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Paris : échec sous zénith annuel, le +positif est-il 'pricé'?
information fournie par Cercle Finance29/04/2021 à 19:15

(CercleFinance.com) - L'indice parisien (-0,07%) en termine juste au-dessus des 6.300 après avoir effacé tous ses gains et passé les 90 dernières minutes en territoire négatif (pullback jusque vers 6.287), dans des volumes un peu plus étoffés (3,5MdsE) que les 3 précédentes séances (à moins de 3MdsE).

C'est une déception, après une entame se séance prometteuse et de nouveaux records en cascade avec un CAC 'PX1' à 6.352 et un CAC40 'GR' à 17.750Pts (nouveau record absolu).

L'Euro-Stoxx50 recule plus franchement (-0,47% vers 3.997) après avoir de nouveau échoué à franchir les 4.030.

A Wall Street, passé les records initiaux, avec une ouverture en 'gap' à la hausse, l'euphorie retombe: le Nasdaq (14.211 au plus haut) reperdait -260Pts sur ses plus haut du jour (à 13.950). A la mi-séance, il réduit ses pertes à -0,4% mais reste dans le rouge, vers 14.000Pts.

A mi-séance toujours, le S&P500 qui s'était hissé jusque vers 4.220 retombe sous 4.200 (+0,2% à 4.191), le Dow Jones grappille +0,2% (à 33.880).

La tension des taux longs (+5Pts, au-delà des 1,67%) commence à peser, suite à des chiffres d'inflation plus 'tendus' que prévus.

Cette séance s'annonçait comme la plus chargée de la saison des résultats (Caterpillar et Comcast pulvérisent les consensus) mais également statistiques de 1er plan.

Cela commençait avec la toute première estimation du PIB des Etats-Unis qui a augmenté 4,3% au 'T4' 2020 vers 6,4% au premier trimestre 2021 en rythme annualisé (chiffre conforme aux attentes... mais la fourchette était large et de nombreux investisseurs espéraient +7%, on verra bien lors de la seconde estimation).

Mais ce qui n'est pas conforme, c'est le taux d'inflation 'brut' qui bondit à +3,5% (au lieu des 2% attendus) tandis que le taux 'core' (hors variables volatiles) ressort à +2,4% (conforme aux attentes... mais bien supérieur au taux cible de 2%).

La croissance -et l'inflation- sont soutenues à la fois par les dépenses de consommation des ménages, l'investissement fixe et les dépenses publiques.

Les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage ont diminué de -13.000 'seulement' la semaine du 19 avril aux Etats-Unis, selon le Département du Travail, pour s'établir à 553 000: s'agit du niveau le plus faible enregistré depuis mars 2020... l'essentiel de ce tableau favorable provenant d'une spectaculaire chute de -185.000 la semaine précédente.

Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a augmenté de 9.000 la semaine du 12 avril, à 3.660 000.

Enfin, Wall Street accuse le coup après une déception au niveau des promesses d'achats de logements avec seulement +1,9% contre 5,4% anticipé.

Les excellents résultats publiés hier soir par les géants américains éclipsent les spectaculaires chiffres de l'inflation ont cependant propulsé le S&P500 vers un 33ème record annuel (au-delà des 4.200Pts):

Facebook (+5,6%) a en effet annoncé mercredi soir un quasi-doublement de son bénéfice net au premier trimestre, soit 3,3 dollars de profit par titre contre 2,6 dollars attendu... mais Apple reste figé vers 134$ après avoir dévoilé un chiffre d'affaires de 89,6Mds$, contre un consensus de 77Mds$, boosté par la demande pour l'iPhone 12 et les ventes de services.

Son profit par action ressort à 1,40 dollar, contre une estimation d'un dollar tout juste. Le groupe de Cupertino a prévu de relever en conséquence son dividende, mais l'annonce la plus spectaculaire est que le plan de rachat d'actions sera porté à 90 milliards de dollars.

De son côté, la conférence de presse de Jerome Powell, le président de la Fed, n'a, elle, apporté aucun élément nouveau hier. Comme prévu, la Réserve fédérale va continuer son programme d'assouplissement quantitatif (QE) afin de maintenir les taux d'intérêt à long terme à un niveau très bas, malgré des signaux de reprise encourageants.

En Europe, l'inflation allemande ressort à +2% en avril, c'est la limite haute des estimations.

Sur le marché obligataire, les T-Bonds US se tendent de +6Pts vers 1,68%, nos OAT affichent +4Pts à 0,065%, de même que les Bunds à -0,1900%.

Malgré un PIB robuste, le Dollar se replie sous les 1,2100/E.

Côté valeurs, Total (-0,9% contre +2% ce matin) a publié un résultat net ajusté part du groupe en croissance de 69% à trois milliards de dollars, soit 1,10 dollar par action, un BPA sensiblement supérieur à l'estimation moyenne des analystes.

STMicroelectronics (+1,6% contre 4,5% ce midi) annonce un résultat net en hausse de 89,6% en variation annuelle, à 364 millions de dollars, et une marge d'exploitation qui s'est améliorée de 420 points de base, à 14,6%.

Airbus Group (qui finit à 100E) a dévoilé un résultat net consolidé de 362 millions d'euros, contre une perte nette de 481 millions un an auparavant, ainsi qu'un EBIT ajusté consolidé en croissance de 147% à 694 millions.

Enfin, Suez a fait état ce matin d'un résultat d'exploitation (Ebit) de 340 millions d'euros, faisant ressortir une croissance organique de 39% par rapport au premier trimestre 2020. Le chiffre d'affaires trimestriel s'établit au-delà des 4,2 milliards d'euros.

Le secteur auto a plombé le CAC avec un repli de -4,2% sur Renault, -4% sur Stellantis puis -2,2% sur Michelin.

1 commentaire

  • 29 avril19:40

    Un titre plus ridicule encore?MDR


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