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Le prix de l'aéroport de Toulouse encourageant pour Lyon et Nice

Reuters05/12/2014 à 17:09

LE PRIX OBTENU POUR L'AÉROPORT DE TOULOUSE-BLAGNAC ENCOURAGEANT POUR LES CESSIONS DE CEUX DE NICE ET LYONLE PRIX OBTENU POUR L'AÉROPORT DE TOULOUSE-BLAGNAC ENCOURAGEANT POUR LES CESSIONS DE CEUX DE NICE ET LYON

par Gilles Guillaume et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le montant que l'Etat a obtenu pour la privatisation partielle de l'aéroport de Toulouse lui permet d'espérer céder l'an prochain des participations dans ceux de Nice et de Lyon au prix fort, estiment vendredi des analystes.

Malgré l'opposition locale, le ministère de l'Economie a annoncé jeudi soir avoir choisi le consortium chinois Symbiose comme futur acquéreur d'une participation de 49,9% dans l'aéroport toulousain, quatrième aéroport régional français, pour 308 millions d'euros.

Ce prix, ajouté à une dette d'une centaine de millions d'euros, donne pour la plate-forme de Toulouse une valeur d'entreprise d'environ 716 millions d'euros, soit 18 fois l'Ebitda (Excédent brut d'exploitation) 2013 qui s'est monté à environ 39 millions d'euros.

"C'est beaucoup", commente un analyste du secteur. "Surtout si l'on compare aux neuf fois l'Ebitda de valorisation d'ADP.

En extrapolant ce ratio de 18 aux aéroports de Nice et de Lyon, les deux prochains sur la liste des privatisations partielles, on obtient des valeurs d'entreprise comprises entre près d'un milliard d'euros et plus de 1,6 milliard d'euros, selon les calculs de Reuters.

"Cette décision montre également que le gouvernement français est bien décidé à maximiser le prix de cession des actifs publics, sans faire de cadeau aux candidats locaux", souligne Grégoire Thibault, analyste BTP et Concessions chez Natixis, dans une note de recherche.

Le groupe Aéroport Nice Côte d'Azur -qui comprend l'aéroport de Nice, première plate-forme régionale de France par le trafic passagers, mais également l'aéroport de Saint-Tropez- a dégagé l'an dernier un Ebitda de 91,8 millions d'euros.

L'aéroport de Lyon, qui vient en deuxième position par le trafic, a affiché lui un Ebitda de 51,4 millions d'euros.

Outre les deux plates-formes régionales, le prix obtenu pour Toulouse constitue aussi une bonne nouvelle pour l'Etat en cas de désengagement du capital d'Aéroports de Paris, dont il détient encore 50,6%, mais une privatisation de l'opérateur des aéroports de Roissy et Orly n'est pas à l'ordre du jour.

LES CHINOIS PRÊTS À EMBARQUER D'AUTRES INVESTISSEURS

Les trois autres candidats à la privatisation de Toulouse étaient, selon des sources proches du dossier, ADP allié à l'assureur Predica, le groupe de BTP et de concessions Vinci associé à la Caisse des dépôts et à EDF, ainsi que le fonds d'investissements Cube Infrastructure.

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a réaffirmé jeudi souhaiter que la puissance publique demeure majoritaire dans le capital de l'aéroport.

L'aéroport toulousain reste en tout état de cause géré dans le cadre d'une concession dont l'Etat est le concédant et seul le capital de la société concessionnaire, chargée de l'exploitation, est ouvert, rappelle le ministère.

Bercy a bien précisé que l'Etat n'avait pas actuellement l'intention d'exercer son option de vente de sa participation résiduelle de 10,01%.

Le consortium chinois a de son côté proposé de revendre jusqu'à 30% de sa participation à un investisseur français, soit environ 15% du capital de la société concessionnaire de l'aéroport, a déclaré une source proche du dossier.

"La Caisse des dépôts faisait partie d'un des consortiums qui était candidats. Les investisseurs chinois ont marqué leur ouverture dans les échanges qu'ils ont pu avoir pour redonner une place à certains investisseurs industriels, éventuellement publics, français", a indiqué de son côté à la presse le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, en marge du congrès de l'Union nationale des professions libérales. "Ça n'est pas aujourd'hui sur la table."

