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Les actions hésitent en Europe avant une donnée sur l'inflation américaine
information fournie par Reuters15/11/2022 à 14:03

La Bourse de Londres

La Bourse de Londres

par Claude Chendjou

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse mardi à l'ouverture, tandis que les Bourses européennes évoluent sur une note indécise à mi-séance, la tendance positive étant alimentée par l'espoir d'une baisse de l'inflation aux Etats-Unis et une détente dans les relations entre les Washington et Pékin à l'ouverture du sommet du G20 à Bali, en Indonésie. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,31% pour le Dow Jones, de 0,7% pour le Standard & Poor's 500 et de 1,13% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 prend 0,31% à 6.629,8 vers 12h15 GMT. À Francfort, le Dax recule cependant de 0,1% et à Londres, le FTSE cède 0,01%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagne 0,1%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro 0,18% et le Stoxx 600 0,04%.

Après les chiffres la semaine dernière des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis qui ont montré un ralentissement plus marqué qu'anticipé de l'inflation, les investisseurs espèrent que les données sur les prix à la production (PPI), prévues à 13h30 GMT, constitueront également une bonne surprise.

Le consensus Reuters table sur un ralentissement de la croissance du PPI à 8,3% sur un an en octobre contre 8,5% en septembre.

Sur le plan géopolitique, le président américain Joe Biden et son homologue chinois Xi Jinping ont tous les deux plaidé lundi pour une amélioration des relations entre Washington et Pékin, tandis que le FMI a appelé le G20 à résister à la tentation du protectionnisme qui pourrait freinerait la croissance. En Europe, Emmanuel Macron a appelé à plus de coopération avec la Chine sur l'Ukraine alors que le projet de déclaration finale du G20 devrait indiquer que "la plupart" des pays du G20 condamnent la guerre en Ukraine.

Côté statistiques économiques du jour, le sentiment des investisseurs en Allemagne s'est encore amélioré depuis le début du mois de novembre (-36,7 après -59,2 en octobre), porté par l'espoir d'une baisse prochaine de l'inflation, montre l'indice ZEW, tandis que la croissance économique dans la zone euro a été confirmée sans surprise par Eurostat à 0,2% au troisième trimestre.

VALEURS EN EUROPE

Parmi les grands compartiments de la cote européenne, la hausse est emmenée par les services aux collectivités (+0,91%) et les nouvelles technologies (+0,38%). A l'opposé, la distribution (-1,92%) et les télécoms (-0,71%) figurent parmi les replis les plus importants.

Dans les valeurs individuelles, Vodafone abandonne 5,85% après l'abaissement de sa prévision de flux de trésorerie disponible dans un contexte de hausse de coûts. Le groupe télécoms britannique a en outre expliqué que son bénéfice annuel se situerait désormais dans le bas de la fourchette initialement prévue.

Dans les "utilities", le spécialiste des énergies renouvelables Drax Group prend 3,28%, tandis que Centrica, le propriétaire de British Gas, avance de 3,93% à la faveur du lancement d'un programme de rachat d'actions.

A Paris, Orpea recule de 4,60% en réaction à une série de perquisitions menées ce mardi dans plusieurs établissements du groupe dans le cadre d'une enquête pour "maltraitance institutionnelle". Cette information prend le pas sur la présentation du "plan de transformation" du groupe qui a permis à l'action en matinée de figurer dans le vert.

Teleperformance, dont l'action a dévissé la semaine dernière sur des soupçons d'infraction sur les conditions de travail en Colombie, rebondit de 10,65%, soutenu par une recommandation d'achat de Citigroup.

Renault gagne 0,62%, le président du conseil d'administration du groupe au losange ayant déclaré qu'il n'y avait aucun blocage dans les discussions avec son partenaire japonais Nissan.

CHANGES

Le dollar, qui a touché un creux en séance de trois mois, recule de 0,52% face à un panier de devises de référence, avant les chiffres des prix à la production aux Etats-Unis.

L'euro en profite pour remonter à 1,0405 dollar (+0,77%), au plus haut depuis début juillet, soutenu par les dernières statistiques économiques, dont le moral des investisseurs en Allemagne.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a en outre déclaré mardi que la Banque centrale européenne (BCE) continuerait probablement de relever ses taux d'intérêt au-delà de 2%, même si les hausses de taux "jumbo" ne deviendront pas la norme.

TAUX

Les rendements obligataires reculent, les investisseurs tentant de digérer les derniers commentaires des responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed) dans l'attente de nouvelles données sur l'inflation. Lael Brainard a estimé lundi que la banque centrale américaine devrait bientôt commencer à réduire le rythme de ses hausses de taux.

Le dix ans s'affiche à 3,8087%, en repli d'environ six points de base.

En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance se traite à 2,073%, en baisse d'environ huit points de base.

PÉTROLE

Les cours pétroliers sont une nouvelle fois affectés par les craintes sur la demande chinoise dans un contexte d'augmentation du nombre de cas de COVID-19 dans le pays.

Le Brent perd 0,38% à 92,79 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,50% à 85,44 dollars le baril.

(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)

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