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Les pro-homéopathie passent du terrain scientifique au politique
AFP12/06/2019 à 16:37

Des tubes d'homéopathie dans un tiroir d'une pharmacie de Lille le 3 septembre 2018 ( AFP / Philippe HUGUEN )

Critique du mode d'évaluation et volonté de passer du terrain scientifique au politique: après une ultime audition mercredi devant les autorités de santé, les défenseurs de l'homéopathie fourbissent leurs arguments pour éviter son déremboursement.

La commission de la transparence de la Haute autorité de santé (HAS) a entendu dans la matinée les experts des laboratoires fabricants, Boiron, Lehning et Weleda.

Cette audition était la dernière occasion d'infléchir l'avis de la commission, qui s'était prononcée pour le déremboursement dans un avis provisoire mi-mai.

Elle se réunira le 26 juin pour adopter son avis définitif, avant de l'annoncer publiquement deux jours plus tard.

Après l'audition, les experts des labos ont employé un argument classique des pro-homéopathie: selon eux, ces produits ne peuvent pas être évalués comme des médicaments conventionnels car pour une même maladie, le traitement peut être différent selon les patients.

"J'ai eu l'impression que nous n'étions pas devant la bonne commission (...), cette audition n'était pas du tout adaptée à notre pratique", a fait valoir l'un des experts, le médecin homéopathe Jean-Lionel Bagot.

"Nous ne venions pas défendre un médicament mais une stratégie thérapeutique qui s'adapte à chaque patient", a poursuivi son confrère, le Dr Bernard Poitevin. Or, "on nous a enfermés dans une discussion concernant des médicaments".

Cet argumentaire, qui va à rebours des règles d'évaluation scientifique, est contesté par les anti-homéopathie.

"A partir du moment où on revendique un statut de médicament, il faut accepter que ce produit soit évalué selon des règles communes", a déclaré à l'AFP le cardiologue Jérémy Descoux, président du collectif Fakemed.

Ce collectif a été créé par les 124 médecins auteurs en mars 2018 d'une tribune véhémente contre l'homéopathie et d'autres "médecines alternatives". C'est sa publication qui a relancé le débat sur le déremboursement.

Un débat qui ne s'arrêtera pas avec l'avis de la HAS, puisqu'au final, c'est le gouvernement qui tranchera.

- Décision "en haut lieu"? -

"La décision sera politique. Elle sera peut-être prise par (la ministre de la Santé) Agnès Buzyn, mais nous pensons qu'elle peut être prise en plus haut lieu, par le Premier ministre ou le président de la République", selon Charles Bentz, président du Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF).

"La partie n'est pas jouée", a-t-il voulu croire.

Parallèlement à l'audition, le camp des pro-homéopathes (médecins, patients et labos) a présenté un "livre blanc" dans lequel il demande de maintenir le remboursement et de "renforcer la formation des professionnels de santé à l'homéopathie".

Ce document est préfacé par dix-sept parlementaires.

Sa publication suit de deux mois la mise en place de la campagne médiatique "Mon homéo, mon choix", avec une pétition qui revendique pour l'heure près d'un million de signatures.

Avec cette campagne, "on n'est pas dans le domaine de l'évaluation (scientifique), on est dans le domaine de l'action politique", a commenté le Dr Bentz.

Le président de l'Association Homéo Patients France, Joël Siccardi, a rappelé que "10.000 courriers (avaient) été adressés à des députés et des sénateurs", et qu'une "cinquantaine d'entre eux avaient écrit au gouvernement".

Des élus de poids ont pris position contre le déremboursement: le leader écologiste Yannick Jadot, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et le maire de Lyon Gérard Collomb (le siège de Boiron est en région lyonnaise), ou encore Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France (où Boiron a un site).

"L'impact d'un déremboursement pour l'ensemble de la filière serait considérable", a assuré Anabelle Flory, directrice de Boiron France, selon qui 1.300 emplois seraient menacés pour les trois labos, dont 1.000 pour Boiron.

Controversée au sein du corps médical, l'homéopathie consiste à administrer au patient des substances en quantité infinitésimale, diluées à l'extrême dans de l'eau.

Certains médicaments sont remboursés à 30% par la Sécurité sociale à la faveur d'un régime dérogatoire, leur efficacité n'ayant pas été évaluée scientifiquement jusqu'à présent.

L'an dernier, le remboursement de l'homéopathie a représenté 126,8 millions d'euros sur un total d'environ 20 milliards pour l'ensemble des médicaments remboursés, selon l'Assurance maladie.

pr/abb/rh/asm

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1 commentaire

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  • Europa24
    12 juin17:18

    OUI je confirme pour une même maladie en l'occurrence la bronchite asthmatiforme ,il existe plusieurs médicaments homéopathiques quand l'un guérit ,l'autre n'a aucune action ,

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