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Les salaires en France toujours parmi les plus taxés, selon l'OCDE
information fournie par Reuters11/04/2019 à 11:00

    PARIS, 11 avril (Reuters) - La France figure toujours dans
le peloton de tête des pays de l'OCDE dans lesquels la pression
fiscale sur les salaires est la plus forte, selon un rapport
publié jeudi par l'Organisation de coopération et de
développement économiques. 
    La charge fiscale sur les revenus du travail, que l'OCDE
décrit par l'expression "coin fiscal", y est restée l'an dernier
bien supérieure à la moyenne de l'OCDE, quelle que soit la
composition du foyer fiscal.  
    Cette pression fiscale est mesurée en faisant la somme des
impôts et cotisations sociales salariales mais aussi patronales,
dont sont déduites les allocations et prestations sociales
perçues par les contribuables, le tout étant rapporté au coût de
la main-d'oeuvre. 
    En France, en 2018, pour un couple marié avec deux enfants
et ne disposant que d'un seul salaire moyen, le poids des
prélèvements sur les revenus du travail s'est établi à 39,4% du
coût de la main-d'oeuvre, quasiment inchangé par rapport à 2017
(-0,07 point).
    Ce taux, supérieur de près de 13 points à la moyenne de
26,6% dans l'OCDE, place la France en tête du classement des 36
pays membres de l'organisation selon leur pression fiscale sur
les salaires, devant l'Italie (39,1%), la Grèce (37,9%) et la
Suède (37,9% également).
    Les pays où la charge fiscale pour ce type de famille est la
plus faible sont la Nouvelle-Zélande (1,9%), le Chili (7,0%) et
la Suisse (9,8%). 
    En France, la pression fiscale est plus marquée pour un
célibataire sans enfant rémunéré au salaire moyen: elle a
atteint 47,6% l'an dernier (+0,04 point par rapport à 2017),
soit 11,5 points de plus que la moyenne de l'OCDE (36,1%).     
    Pour cette catégorie de foyers fiscaux, la France se
retrouve au pied du podium, derrière la Belgique (52,7%),
l'Allemagne (49,5%) et l'Italie (47,9%).
    A l'autre extrémité du classement, le Chili (7,0%), la
Nouvelle-Zélande (18,4%) et le Mexique (19,7%) ferment la
marche. 
    Selon l'analyse de l'OCDE, la France a connu l'an dernier
"l'augmentation la plus forte des impôts sur le revenu (...) en
pourcentage des coûts de main-d'oeuvre", avec une hausse de 1,36
point. Cette progression a été principalement alimentée par la
hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée
(CSG), qui a cependant été compensée en grande partie par la
diminution des cotisations de sécurité sociale, est-il souligné
dans le rapport. 
    Autre record français mis en avant dans cette étude: "les
employeurs en France paient 26,5% des coûts de main-d'oeuvre
sous forme de cotisations de sécurité sociale, soit le niveau le
plus élevé parmi les pays de l'OCDE". 
    La France fait également partie des huit pays de l'OCDE dans
lesquels le montant combiné des cotisations salariales et
patronales représente au moins un tiers des coûts de
main-d'oeuvre, avec l'Allemagne, l'Autriche, la Grèce, la
Hongrie, la République slovaque, la République tchèque et la
Slovénie.     

 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse)
 

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