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Paris: évolue à son plus haut du jour avant la clôture
information fournie par Cercle Finance03/08/2022 à 17:11

(CercleFinance.com) - La bourse de Paris gagne plus de 0.8%, autour des 6.465 points, soit son plus haut du jour, manifestement dopée par le Nasdaq qui grimpe de +1,5% au-delà des 12.500.

Les investisseurs semblent tenter de 'coller au score' alors que les technos grimpent bien plus vite que prévu depuis mi-juin : +13% repris depuis les planchers, c'est très impressionnant, beaucoup de gérants se retrouvent mécaniquement soius-investi face à une hausse de cette ampleur.
Idem pour le S&P500 qui a repris plus de 10% en 6 semaines.

Mais si les indices grimpent, cela s'opère souvent dans un vide sidéral puisque le CAC40 est passé de 6.400 vers 10H à 6.460 avec moins de 1 milliard d'Euro échangés (le SBF-120 renoue avec le score 'rond' des 5.000) et le CAC aborde les 40 dernières minutes avec moins de 1,5MdsE échangés.

A Paris, n'y a plus de vendeurs depuis le débordement des 6.200, le renversement de polarité en 5.800 et et 6.460, à contrecourant de toutes les données 'macro' à littéralement éteint tout velléité de s'opposer à quelques opérateurs influents qui 'font la tendance'.

La hausse est la règle partout en Europe avec +1% pour l'Euro-Stoxx50 (l'absence de volumes y est tout aussi remarquable qu'à Paris) mais Londres (+0,5%) ou Francfort (+0,5%) restent à la traine.

Wall Street a rouvert en trombe au lendemain de la visite controversée et contestée par la Chine: hausse de +0,80% du Dow Jones et de +1% du S&P500, à 4.130 et ce malgré la remontée des taux US de +5Pts vers 2,791%.

Les 'chiffres du jour' sont mitigés aux Etats Unis avec tout d'abord le moins bon : l'activité du secteur privé américain s'est contractée en juillet pour la première fois depuis juin 2020, à en croire l'indice PMI composite de S&P Global, qui ressort à 47,7 en définitive (révisé de 47,5 en estimation flash), après 52,3 pour le mois précédent.

Bonne surprise en revanche avec une hausse de +2% des commandes à l'industrie américaine (selon le Département du Commerce, elles avaient progressé de +1,8% en mai).
De leur côté, les livraisons de l'industrie ont augmenté de 1,1% en juin après une croissance de 2,1% le mois précédent.

Compte tenu de l'augmentation de 0,4% des stocks, le ratio stocks sur livraisons est quasiment stable à 1,46 contre 1,47 précédemment.

De son côté, l'Allemagne a renoué avec les excédents commerciaux au mois de juin selon Destatis : ils se montent à 6,4 milliards d'euros, après avoir essuyé un déficit de 0,8 milliard le mois précédent.

L'office fédéral de statistiques explique que ce retour en zone positive résulte d'une augmentation de 4,5% des exportations allemandes, surpassant largement la légère hausse de 0,2% des importations, par rapport au mois de mai.
Mais il n'y a pas que de bonnes nouvelles : les investisseurs ont pris connaissance ce matin d'un recul de l'indice PMI composite S&P Global dans l'Eurozone.

L'activité y a ralenti de 52,5 en juin à 51,7 en juillet, témoignant d'un recul de la croissance du secteur privé pour un troisième mois consécutif, à son rythme le plus faible depuis avril 2021.
L'indice final dit 'composite' de l'activité globale dans la région est ainsi ressorti à 49,9 le mois dernier, contre 52 points en juin, signalant le premier repli de l'activité depuis février 2021.

La production des fabricants a enregistré sa plus forte contraction depuis mai 2020, tandis que la hausse de l'activité s'est poursuivie dans le secteur des services, mais à son rythme le plus faible depuis six mois.

'Le niveau très élevé de l'inflation en Europe nuit manifestement à la demande, les prestataires de services comme les fabricants ayant fait état d'une plus grande réticence des clients à passer commande', explique Joe Hayes, senior economist à S&P Global.

La tendance est identique dans le secteur privé de la zone euro, l'indice en question s'étant aussi nettement contracté au mois de juillet, l'envolée de l'inflation ayant annihilé le rebond tant espéré de la consommation après la levée des restrictions sanitaires, montrent mercredi les enquêtes mensuelles PMI.

Parmi les 'market movers' du jour, on peut également mentionner les discours très 'faucon' face à l'inflation de 3 membres de la FED en 24H : après Charles Evans (FED de Chicago) et Mary Dali (FED de San Francisco), c'est au de James Bullard (FED de St Louis) d'affirmer qu'une action ferme et résolue doit être poursuivie face à l'inflation aux Etats Unis.

En Europe, nos OAT se tendent de +7Pts vers 1,445%, les Bunds de +9Pts vers 0,873%, les BTP italiens stagnent vers 3,04% (réduction du 'spread' à +217 avec le 'Bund').

Enfin, l'OPEP déçoit en annonçant une hausse de seulement +100.000 barils en septembre alors que l'Europe a un besoin vital de compenser les quantités de pétrole dont elle a décidé de se priver : le baril s'apprécie de +0,8% vers 100,7$.

Le bal des publications de résultats se poursuit en Europe, avec notamment les annonces de BMW, Infineon ou encore Siemens Helathineers.

Dans l'Hexagone, plusieurs poids-lourds de la trempe d'AXA, Société Générale ou Veolia ont dévoilé leurs comptes ce matin.

La résurgence du risque géopolitique devrait par ailleurs freiner l'appétit des investisseurs, dans un contexte tendu lié à la visite de Nancy Pelosi à Taiwan.

Pékin a annoncé hier soir que l'Armée populaire de libération mènerait d'importants exercices militaires et des activités d'entraînement, y compris des exercices à balles réelles, dans les eaux et l'espace aérien de la Mer de Chine au cours des prochaines jours.

Parallèlement, le repli des cours du pétrole devrait continuer à peser sur le compartiment de l'énergie, le baril de brut léger américain (WTI) poursuivant ce matin son recul en direction de 94,4 dollars.

Dans l'actualité des valeurs, AXA publie au titre des six premiers mois de 2022 un résultat net en hausse de 3% à 4,11 milliards d'euros et un résultat opérationnel en croissance de 8% (+7% en organique) à 3,92 milliards (soit 1,65 euro par action).

Veolia (-2%) dévoile un résultat net courant part du groupe de 528 millions d'euros au titre du premier semestre 2022, et un EBITDA de 2,95 milliards, en progression de 6,1% à périmètre et change constants par rapport à l'ensemble combiné Veolia-Suez un an auparavant.

Société Générale (+3%) publie un résultat net part du groupe sous-jacent (excluant l'impact de la sortie de Russie ayant représenté une perte de 3,3 milliards avant impôt) en croissance de 11,5% à 1,5 milliard d'euros au titre du deuxième trimestre 2022.

Enfin, Saint-Gobain indique avoir lancé avec succès une émission obligataire de 1,5 milliard d'euros en trois tranches de 500 millions chacune, à des échéances de trois, six et dix ans, et avec des coupons de respectivement 1,625%, 2,125% et 2,625%.

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