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Macron jeudi sur la base d'Istres en pleine crise avec l'armée
Reuters18/07/2017 à 15:05

    * Crise ouverte entre Macron et de Villiers 
    * De Villiers reçu vendredi par Philippe et Macron 
    * La confiance entre politique et militaire entamée? 
 
    par Marine Pennetier 
    PARIS, 18 juillet (Reuters) - Emmanuel Macron se rendra 
jeudi sur la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône), une 
semaine après le déclenchement d'une crise sans précédent entre 
le président et le chef d'état-major des armées sur les 
économies budgétaires à réaliser dans la défense, a-t-on appris 
mardi dans l'entourage du chef de l'Etat.  
    Le président fera "une courte adresse aux troupes, dans la 
même veine que son discours de Brienne (du 13 juillet-NDLR), à 
savoir un soutien aux forces armées compte tenu des défis 
auxquels elles font face et la conviction que tout le monde doit 
participer aux efforts budgétaires", a-t-on précisé.  
    Ce déplacement avait été planifié avant la passe d'armes de 
la semaine dernière entre Emmanuel Macron et le général Pierre 
de Villiers, a-t-on indiqué. Les deux hommes se retrouveront 
mercredi au conseil de défense qui se tient chaque semaine, 
avant un entretien en bonne et due forme vendredi à 18h00. 
    Un déjeuner est également prévu vendredi midi entre le 
général et le chef d'état-major des armées et le Premier 
ministre Edouard Philippe à Matignon avec les chefs 
d'états-majors de l'Armée de terre, de la Marine et de l'Armée 
de l'air. 
    Rien ne filtre sur la teneur de ces rendez-vous organisés 
une semaine après la charge, d'une rare virulence au sein de la 
"grande muette", de Pierre de Villiers.  
    Le 12 juillet, lors d'une audition parlementaire à huis 
clos, le chef d'état-major exprime en termes crus sa colère 
contre la coupe budgétaire de 850 millions d'euros imposée au 
ministère de la Défense.  
       
    CONFIANCE ENTAMÉE ? 
    Le recadrage d'Emmanuel Macron dès le lendemain dans les 
jardins de l'hôtel de Brienne - "Je suis votre chef" - fait 
l'effet d'une douche froide dans la communauté militaire qui 
voyait jusque-là plutôt d'un bon oeil le nouveau chef de l'Etat 
et ses gestes à l'égard d'une armée sursollicitée dans un 
contexte de menace élevée. 
    Pour l'ancien général François Chauvancy, le chef de l'Etat, 
avec son discours perçu comme une humiliation infligée à 
l'état-major par certains militaires, a "entaillé" le pacte de 
confiance entre le "politique et le militaire". 
    "L'intérêt de cette crise ouverte est cependant de clarifier 
les rapports entre politique et militaire en ce début de 
mandat", souligne-t-il dans un tribune au Monde publiée lundi. 
    "Malgré une communication présidentielle qui pouvait laisser 
espérer une réelle considération envers les militaires, le voile 
est tombé", estime-t-il.  
    Depuis le recadrage du chef de l'Etat, les deux hommes ont 
échangé des piques par support interposé - un message sur 
Facebook pour le général de Villiers et des propos rapportés par 
le Journal du Dimanche pour Emmanuel Macron.  
    Les proches du chef de l'Etat ont eux tenté de faire 
retomber la pression. Après Edouard Philippe qui a estimé que le 
général pouvait "bien entendu" rester à son poste, le 
porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a déclaré 
lundi qu'il n'y avait pas de "logique" à une démission. 
    "Je pense qu'un militaire sait aussi que le rappel à l'ordre 
est nécessaire dans le management entre deux hommes qui vont 
discuter, se voir, échanger. Ils prendront une décision 
ensemble", a-t-il dit.  
     
    REPRISE EN MAIN 
    S'il venait à se confirmer, le départ du général, nommé en 
2014 et maintenu à son poste jusqu'au 31 juillet 2018, sonnerait 
comme le dernier acte de la reprise en main par le chef de 
l'Etat des dossiers militaires.  
    Cité fin mai par le Canard enchaîné, un proche du chef de 
l'Etat expliquait qu'Emmanuel Macron avait voulu, en nommant une 
néophyte à la Défense - Florence Parly - et en déplaçant au Quai 
d'Orsay Jean-Yves Le Drian, éviter de se retrouver "prisonnier 
d'un Etat dans l'Etat".  
    Dans les rangs de l'opposition, les développements de la 
semaine dernière ont suscité de nombreuses critiques, du Front 
national à des élus de la Nouvelle Gauche.  
    "J'ai bien compris que le président de la République 
souhaiterait être aujourd'hui seul sur tous les leviers de 
commandement mais en France il y a une Ve République, des 
institutions", a indiqué Luc Carvounas, mardi, sur Sud Radio.  
    Raillant l'"ivresse des sommets" qui s'est emparée selon lui 
d'Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) a pour 
sa part dénoncé, sur son blog, la "très grave faute politique" 
du chef de l'Etat de ne pas "assumer" financièrement les 
opérations militaires en cours.  
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 

1 commentaire

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  • j.tavern
    18 juillet15:31

    Le Président Macron se fait obéir. Je lui donne raison. Notre pays a besoin de retrouver la confiance et la croissance après les deux derniers quinquennats plutôt manqués selon moi..

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