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Le virus à l'origine du COVID-19 aurait pu être en circulation en Chine dès octobre 2019-étude
information fournie par Reuters25/06/2021 à 05:31

(Ajoute commentaire NIH, étude australienne, actualise byline)

par David Stanway

SHANGHAI, 25 juin (Reuters) - Le virus à l'origine du COVID-19 pourrait avoir commencé à se propager en Chine dès octobre 2019, deux mois avant que le premier cas ne soit identifié dans la ville de Wuhan, montre vendredi une nouvelle étude.

Des chercheurs de l'Université britannique du Kent ont estimé que le SRAS-CoV-2 est apparu pour la première fois entre début octobre et mi-novembre 2019, selon un article publié dans la revue scientifique PLOS Pathogens.

Selon leurs estimations, la date la plus probable pour l'émergence du virus est le 17 novembre 2019, et il s'était probablement déjà propagé dans le monde entier en janvier 2020.

Le premier cas officiel de COVID-19 en Chine a été détecté en décembre 2019 et était lié au marché de vente en gros de produits de la mer de Wuhan.

Cependant, certains des premiers cas n'avaient aucun lien connu avec ce marché, ce qui implique que le SRAS-CoV-2 était déjà en circulation.

Une étude conjointe publiée par la Chine et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à la fin du mois de mars a reconnu qu'il aurait pu y avoir des infections humaines avant l'épidémie de Wuhan.

Dans une prépublication publiée cette semaine, Jesse Bloom, du Fred Hutchinson Cancer Research Center de Seattle, a récupéré les données de séquençage supprimées des premiers cas de COVID-19 en Chine.

Ces données ont montré que les échantillons prélevés sur le marché de Wuhan n'étaient "pas représentatifs" du SRAS-CoV-2 dans son ensemble et qu'il s'agissait d'un variant d'une séquence progénitrice qui circulait auparavant et s'est propagée dans d'autres régions chinoises.

Les Instituts nationaux de la santé (NIH) des Etats-Unis ont confirmé à Reuters que les échantillons utilisés dans l'étude ont été soumis à l'archive Sequence Read Archive (SRA) en mars 2020, puis supprimés à la demande des enquêteurs chinois, qui ont déclaré qu'ils seraient mis à jour et soumis à une autre archive.

Les critiques ont déclaré que la suppression des données était une preuve supplémentaire que la Chine tentait de dissimuler les origines du COVID-19.

Une autre étude menée par des scientifiques australiens et publiée jeudi dans la revue Scientific Reports, s'est appuyée sur des données génomiques pour montrer que le SRAS-CoV-2 se lie aux récepteurs humains beaucoup plus facilement qu'à d'autres espèces, ce qui suggère qu'il était déjà adapté à l'homme lorsqu'il est apparu.

Selon l'étude, il est possible qu'un autre animal non identifié et présentant une affinité encore plus forte au virus ait servi d'espèce intermédiaire, mais l'hypothèse que le virus se soit échappé d’un laboratoire ne peut être écartée.

(version française Camille Raynaud)

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