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Les agriculteurs maintiennent la pression à trois jours du Salon

Reuters21/02/2018 à 16:38
    * Fortes attentes des jeunes agriculteurs 
    * Ils seront reçus jeudi à l'Elysée par Macron 
    * Inquiétudes persistantes malgré les garanties de l'Etat 
 
 (Actualisé avec Griveaux §14, manifestations) 
    PARIS, 21 février (Reuters) - Les agriculteurs ont manifesté 
mercredi dans plusieurs régions en France pour maintenir la 
pression sur le gouvernement à la veille d'une rencontre entre 
les jeunes exploitants et Emmanuel Macron à trois jours du Salon 
de l'agriculture.  
    A l'appel de la FNSEA, le premier syndicat agricole, et des 
Jeunes agriculteurs (JA), des opérations escargot et des 
barrages filtrants ont eu lieu notamment en Bourgogne, dans la 
Loire, dans l'Ain et en Normandie dans le cadre de cette 
"journée de l'incohérence". 
    Une centaine d'agriculteurs venus de toute la région 
Nouvelle-Aquitaine ont ainsi installé des tracteurs et des 
vaches devant le Conseil Régional à Bordeaux, avant de mettre le 
feu à des bottes de paille. A Poitiers (Vienne), une soixantaine 
de tracteurs ont été utilisés pour des opérations escargot et 
les agriculteurs ont déversé du lisier et des vieux pneus devant 
les entrées de plusieurs grandes surfaces.  
    Parmi les motifs d'inquiétude, les relations avec la grande 
distribution, qui restent compliquées malgré le projet de loi 
censé mettre un terme à la guerre des prix, la sortie programmée 
et progressive du glyphosate, le plan loup ou encore les traités 
de libre-échange avec le Canada (Ceta) et le Mercosur.  
    La modification de la carte des "zones défavorisées", qui 
détermine le versement de l'indemnité compensatoire de handicaps 
naturels (ICHN) hors montagne, est également source de 
crispations entre l'Etat et les agriculteurs. 
    Le ministre de l'Agriculture a de nouveau modifié la carte 
des zones agricoles défavorisées mardi et proposé un dispositif 
d'accompagnement pour les communes sortantes, sans parvenir à 
satisfaire le monde agricole.   
    "Il s'agit d'exprimer l'inquiétude forte des agriculteurs 
sur le sujet des zones défavorisées et également sur la question 
des accords commerciaux", a déclaré la présidente de la FNSEA, 
Christiane Lambert, sur BFM TV. 
    Certes, "M. Macron tient ses promesses sur la question des 
prix payés aux producteurs (...), ça c'est un point positif", 
a-t-elle souligné. "Mais on ne peut pas en même temps dire 
'montez en gamme, faites des bons produits" (...) et ouvrir à 
tout vent les frontières européennes en laissant rentrer des 
produits qui viennent nous concurrencer avec des qualités très 
différentes. C'est cette incohérence que nous voulons pointer".  
     
    MESURES CONCRÈTES JEUDI?  
    Malgré les engagements pris par le chef de l'Etat depuis le 
début de son quinquennat, notamment en faveur de la "juste 
rémunération" des éleveurs, l'attente reste forte dans les rangs 
des agriculteurs éprouvés ces dernières décennies par des crises 
économiques et climatiques.  
     La "réception de la nouvelle génération agricole", 
organisée jeudi midi à l'Elysée en présence d'un millier 
d'agriculteurs de moins de 35 ans et installés en 2017, doit 
déboucher sur un "certain nombre de mesures concrètes", a 
prévenu Jérémy Decerle, président des JA.  
    "On a une agriculture qui est un peu en questionnement et 
une morosité ambiante puisque toutes les productions sont 
impactées (...) on a besoin de retrouver un peu de sérénité dans 
notre métier", a-t-il dit mardi sur Radio Classique.  
    "Je pense qu'(Emmanuel Macron) va leur dire qu'il les aime 
mais ils attendent un peu autre chose quand même", a abondé 
Christiane Lambert.  
     Car des inconnues demeurent sur plusieurs dossiers, 
notamment sur la question de la réforme de la politique agricole 
commune (PAC). Emmanuel Macron a défendu lors des voeux au monde 
agricole en janvier "une PAC aux ambitions préservées" mais sans 
donner plus de détails sur les attentes de la France en terme de 
budget.  
    Quant au plan d'action du gouvernement visant à réduire 
l'utilisation des pesticides dans l'agriculture, il reste encore 
à être détaillé - il sera finalisé fin mars à l'issue d'une 
période de concertation - tout comme le plan d'investissement de 
cinq milliards d'euros sur cinq ans promis pendant la campagne 
présidentielle. 
    "L'idée est de pouvoir avoir un dialogue très direct", a 
indiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveux à 
l'issue du conseil des ministres, rappelant qu'une rencontre 
similaire avec les maires en novembre à l'Elysée avait permis de 
"lever des caricatures et des incompréhensions".  
 
 (Marine Pennetier, avec Claude Canellas, édité par Yves 
Clarisse) 
 

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