Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Pierre et Vacances lourdement pénalisé par la crise sanitaire
information fournie par AOF02/12/2021 à 08:55

(AOF) - Pierre et Vacances a dévoilé au titre de son exercice 2020/2021 clos fin septembre une perte nette du groupe de 341,3 millions contre une perte de 336,1 millions d’euros en 2019/2020. le groupe de tourisme a continué d'être pénalisé par la crise sanitaire. La perte opérationnelle courante s’établit à 236,7 millions d’euros, contre une perte de 171,5 millions d’euros sur l’exercice précédent. Le groupe familial a été affecté par plus de 5 mois de fermeture ou d'exploitation partielle de ses sites, contre 2,5 mois pour l'exercice précédent.

La baisse de chiffre d'affaires des activités touristiques du groupe sur l'ensemble de l'exercice (-222 millions d'euros) se traduit par une perte de près de 150 millions d'euros en résultat opérationnel courant par rapport à l'exercice 2019/2020.

Dans le tourisme, après un premier semestre affecté par les mesures restrictives dans le contexte de crise sanitaire, une reprise progressive au troisième trimestre de l'exercice et de très bonnes performances sur la période estivale, le chiffre d'affaires des activités touristiques, tel qu'issu du reporting opérationnel, s'élève à 801,1 millions d'euros, en retrait de 21,7% par rapport à l'exercice précédent et de 41,3% par rapport à l'exercice 2018/2019.

Sur l'ensemble de l'exercice, le chiffre d'affaires des activités immobilières s'établit à 252,4 millions d'euros (à comparer à 275 millions d'euros en 2019/2020).

Le portefeuille de réservations touristiques engrangé à date pour le premier trimestre de l'exercice 2021/2022 est en hausse par rapport à celui des deux exercices précédents, à la fois pour le pôle Center Parcs Europe et Pierre & Vacances Tourisme Europe.

Le taux d'atteinte à date du budget est, pour l'ensemble des marques, supérieur à celui constaté en 2019, avant crise sanitaire.

Ces tendances se poursuivent sur le deuxième trimestre de l'exercice, assure le groupe.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Hôtellerie & Loisirs : de nouvelles attentes des voyageurs

Le secteur a subi une chute de 74% des arrivées de touristes dans le monde en 2020 d’après l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). A 500 millions, ces arrivées sont tombées à leur niveau du début des années 1990.

Au niveau mondial le secteur a perdu 1.300 milliards de dollars l’an passé suite à la pandémie de Covid-19. Un retour à la normale est prévu pour 2023, notamment sous l’effet de la vaccination, avec une évolution des exigences.

Poursuite de la croissance pour les grands hôteliers mondiaux

En 2020, le parc hôtelier des grands opérateurs a progressé d’après le cabinet MKG, à l'exception de celui de l’indien Oyo et de l’américain Wyndham. La contraction de 54,3% de son parc fait passer Oyo du deuxième au neuvième rang, du fait de son repli en Chine (-75 %). En revanche les trois grands groupes chinois (Jin Jiang, Huazhu, et BTH), qui figurent dans les dix premiers opérateurs mondiaux, ont poursuivi leur expansion. Leur marché domestique, en phase de reprise dès 2020, affiche des besoins considérables.

Jin Jiang, qui détient notamment le français Louvre Hotels Group, a repris sa place de numéro deux mondial. Quant au leader mondial, l’américain Marriott International, la croissance de son parc a dépassé 3 %, de même que pour Accor, et elle a quasiment atteint 5% pour Hilton.

Cette expansion s’explique par le modèle économique des grands opérateurs et par l'appétit des investisseurs, confiants dans les perspectives à moyen et long terme du secteur.

Emergence d’un nouveau tourisme

Le tourisme de proximité, qui a le moins pâti de la crise sanitaire, devrait en sortir renforcé. A contrario les voyage d'affaires devraient demeurer pénalisés  à court-terme pour des raisons sanitaires et du fait des réductions de coûts des entreprises autorisées par de nouveaux outils (Teams, Zoom…).

Les attentes des voyageurs ont évolué. Ils sont plus sensibles à la flexibilité (possibilités d’annulation, dates de départ modulables,…). Plusieurs  tour-opérateurs estiment que les prix devraient croître pour prendre en compte l e s coûts écologiques et un rééquilibrage des salaires. Ils pensent que les opérateurs offrant une expérience différentiante devraient être les grands gagnants de cette crise.

Valeurs associées

Euronext Paris -0.15%

0 commentaire

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.