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Non, la zone euro n'est pas le Japon, assure Groupama AM
AOF09/07/2019 à 15:49

(AOF) - Dans un contexte de taux d'intérêts à zéro, voire négatifs, et d'une inflation basse, le spectre d'une " japonisation " de l'économie européenne a resurgi avec force depuis le début de l'année.

Pourtant tempère Christophe Morel, hef économiste de Groupama AM, " la zone euro n'est clairement pas le Japon ! ". Le PIB nominal en zone euro affiche une tendance haussière depuis quelques années et la population active européenne devrait cesser son déclin en 2030.

Contrairement au Japon, l'Europe a démontré récemment sa capacité à s'attaquer au problème démographique par l'immigration, à l'image notamment de l'Allemagne. "

Cette politique migratoire en Europe, qui ne fut pas sans conséquences pour sa stabilité, permet en effet à la zone euro de conserver une population active dynamique ", souligne le chef économiste.

Par ailleurs, le niveau d'endettement de la zone euro est loin d'être aussi affolant que celui du Japon et le fonctionnement du marché du travail en Europe lui permet, à ce stade, de se prémunir contre tout risque déflationniste.

" De fait, la plus grande rigidité du marché du travail européen protège de la baisse des salaires nominaux, contrairement au Japon. Cette situation s'explique par le fait que le taux de couverture des négociations collectives et la protection des salariés sont plus élevés en Europe qu'au Japon ", explique le chef économiste.

Ainsi, ce dernier écarte aujourd'hui tout scénario de déflation pour la zone euro, contrairement à ce qu'a pu connaître le Japon au cours de ces dernières années.

Pour autant, la zone euro est loin d'être totalement sortie d'affaire, prévient Christophe Morel. Elle continue, en effet, de présenter certaines caractéristiques d'un " processus de japonisation ".

L'Europe reste fragilisée par le poids de ses dettes dans un contexte où les taux d'intérêt vont rester très bas pendant encore plusieurs années.

Par ailleurs, si tout scénario de déflation est écarté à l'heure actuelle, la zone euro demeure confrontée, à l'instar de l'ensemble des pays développés, à un environnement de stagnation séculaire marqué par une croissance molle, un vieillissement de la population, une inflation basse, des anticipations d'inflation long terme menacées de " désancrage ", un endettement élevé et, enfin, des politiques monétaires avec des marges de manœuvre réduites.

Selon le chef économiste, l'Europe a donc tout à gagner à renforcer et à consolider son architecture institutionnelle pour aboutir à une meilleure articulation des politiques monétaires et budgétaire, et ce afin d'éviter tout enlisement dans la crise économique.

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