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Les craintes liées à Omicron devraient faire rechuter les actions
information fournie par Reuters30/11/2021 à 07:55

LES CRAINTES LIÉES À OMICRON DEVRAIENT FAIRE RECHUTER LES ACTIONS

LES CRAINTES LIÉES À OMICRON DEVRAIENT FAIRE RECHUTER LES ACTIONS

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mardi à l'ouverture, les inquiétudes provoquées par le variant Omicron du coronavirus replongeant les marchés dans un climat d'aversion généralisée au risque.

Les contrats à terme se sont retournés à la baisse après des déclarations du directeur général de Moderna, pour signaler un repli de 1,7% pour le CAC 40 parisien, de 1,59% pour le Dax à Francfort, de 1,3% pour le Footsie 100 et de 1,7% pour l'EuroStoxx 50.

Stéphane Bancel a déclaré dans une interview au Financial Times que les vaccins existants contre le COVID-19 ne seraient probablement pas aussi efficaces contre le variant Omicron que contre les précédentes souches du coronavirus, ravivant les inquiétudes des marchés financiers sur l'évolution de la pandémie et son impact sur l'économie.

"La chute [attendue] des marchés ce matin montre que le sentiment va rester extrêmement instable jusqu'à ce que nous ayons une idée plus claire de ce qui va suivre concernant le nouveau variant", a commenté Michael Hewson chez CMC Markets.

"En raison de ces dernières évolutions du virus, les marchés réduisent également leurs attentes sur le moment où les banques centrales pourraient envisager d'accélérer la normalisation de leur politique monétaire", a poursuivi l'analyste dans une note.

Dans ce contexte, les opérateurs de marchés suivront avec attention à 15h00 GMT l'audition du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, et de la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, devant la commission bancaire du Sénat américain où ils seront certainement interrogés sur l'impact du variant Omicron et sur l'inflation toujours élevée.

Sur ce dernier front, les investisseurs prendront connaissance de la première estimation des prix à la consommation en zone euro en novembre, à 10h00 GMT.

A WALL STREET

Les contrats à terme de Wall Street indiquent une ouverture en baisse de 0,5% à 1,5% après le rebond enregistré lundi, les investisseurs ayant été rassurés par les propos de Joe Biden qui souhaite éviter tout nouveau confinement pour le moment aux Etats-Unis.

L'indice Dow Jones a gagné 0,68% à 35.135,94 points, le S&P-500 a pris 1,32%, à 4.655,27 points, et le Nasdaq Composite a avancé de 1,88% à 15.782,83 points.

EN ASIE

Le Nikkei à Tokyo a perdu 1,63%, enchaînant trois séances négatives pour tomber au plus bas en mois et demi.

En Chine, les marchés sont également dans le rouge malgré la hausse plus forte que prévu de l'activité manufacturière en novembre. Le CSI 300 des grandes capitalisations de Chine continentale cède 0,67%.

A Hong Kong, l'indice Hang Seng (-2,44%) tombe à un creux d'un an, les inquiétudes sur la réglementation du secteur technologique et celui des jeux s'ajoutant à celles sur le COVID-19.

Suncity, un organisateur de voyages pour les grosses fortunes à destination des casinos de Macao, chute de plus de 40% après l'arrestation de son directeur général, Alvin Chau, et de dix autres personnes pour des liens présumés avec des jeux illégaux transfrontaliers et du blanchiment d'argent.

TAUX

La forte baisse attendue des actions entraîne un repli marqué des rendements obligataires de référence: sur le marché américain, celui des Treasuries à dix ans perd sept points de base à 1,463%, au plus bas en vingt jours. Les rendements européens devraient logiquement suivre à l'ouverture.

CHANGES

L'aversion au risque domine aussi les évolutions sur le marché des devises, avec entre autres une progression de 0,41% pour le yen face au dollar et de 0,23% pour le franc suisse.

Le dollar recule de 0,26% face à un panier de référence et d'autant face à l'euro, qui remonte à 1,1319.

PÉTROLE

Le marché pétrolier souffre des craintes pour la demande alimentées par l'évolution de la pandémie de coronavirus: le Brent abandonne 2,49%, à 71,61 dollars le baril, et le brut américain (West Texas Intermediate, WTI) chute de 3,19% à 67,72 dollars.

(édité par Bertrand Boucey)

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