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Les actions proches des records mais en manque de catalyseurs
information fournie par Reuters26/05/2021 à 13:44

LES ACTIONS PROCHES DES RECORDS MAIS EN MANQUE DE CATALYSEURS

LES ACTIONS PROCHES DES RECORDS MAIS EN MANQUE DE CATALYSEURS

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse mais les indices boursiers européens marquent le pas à mi-séance mercredi en dépit de l'apaisement des craintes liées à l'inflation, faute de facteurs susceptibles de leur donner un élan supplémentaire.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une progression de 0,23% pour le Dow Jones, de 0,29% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,34% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 est pratiquement stable à 6.390,44 points à 11h00 GMT mais à Londres, le FTSE 100 cède 0,27% et à Francfort, le Dax recule de 0,17%.

L'indice EuroStoxx 50 abandonne 0,11%, le FTSEurofirst 300 est inchangé et le Stoxx 600 grappille 0,03%.

Ce dernier reste à moins de 0,5% de son record de mardi et le CAC 40 tout près du plus haut de plus de 20 ans touché durant la même séance grâce, entre autres, aux déclarations de responsables de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne jugées rassurantes sur le risque d'un retour durable de l'inflation.

Dernier en date, Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, a dit à Nikkei qu'il était trop tôt pour envisager un "tapering", une réduction progressive des achats de titres sur les marchés.

Mais si l'horizon à court terme s'éclaircit, la perspective d'une diminution des soutiens aux marchés n'est pas pour autant remise en cause, préviennent toutefois certains analystes.

"Même si les banquiers centraux veulent rassurer les opérateurs et soutenir le sentiment du marché à court terme, de nombreux investisseurs sont déjà tournés vers l'avenir, estimant qu'un inévitable tapering est à venir. Cela devrait maintenir une certaine pression baissière sur l'appétit pour le risque des investisseurs à moyen et long terme", explique ainsi Pierre Veyret chez ActivTrades.

L'absence d'indicateurs économiques majeurs et de résultats de sociétés susceptibles d'influencer la tendance incite par ailleurs à l'attentisme à 48 heures de la publication des chiffres des revenus et dépenses des ménages aux Etats-Unis.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte hausse sectorielle en Europe est pour le compartiment des transports et des loisirs, dont l'indice Stoxx s'adjuge 1,1% alors que les banques (-1,84%) souffrent de la baisse des rendements obligataires, un handicap pour leurs marges de crédit.

A Paris, Crédit agricole (-2,33%), Société générale (-2,76%) et BNP Paribas (-1,95%) accusent les plus fortes baisses du CAC 40.

En tête du Stoxx 600, le distributeur britannique Marks & Spencer gagne 7,76%, ses prévisions optimistes l'emportant sur l'annonce d'une chute de 88% de ses bénéfices annuels.

Danone (-1,51%) souffre de l'abaissement de la recommandation de Berenberg, passé à la vente en jugeant que le groupe ne disposait pas de perspectives rapides d'amélioration de la croissance des principales activités.

TAUX Le rendement des bons du Trésor américain, à 1,5638%, est stable, non loin du plus bas de deux semaines et demie touché mardi à 1,554% après des déclarations apaisantes de responsables de la Fed et le succès d'une adjudication à deux ans.

Sur le marché européen, la tendance reste à la baisse après les déclarations de Fabio Panetta: le rendement du Bund à dix ans allemand est brièvement repassé sous -0,2% pour la première fois depuis le 11 mai et son équivalent français conforte son retour sous 0,2%.

CHANGES

Le dollar reprend quelques couleurs face aux autres grandes devises (+0,11%) mais reste proche du plus bas de près de cinq mois touché mardi.

L'euro s'échange autour de 1,2240 dollar au lendemain d'un pic à 1,2266.

Le yuan a atteint son plus haut niveau depuis juin 2018 après le relèvement par la Banque populaire de Chine de son cours pivot, interprété comme le signe de la tolérance de autorités face au mouvement d'appréciation des dernières semaines.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est hésitant, tiraillé entre l'optimisme sur la demande et la perspective d'une reprise des exportations de brut iraniennes en cas de succès des discussions diplomatiques en cours.

Le Brent est pratiquement inchangé à 68,67 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,2% à 65,94 dollars.

L'American Petroleum Institute (API) a fait état d'une baisse des stocks de brut et d'essence aux Etats-Unis la semaine dernière, a-t-on appris de plusieurs sources avant la publication des statistiques de l'Energy Information Administration (EIA).

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L'AGENDA DU JOUR

(édité par Patrick Vignal)

3 commentaires

  • 26 mai14:17

    en 2000 le CAC est monté sur les 7000. 20 ans de sur place et de yoyo baissier. Les dividendes permettent d'avoir un peu rendement.


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