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Michelin fait l’acquisition d’AirCaptif
information fournie par AOF19/11/2021 à 16:34

(AOF) - Michelin a annoncé l’acquisition de 100% d’AirCaptif, une société spécialisé dans les structures gonflables ultralégères de protection et d’isolation. « Ces solutions, simples d’utilisation et 10 fois moins lourdes que l’acier, privilégient un seul point de gonflage pour une mise en œuvre rapide et simplifiée », explique Michelin. Elles trouvent des applications dans des domaines variés tels que l’aéronautique, l’univers médical, la construction, ou encore les loisirs. Les termes financiers du deal n’ont pas été dévoilés.

Basée à Trappes dans les Yvelines et créée en 2017, AirCaptif a déjà contribué à la création d'une trentaine d'emplois localement. Son développement dans les 5 prochaines années devrait amener à créer environ 200 emplois au total.

Soutenue par le plan de relance France, et lauréat sélectionné par l'Etat français dans le cadre du " Plan de relance pour l'industrie – aéronautique " lancé en août 2020, son projet de développement industriel a permis la relocalisation en France d'activités initialement sous-traitées en Chine.

" L'acquisition d'AirCaptif contribuera à atteindre nos ambitions de croissance au-delà du pneu, et plus particulièrement dans le domaine des composites flexibles ", a commenté Maude Portigliatti, Directrice Business, Matériaux de Haute Technologie, Membre du Comité Exécutif de Michelin.

En 2030, 20 à 30 % des revenus de Michelin proviendront des activités autour et au-delà du pneu. C'est ce que le groupe avait annoncé, en avril dernier, lors de la présentation de notre nouveau plan stratégique " Michelin in motion ".

Pour y parvenir, le groupe a l'ambition de se développer dans cinq domaines : les services et solutions, les composites flexibles durables, l'impression 3D métal, la mobilité hydrogène, et les matériaux pour la médecine régénérative.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Automobile / Equipementiers : Une reprise lente

Après une mauvaise année 2020, certains acteurs tablent sur un retour très progressif au niveau d’activité précédent la crise: pas avant 2024-2025.

La pandémie mondiale a lourdement pesé sur les comptes de Valeo, Faurecia et Plastic Omnium.

2020, mauvaise année pour les équipementiers français.

Ils ont tous les trois conclu 2020 en affichant des pertes, malgré un redressement au second semestre. Faurecia a enregistré 379 millions d'euros de pertes l'an passé. Ses ventes ont dégringolé de 35,4% au premier semestre, suite à l'arrêt de la production automobile en Chine, puis en Europe et aux Etats-Unis. Son chiffre d'affaires a reculé de près de 20%, à 14,6 milliards d'euros, sur l’ensemble de l’année et son taux de marge opérationnel s’est replié de 7,2% à 2,8%.

Son concurrent, Plastic Omnium, a affiché un chiffre d'affaires en recul de 16,7 % en 2020, à 7,7 milliards d’euros. Les frais de personnels et frais généraux ont été réduits de 240 millions d'euros et les investissements de 27 %. En incluant 250 millions de dépréciations d'actifs, sa perte nette atteint 251 millions en 2020.

Valeo a, lui, subi une chute de son chiffre d'affaires de 16%, à 16, 4 milliards d'euros, et une perte nette légèrement supérieure au milliard d'euros.

L’hydrogène, nouvel eldorado pour les équipementiers

La fabrication d’hydrogène vert est une alternative aux batteries électriques. Bosch, l’un des principaux équipementiers automobiles mondiaux, va investir d’ici à 2024 un milliard d’euros dans les piles à combustible, qui transforment l’hydrogène en électricité. Le groupe allemand prévoit que le marché de l’hydrogène vert représentera en Europe près de 40 milliards d’euros d’ici à 2030, avec des taux de croissance annuels de 65%. Il estime que le marché des composants de piles à combustible mobiles, destinés aux véhicules, représentera environ 18 milliards d’euros d’ici à la fin de la décennie.

Les équipementiers automobiles français cherchent également à capter une partie de ce marché. Michelin et Faurecia misent sur leur filiale Symbio, qui produit des piles à combustible. Plastic Omnium souhaite devenir un leader mondial de l’hydrogène d’ici à 2030 et réaliser 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires à cette date-là.

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 19/11/2021 à 16:34:00.

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