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Migrants-Cinq ONG refusent le code de conduite présenté par Rome
Reuters01/08/2017 à 00:47

    ROME, 31 juillet (Reuters) - Cinq organisations 
non-gouvernementales d'aide aux migrants en Méditerranée ont 
refusé de signer le code de conduite présenté par le 
gouvernement italien, a annoncé lundi le ministère de 
l'Intérieur, qui précise que ces règles ont été acceptées par 
trois autres groupes. 
     Les bateaux des ONG ont pris en rôle de plus en plus 
important dans les sauvetages en mer Méditerranée: plus d'un 
tiers des migrants ramenés à terre cette année sont passés par 
leurs bateaux, contre seulement 1% d'entre eux en 2014, selon 
les garde-côtes italiens. 
    L'Italie redoute que leur travail ne facilite celui des 
passeurs depuis l'Afrique du Nord, et n'encourage les migrants à 
se lancer dans la traversée.  
    Rome a en conséquence présenté la semaine dernière un code 
de conduite en 12 points, qui prévoit entre autres d'imposer la 
présence de policiers à bord de leurs bateaux et d'interdire le 
transfert des migrants secourus sur d'autres navires.  
    Les organisations qui ont refusé de signer le document 
seront désormais "en dehors du système organisé de sauvetages en 
mer, avec toutes les conséquences concrètes que cela implique", 
a annoncé le ministère de l'Intérieur italien. 
    Rome avait précédemment menacé de fermer ses ports aux ONG 
non signataires, mais une source au ministère de l'Intérieur a 
confirmé que ces groupes y seraient finalement autorisés mais 
avec des contrôles accrus des autorités. 
    L'organisation Médecins sans frontières (MSF), qui a 
participé à de nombreux sauvetages cette année, a pris part à 
une réunion au ministère de l'Intérieur sur le sujet mais a 
refusé de signer le code. 
     
    REFUS DE MSF 
    MSF s'est dit opposé notamment à l'obligation faite aux ONG 
de transporter elles-mêmes à terre les migrants secourus, plutôt 
que de transférer les rescapés sur d'autres navires, pour 
permettre aux sauvetages de se poursuivre. 
    "Nos bateaux sont souvent débordés par le grand nombre de 
bateaux (de migrants) (...) et la vie et la mort en mer sont une 
question de minutes", a dit le directeur de MSF en Italie, 
Gabriele Eminente, dans une lettre au ministre de l'Intérieur 
Marco Minniti. 
    "Le code de conduite fait courir des risque à cette fragile 
équation de collaboration entre les différents bateaux", a-t-il 
estimé, ajoutant que MSF souhaitait continuer à travailler avec 
les autorités pour améliorer les opérations de sauvetage. 
    Les ONG allemandes Sea-Watch, Sea-Eye et Jugend Rettet ont 
elles aussi refusé de signer le texte, tout comme l'organisation 
française SOS Méditerranée. 
    L'ONG maltaise Migrant Offshore Aid Station (MOAS) et le 
groupe espagnol Proactiva Open Arms ont pour leur part accepté 
ce code de conduite, tout comme Save The Children, qui a précisé 
qu'elle respectait déjà la plupart des règles contenues dans le 
texte et qu'aucun "point du code n'entraverait ses activités", 
selon son directeur en Italie, Valerio Neri. 
    MSF, SOS Méditerranée et Jugend Rettet ont demandé des 
éclaircissements sur la présence de policiers à bord. 
    "Pour nous le point le plus polémique (...) était 
l'engagement d'aider la police italienne dans ses enquêtes et 
possiblement de prendre à bord des policiers armés", a déclaré 
le coordinateur de l'ONG allemande, Titus Molkenbur. "Cela est 
contraire aux principes humanitaires de neutralité auxquels nous 
adhérons" 
    Près de 100.000 migrants sont arrivés en Italie depuis le 
début de l'année.    
 
 (Isla Binnie et Antonio Denti, Julie Carriat pour le service 
français) 
 

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