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Macron presse l'Allemagne d'oser la confiance et d'oublier ses tabous
Reuters10/05/2018 à 14:34

    * L'Europe et la zone euro sont fragiles et menacées, dit
Macron
    * La France s'est réformée, l'Allemagne doit évoluer, dit-il
    * Merkel reconnaît un travail "difficile" sur les futures
réformes

 (Actualisé avec éléments supplémentaires, citations de Merkel)
    AIX-LA-CHAPELLE, Allemagne, 10 mai (Reuters) - Emmanuel
Macron s'est adressé sans détour aux Allemands jeudi, les
pressant de lui faire confiance en oubliant certains tabous afin
de réformer l'Europe et la zone euro pour les sauver.
    Le président français, qui recevait à Aix-la-Chapelle le
Prix Charlemagne récompensant l'engagement européen d'une
personnalité, est engagé dans une difficile négociation avec
Angela Merkel visant à écrire une feuille de route de réformes.
    De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s'opposent
à l'un de ses principaux projets : une capacité budgétaire pour
la zone euro, qu'il veut voir mentionnée dans cette feuille de
route attendue pour le Conseil européen de la fin juin.
    "Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un
budget propre permettant les investissements et la convergence",
a dit Emmanuel Macron. "C'est le seul moyen de permettre à tous
les Etats qui souhaitent aller de l'avant d'aller dans cette
direction."
    Le président français a demandé aux Allemands de prendre
conscience de l'ampleur des réformes économiques et sociales
menées en France depuis son élection il y a un an et il a dit sa
confiance dans la capacité de l'Allemagne d'évoluer.
    "Je connais tous ceux qui en France me disent : 'allez,
allez vous confronter à l'Allemagne, la solution est dans une
crise avec l'Allemagne, l'Allemagne est égoïste, elle est
vieillissante, elle ne veut pas réformer l'Europe'", a-t-il dit.
    "Je sais que c'est faux. Et jamais nous ne céderons à cette
tentation parce que j'ai vu une Allemagne qui, ces dernières
années, a pris ses risques, a fait ses choix, qui avant la crise
financière a su faire des réformes profondes, que nous, nous
avons pensé pouvoir faire attendre."
    
    MERKEL RECONNAÎT DES "DISCUSSIONS DIFFICILES"
    Il a renouvelé sa mise en garde sur la pérennité de l'Europe
et de la zone euro, alors que les menaces internes et externes
se multiplient, et insisté sur l'urgence pour la France,
l'Allemagne et tous les Européens de renforcer l'Europe.
    La baisse de la dépense publique et les changements de
traités européens ne doivent plus être des tabous pour la
France, a-t-il dit, tandis qu'"en Allemagne, il ne peut pas y
avoir un fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et
commerciaux".
    Angela Merkel, qui a prononcé le discours d'éloge d'Emmanuel
Macron lors de la remise du prix qu'elle avait elle-même reçu en
2008, a loué son implication et son courage et reconnu les
différences d'approches sur l'avenir de la zone euro.
    "Oui, ce sont des discussions difficiles car les cultures
sont différentes. Mais nous allons avancer sur l'union bancaire,
sur l'union des marchés des capitaux, nous allons renforcer la
zone euro, nous allons la rendre plus compétitive", a dit la
chancelière.  
    Lors d'un entretien aux médias allemands ARD et Deutsche
Welle diffusé mercredi, le président français avait déjà pressé
les citoyens allemands d'accepter de le suivre dans ses
ambitions de réformes. 
    "La situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui
collectivement n'est pas durable", a-t-il dit. "Si nous ne
regardons pas en face notre présent et notre avenir, cette zone
euro se démantèlera et l'Europe aussi."  

 (Jean-Baptiste Vey à Paris, Michael Nienaber à Berlin, avec
Reuters TV à Aix-la-Chapelle, édité par Simon Carraud)
 

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