclu le groupe.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Hôtellerie & Loisirs : de nouvelles attentes des voyageurs

Le secteur a subi une chute de 74% des arrivées de touristes dans le monde en 2020 d’après l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). A 500 millions, ces arrivées sont tombées à leur niveau du début des années 1990.

Au niveau mondial le secteur a perdu 1.300 milliards de dollars l’an passé suite à la pandémie de Covid-19. Un retour à la normale est prévu pour 2023, notamment sous l’effet de la vaccination, avec une évolution des exigences.

Poursuite de la croissance pour les grands hôteliers mondiaux

En 2020, le parc hôtelier des grands opérateurs a progressé d’après le cabinet MKG, à l'exception de celui de l’indien Oyo et de l’américain Wyndham. La contraction de 54,3% de son parc fait passer Oyo du deuxième au neuvième rang, du fait de son repli en Chine (-75 %). En revanche les trois grands groupes chinois (Jin Jiang, Huazhu, et BTH), qui figurent dans les dix premiers opérateurs mondiaux, ont poursuivi leur expansion. Leur marché domestique, en phase de reprise dès 2020, affiche des besoins considérables.

Jin Jiang, qui détient notamment le français Louvre Hotels Group, a repris sa place de numéro deux mondial. Quant au leader mondial, l’américain Marriott International, la croissance de son parc a dépassé 3 %, de même que pour Accor, et elle a quasiment atteint 5% pour Hilton.

Cette expansion s’explique par le modèle économique des grands opérateurs et par l'appétit des investisseurs, confiants dans les perspectives à moyen et long terme du secteur.

Emergence d’un nouveau tourisme

Le tourisme de proximité, qui a le moins pâti de la crise sanitaire, devrait en sortir renforcé. A contrario les voyage d'affaires devraient demeurer pénalisés  à court-terme pour des raisons sanitaires et du fait des réductions de coûts des entreprises autorisées par de nouveaux outils (Teams, Zoom…).

Les attentes des voyageurs ont évolué. Ils sont plus sensibles à la flexibilité (possibilités d’annulation, dates de départ modulables,…). Plusieurs  tour-opérateurs estiment que les prix devraient croître pour prendre en compte l e s coûts écologiques et un rééquilibrage des salaires. Ils pensent que les opérateurs offrant une expérience différentiante devraient être les grands gagnants de cette crise.

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 02/12/2021 à 11:49:00.

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