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« Pacte de responsabilité : qui veut gagner 30 milliards ? » par David Thesmar du Cercle des économistes

Boursorama17/03/2014 à 12:00

 

Les entreprises vont bénéficier de 30 milliards d'allègements de cotisations sociales.

Les partenaires sociaux poursuivent leurs négociations sur l'application du Pacte de responsabilité. L'allègement de charges de 30 milliards d'euros est au cœur des discussions. Pour David Thesmar, l'emploi en bénéficiera si cette baisse concerne avant tout les emplois peu ou pas qualifiés.

Deux mois après le discours de nouvelle année du Président, les contours du pacte de responsabilité se dessinent progressivement. Comme promis en janvier, les entreprises bénéficieront de 30 milliards d'euros de baisses de cotisations sociales. La question qui taraude les technocrates, les partenaires sociaux, et les observateurs est de savoir quels emplois ces 30 milliards vont cibler.

L'industrie, qui paie ses salariés relativement bien, voudrait que les baisses de charges touchent les salaires allant jusqu'à 3,5 SMIC. Sous l'impulsion de son président, le MEDEF relaie ce message. Pourtant, il est illusoire de penser que les baisses de cotisation peuvent être un facteur de compétitivité. Pour qu'elles aient un effet puissant sur l'emploi, il est essentiel de concentrer le maximum de ressources sur les salaires proches du SMIC. Voici pourquoi:

1. L'effet de gain compétitivité qu'espère l'industrie sera négligeable. Sur une masse salariale de 1.200 milliards d'euros, une réduction de 30 milliards correspond à environ 2%, un peu comme si l'euro perdait 3 centimes par rapport au dollar. Une toute petite dévaluation donc, malgré son coût pour les dépenses publiques.

2. A horizon relativement court, les salaires nets augmenteront pour compenser exactement les baisses de charges, annulant l'effet de la réforme pour les entreprises. Pour les travailleurs qualifiés, le chômage est faible, les entreprises absorbent toute l'offre disponible. Baisser les charges, c'est comme subventionner l'achat d'une denrée en offre fixée. Si les employeurs sont subventionnés, ils seront prêts à payer plus cher : les salaires s'envolent. Ce phénomène, dit de l'incidence fiscale, a été mis en évidence dans plusieurs études empiriques.

3.  Au niveau du SMIC en revanche, l'incidence fiscale ne joue pas, car il n'y a hélas pas pénurie de travailleurs dont la productivité est inférieure au salaire minimum (qui est l'un des plus élevés du monde). Les baisses de charges rendront beaucoup de jeunes enfin employables. Le chômage des jeunes est très élevé en France, car beaucoup de jeunes quittent le système éducatif sans qualification. On ne peut pas s'en émouvoir et en même temps les condamner au chômage sous prétexte de vouloir préserver la "qualité de l'emploi".

Un syllogisme fréquemment entendu pour contrer le ciblage au voisinage du SMIC est que l'on veut créer des emplois de qualité, qualifiés et bien payés. Mais les entreprises ne semblent pas avoir de problème pour créer ces emplois ! En pleine crise, le chômage des cadres culmine aux alentours de 4%. S'il y a bien un problème d'emploi qualifié, c'est plutôt la pénurie de candidats. Or, nous n'avons jamais résolu un problème de pénurie en subventionnant l'achat, mais plutôt en stimulant l'offre. Si l'on veut créer davantage d'emplois qualifiés, c'est donc bien du côté de l'école qu'il faut regarder. Comme le confirment les enquêtes internationales, la France a dans ce domaine des marges de progressions.

David Thesmar

David Thesmar est Professeur de Finance à l'école des Hautes Etudes Commerciales (HEC) ; Research fellow au Centre for Economic Policy Research (CEPR) et Membre du Conseil d'Analyse Economique. Diplômé de l'Ecole Polytechnique, entres autres, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont le dernier est « 10 idées qui coulent la France », qu'il a écrit avec Augustin Landier. Ses principaux domaines d'expertise sont l'économie financière ; l'économie de l'entreprise et l'économie comportementale.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur notre site.

 


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