Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Les grands crus, remède à la crise pour les investisseurs

Reuters06/06/2012 à 14:29

par Alexandre Boksenbaum-Granier

PARIS (Reuters) - Les dirigeants de la Financière d'Uzès ont enfin pu célébrer au champagne et aux petits fours le lancement d'Uzès Grands Crus, leur fonds spécialisé dans les grands vins, un placement jugé attractif et défensif, après deux ans de discussions avec l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Ce lancement, plus de quatre ans après la dissolution du fonds Premier cru de Société générale Asset Management, n'a rien d'anecdotique, l'engouement des investisseurs pour les grands vins en tant que placement s'intensifiant depuis la crise grâce à des performances et des perspectives supérieures aux actions.

"Le vin apparaît un peu comme une valeur refuge. On a vu l'arrivée de nouveaux investisseurs avec la crise désireux d'investir dans un produit défensif", commente Thierry Goddet, président fondateur de Cavissima, qui a développé une activité spécialisée à la demande de clients souhaitant investir parfois 100.000 euros dans du vin.

Consacrés par la classification établi en 1855 à la demande de Napoléon III pour l'exposition universelle, les grands crus correspondent aux vins issus des meilleurs terroirs et parvenant à renouveler avec constance leur très grande qualité.

D'un point de vue financier, le prix d'une bouteille de 75 cl de grand vin débute à près de 100 euros, contre moins de 5,0 euros en moyenne pour un vin standard. Mais certaines bouteilles peuvent largement dépasser les 1.000 euros, comme un Petrus millésimé 2009 qui se négocie autour de 3.700 euros.

MARCHÉ DE NICHE

"Les cours augmentent de 12% par an depuis une dizaine d'années, et même s'il y a eu des corrections comme en 2008 (crise des subprime) ou 2011 (crise obligataire en Europe, ralentissement économique dans les marchés émergents et crise des grands crus en Chine), ces dernières sont toujours suivies d'une reprise rapide", indique Thierry Goddet.

Marché de niche, environ trois milliards d'euros par an, soit 3% du marché du vin, les grands crus affichent une rentabilité annuelle moyenne comprise entre 10 et 15% par an depuis les années 1950 et pouvant atteindre près de 30% sur les 10 dernières années, selon les vins considérés et les études.

En outre, l'indice regroupant les plus grands crus, le Liv-ex 100 Fine Wine affiche encore un gain de 15% depuis fin 2007, malgré l'éclatement d'une bulle l'année dernière liée à la spéculation chinoise sur certains vins de Château Lafite.

Ces chiffres peuvent paraître enivrants pour des investisseurs devant assumer un recul de 46% du CAC 40 depuis fin 2007 alors que la Bourse de Paris n'offre en moyenne qu'une rentabilité annuelle de 8% depuis sa création fin 1987.

"Plusieurs études (...) démontrent que les grands vins ont, depuis 1950, en permanence surperformé les marchés financiers", a expliqué, lors d'une conférence consacrée au fonds Uzès Grands Crus, son gérant Jean-Marie Godet, également directeur général délégué d'Uzès Gestion.

"TRAVAIL DE JOAILLIER"

"Même pendant les périodes de crise, les cours des vins faiblissent moins que ceux des marchés financiers. C'est aussi un amortisseur à la baisse des marchés financiers", a-t-il dit.

En outre, les perspectives de croissance en valeur du marché des grands crus sont de l'ordre de 12% par an, estiment les analystes soulignant une offre limitée, et surtout la forte demande et le potentiel élevé des marchés émergents, en plus des pays anglo-saxons, et plus particulièrement de la Chine.

"Il faut commencer à comprendre la psychologie des chinois pour anticiper les prix", a prévenu Hugues Lapauw analyste chez Uzès Gestion lors de la conférence sur Uzès Grands Crus.

A ces catalyseurs s'ajoute la structuration d'un marché organisé comme une Bourse, avec la création en 1999 du Liv-ex à Londres, où environ 80% des transactions mondiales sont traités, et ses agences de notation, qui évaluent la qualité des vins.

En la matière, l'influence des notations de Robert Parker est facilement comparée par les analystes à celle de Standard & Poor's, Moody's ou Fitch sur les marchés financiers.

Le millésime 2009 du Château Smith Haut Lafitte a ainsi vu ses prix multiplier par 2,5 depuis fin février à plus de 1.900 euros la caisse de 12 bouteilles de 75 cl, Robert Parker lui ayant accordé la note exceptionnelle de 100 sur 100 lors de sa re-dégustation.

A plus de 1.000 euros la bouteille pour certains, les grands crus sont assimilés à des produits de luxe, dont les châteaux appartiennent d'ailleurs à des spécialistes du secteur du luxe, Cheval Blanc appartenant ainsi à Bernard Arnaud et Albert Frère et Château Latour à François Pinault.

"Les grands crus sont donc entre les mains de personnes qui savent fabriquer un produit de luxe. C'est un véritable travail de joaillier avec une attention très forte et des moyens technologiques très perfectionnés", indique Thierry Goddet.

Mais revers de la médaille, comme pour la bagagerie ou la joaillerie de luxe, les grands vins sont confrontés à la menace de la contrefaçon, cinq faux Lafite pour un vrai circulant par exemple en Chine, avertit Thierry Goddet.

Edité par Jean-Michel Bélot

Mes listes

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.