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Peugeot : quand l'État peine à trouver la bonne direction

Le Revenu30/03/2016 à 15:36

Carlos Tavares, président du directoire de Peugeot SA. (© Peugeot SA)

Printemps 2014. Par le biais d’une levée de fonds réservée, l’État français participe à la restructuration financière de Peugeot en entrant à son capital, au prix de 7,50 euros par action, profitant alors d’une généreuse décote (entre 30 et 40% selon les cours de Bourse retenus). À cette époque, le constructeur automobile est très loin de l’autoroute des profits et les «warnings» sont allumés : près de 4 milliards d’euros de trésorerie ont été consommés entre 2012 et 2013 et les pertes nettes ont cumulé 7,3 milliards sur la période…

Pour sauver un des fleurons national de l’automobile, une nouvelle structure capitalistique et de gouvernance est imaginée. Peugeot devient un «lion à trois têtes» : le constructeur chinois Dongfeng, la famille Peugeot (à travers ses holdings FFP et EPF) et l’État français (à travers la Sogepa) s’engagent contractuellement à réunir chacun 14,1% des parts. Aux commandes, Carlos Tavares est installé à la présidence du directoire, avec pour copilote Louis Gallois, en qualité de président du conseil de surveillance.

Les résultats au rendez-vous

Deux ans plus tard, les résultats sont au rendez-vous. Peugeot a publié, au titre de l’exercice 2015, un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros, le premier depuis 2010 ! L’essentiel des objectifs financiers du plan stratégique Back in the race ont été aussi atteints, dont celui d’une marge

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2 commentaires

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  • M2286010
    30 mars19:36

    M490...vous avez probablement redressé plusieurs entreprises en difficulté et vos talents n'ont pas été reconnus par les actionnaires? Il semblerait que vous préfèreriez un PdG incompétent payé peu à un brillant chef d'entreprise récompensé pour avoir fait passer, en 2 ans l'entreprise de - 3 Md. à + 1.2Md. ?

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  • M4905181
    30 mars17:36

    j'espère maintenant que l'Etat Français n'interviendra plus compte tenu de la très trop forte augmentation des revenus de leur PDG .En période difficile telle que nous la connaissons actuellement ces revenus sont intolérables et nous "retraités" nous n'aurons toujours pas d augmentation et ceci depuis de nombreuses années et ne sommes les seuls Je n'ai pas de mot pour qualifier cette attitude

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