Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Paris : rebondit de 2,5% malgré nette hausse taux et pétrole
information fournie par Cercle Finance13/05/2022 à 19:13

(CercleFinance.com) - La bourse de Paris achève cette dernière séance de la semaine au plus haut du jour, à 6.362 points (meilleur score de clôture depuis le 5 mai), portée par un gain de 2,52% (pour un gain hebdo de +1,7%), une tendance haussière qui souffle également sur Londres (+2,6%), Francfort (+2,1%) et l'E-Stoxx50 (+2,5).

A Wall Street, la hausse de +1,5% prévue est bien au rendez-vous : cela se confirme à mi-séance avec une envolée de +2,2% du S&P500, un gain de +1,4% du Dow Jones... et le Nasdaq se détache à +3,8% (dopé par les +7,5% de Tesla alors que le titre Twitter chute de -9% car Elon Musk remet en cause le prix du rachat de 'l'oiseau bleu' du fait de 'chiffres trompeurs' sur ses abonnés et son chiffre d'affaire).

Les investisseurs affichent néanmoins des niveaux de pessimisme extrêmes ('fear & greed index' au plus bas depuis mi-mars 2020) du fait de la perspective de plus en plus crédible d'une hausse des taux de la BCE dès le mois de juillet.
Les prix du pétrole flambent de nouveau avec un baril de 'Brent' qui bondit de +4% vers 111,5$ à Londres, le 'WTI' grimpe de +3,8% vers 110,5 à New York.

Après une détente spectaculaire de -15Pts la veille, nos OAT se retendent de +8Pts vers 1,464%.
L'indice des prix à la consommation en France ont augmenté de 4,8% le mois dernier (après +4,5% en mars d'après l'Insee).

Cette accélération de l'inflation résulte de celle pour les prix des services (+3%), de l'alimentation (+3,8%) et des produits manufacturés (+2,6%), alors que les prix de l'énergie ralentissent mais restent en forte hausse (+26,5%).

L'inflation inquiète encore plus l'Allemagne (7,4% en donnée définitive Destatis): le Bund allemand se tend de +8,5Pts à 0,9530%, le BTP italien de +14Pts à 2,854% (toujours près de 100Pts de prime avec le Bund).

Et les T-Bonds US affichent également +10Pts à 2,917% après la publication de l'indices prix à l'import qui stagnent à +2,9% en mars (+12% annuel).
Les prix américains à l'exportation ont augmenté de 0,6% (+0,5% hors produits agricoles), soit +18% par rapport à avril 2021.

Côté chiffres en Europe, la production industrielle corrigée des variations saisonnières a reculé de 1,8% dans la zone euro et de 1,2% dans l'UE en mars en séquentiel, selon Eurostat, après des hausses séquentielles de 0,5% et de 0,6% respectivement en février.

'La baisse de la production industrielle en mars montre que la guerre en Ukraine a un impact sévère sur les fabricants', réagit Capital Economics, précisant que cette contraction est en grande partie due à une baisse de 5% en Allemagne.

'Avec de nouvelles interdictions russes d'importer de l'énergie qui se profilent et des pénuries d'approvisionnement qui restent aiguës, nous pensons que c'est le début d'une récession manufacturière qui entraînera une stagnation du PIB', prévient-il.
Il faut toutefois rappeler que la Russie cesse d'exporter un gaz que les européens payent avec un Euro qui est immédiatement 'confisqué', ce qui signifie qu'elle livre du gaz gratuitement dès lors qu'il n'est pas réglé en rouble.
Il reste à découvrir avril la confiance des consommateurs du Michigan.

Sur le front des changes, après son plancher de 5 ans à 1,035, l'Euro stagne à 1,0390 mais l'impression de grande fragilité prédomine.

Dans l'actualité des sociétés françaises, Saint-Gobain annonce avoir finalisé deux acquisitions ciblées dans les films spéciaux et les réfractaires de haute performance, à savoir Global SFC et Monofrax LLC, qui représentent environ 20 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.

Bouygues annonce avoir signé avec Engie le contrat d'acquisition d'Equans, opération dont la finalisation reste attendue au second semestre 2022.

Enfin, Orpea (+2,9%) publie au titre de 2021 un résultat net part du groupe de 65 millions d'euros (-60%), contre 160 millions l'année précédente, baisse reflétant notamment des provisions pour risques et charges relatives aux risques estimés suite aux inspections administratives en France (le groupe support 8MdsE de dettes et envisage 3MdsE de cessions d'actifs.

0 commentaire

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.