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Les Brics au secours de l'Europe, opération gagnant-gagnant

Reuters21/09/2011 à 16:47

Répétition.

par Mike Dolan

LONDRES (Reuters) - Les grands pays émergents n'ont pas de baguette magique pour résoudre les problèmes d'endettement de la zone euro, mais en cherchant à stabiliser l'une des régions les plus riches de la planète elles pourraient éviter un choc boursier et gagner au change d'un point de vue non financier.

Les ministres des Finances du groupe des Brics - Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud - se réunissent jeudi à Washington et discuteront d'un possible investissement dans les obligations souveraines les plus malmenées de la zone euro.

Ces quatre pays affichent des réserves de change d'un montant combiné de 4.300 milliards de dollars (3.140 milliards d'euros), dont les trois quarts sont détenus par la Chine.

Leur réunion de Washington, à l'occasion des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, reflète l'anxiété des responsables politiques et des investisseurs face à une crise des pays riches des deux côtés de l'Atlantique qui menace d'entraîner une deuxième récession mondiale en quatre ans.

Lors d'une conférence organisée la semaine dernière par le groupe de réflexion Oxford Analytica, l'ancien secrétaire américain au Trésor Robert Rubin a déploré le manque d'initiative internationale pour régler le problème de l'endettement des Européens.

Sa remarque n'est pas dénuée d'ironie sur le plan historique. Il y a un peu plus de dix ans, Robert Rubin, son adjoint d'alors Lawrence Summers et le président de la Réserve fédérale des Etats-Unis Alan Greenspan posaient en Une du magazine Time sous le titre "le comité pour sauver le monde", tous trois voyant salués leurs efforts pour limiter l'impact international d'effondrements en série sur les marchés émergents.

Faisant écho à un discours d'Alan Greenspan peu après le défaut de la Russie sur sa dette en 1998, le président Bill Clinton avait alors averti que l'Amérique ne pouvait demeurer un "oasis de prospérité" dans un monde de turbulences financières grandissantes.

L'économie mondiale et la sécurité des uns et des autres, faisaient-ils valoir, étaient devenues trop interdépendantes : agir ne relevait pas de la charité mais de l'intérêt national.

Treize ans plus tard, les économies émergentes à forte croissance pourraient tirer la même conclusion.

IRONIE DU SORT

Il est difficile d'ignorer la symétrie - et l'ironie - du fait que les nations émergentes hier rescapées sont aujourd'hui appelées à aider leurs riches bienfaiteurs d'alors.

L'argument de l'interdépendance et de l'intérêt national n'a pas changé. Comme lors de la récession mondiale de 2008-2009 qui a suivi la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers, les pays émergents seraient entraînés dans le sillage des économies occidentales si celles-ci venaient à défaillir.

Des achats de dette grecque, italienne ou d'euro-obligations auprès du Fonds européen de stabilité financière (FESF) - ou la proposition brésilienne d'apporter un soutien via le FMI - ne suffiront pas à résoudre la crise politique qui mine l'Europe. Mais ces mesures pourraient aider à limiter la panique financière pendant que l'Europe se cherche une solution.

Acheter de la dette européenne serait certes un investissement risqué, mais la Chine et d'autres pays des Brics s'assureraient ainsi non seulement une meilleure stabilité dans leurs marchés clients, mais aussi une force de négociation significative aux sommets qui régissent la gouvernance mondiale.

Parmi les récompenses il pourrait y avoir un accès facilité aux marchés occidentaux - le statut d'économie de marché réclamé par la Chine ou l'accession de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce -, de nouveaux sièges et droits de vote au FMI ou encore un soutien à une nouvelle répartition des réserves mondiales d'actifs et de changes.

ÉCHANGE DE BONS PROCÉDÉS

Car de nombreux investisseurs des marchés émergents rechignent à l'idée de voir les Brics gaspiller des réserves durement gagnées pour sauver des Etats occidentaux ruinés.

"C'est un très mauvais investissement que d'acheter des obligations souveraines dans l'Union européenne. Soit elles ne vont quasiment rien rapporter, dans une devise qui va perdre de sa valeur (...), soit elles risquent de faire défaut. Il y a même un risque de contrôle des capitaux", souligne Jerome Booth, d'Ashmore Investment Management, dans une note à ses clients.

En échange d'un soutien des Brics, il suggère une liste de voeux comprenant notamment des sièges permanents aux Nations unies pour le Brésil, la Russie et l'Inde et une plus grande libéralisation des échanges dans des secteurs comme l'agriculture, pierre d'achoppement qui a contribué à l'impasse du cycle de Doha à l'OMC.

Un ancien conseiller de la banque centrale chinoise a de son côté estimé mercredi que Pékin devrait s'abstenir d'acheter de la dette européenne, et chercher aussi à réduire ses réserves de change en dollars.

"Nous ne devrions pas acheter des obligations européennes et il devrait y avoir des conditions pour que l'on en achète", a jugé l'économiste Yu Yongding lors d'une conférence de l'Académie chinoise des sciences sociales, sans préciser quelles conditions pouvaient être envisagées.

L'inventeur de l'acronyme Bric, Jim O'Neill, président de Goldman Sachs Asset Management, reconnaît que les pays émergents risquent au moins d'exiger, en échange de leur soutien, une plus grande clarté sur la façon dont l'Europe compte résoudre sa crise.

"Le chemin ultime (qui mènera) vers une plus grande unité fiscale et l'Eurobond - qui semble prendre de l'ampleur en coulisses en Allemagne - rencontrerait naturellement une énorme demande de la part de ces investisseurs", écrivait-il lundi.

Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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