Crédit Agricole Predica n'a pas souhaité faire de commentaire sur un éventuel intérêt, tout comme Vinci, habitué à détenir le contrôle opérationnel des plates-formes où il investit. De leur côté, EDF Invest et la Caisse des dépôts n'étaient pas immédiatement disponibles.

(Avec Yann Leguernigou, édité par Jean-Michel Bélot)

par Gilles Guillaume et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le montant que l'Etat a obtenu pour la privatisation partielle de l'aéroport de Toulouse lui permet d'espérer céder l'an prochain des participations dans ceux de Nice et de Lyon au prix fort, estiment vendredi des analystes.

Malgré l'opposition locale, le ministère de l'Economie a annoncé jeudi soir avoir choisi le consortium chinois Symbiose comme futur acquéreur d'une participation de 49,9% dans l'aéroport toulousain, quatrième aéroport régional français, pour 308 millions d'euros.

Ce prix, ajouté à une dette d'une centaine de millions d'euros, donne pour la plate-forme de Toulouse une valeur d'entreprise d'environ 716 millions d'euros, soit 18 fois l'Ebitda (Excédent brut d'exploitation) 2013 qui s'est monté à environ 39 millions d'euros.

"C'est beaucoup", commente un analyste du secteur. "Surtout si l'on compare aux neuf fois l'Ebitda de valorisation d'ADP.

En extrapolant ce ratio de 18 aux aéroports de Nice et de Lyon, les deux prochains sur la liste des privatisations partielles, on obtient des valeurs d'entreprise comprises entre près d'un milliard d'euros et plus de 1,6 milliard d'euros, selon les calculs de Reuters.

"Cette décision montre également que le gouvernement français est bien décidé à maximiser le prix de cession des actifs publics, sans faire de cadeau aux candidats locaux", souligne Grégoire Thibault, analyste BTP et Concessions chez Natixis, dans une note de recherche.

Le groupe Aéroport Nice Côte d'Azur -qui comprend l'aéroport de Nice, première plate-forme régionale de France par le trafic passagers, mais également l'aéroport de Saint-Tropez- a dégagé l'an dernier un Ebitda de 91,8 millions d'euros.

L'aéroport de Lyon, qui vient en deuxième position par le trafic, a affiché lui un Ebitda de 51,4 millions d'euros.

Outre les deux plates-formes régionales, le prix obtenu pour Toulouse constitue aussi une bonne nouvelle pour l'Etat en cas de désengagement du capital d'Aéroports de Paris, dont il détient encore 50,6%, mais une privatisation de l'opérateur des aéroports de Roissy et Orly n'est pas à l'ordre du jour.

LES CHINOIS PRÊTS À EMBARQUER D'AUTRES INVESTISSEURS

Les trois autres candidats à la privatisation de Toulouse étaient, selon des sources proches du dossier, ADP allié à l'assureur Predica, le groupe de BTP et de concessions Vinci associé à la Caisse des dépôts et à EDF, ainsi que le fonds d'investissements Cube Infrastructure.

Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a réaffirmé jeudi souhaiter que la puissance publique demeure majoritaire dans le capital de l'aéroport.

L'aéroport toulousain reste en tout état de cause géré dans le cadre d'une concession dont l'Etat est le concédant et seul le capital de la société concessionnaire, chargée de l'exploitation, est ouvert, rappelle le ministère.

Bercy a bien précisé que l'Etat n'avait pas actuellement l'intention d'exercer son option de vente de sa participation résiduelle de 10,01%.

Le consortium chinois a de son côté proposé de revendre jusqu'à 30% de sa participation à un investisseur français, soit environ 15% du capital de la société concessionnaire de l'aéroport, a déclaré une source proche du dossier.

"La Caisse des dépôts faisait partie d'un des consortiums qui était candidats. Les investisseurs chinois ont marqué leur ouverture dans les échanges qu'ils ont pu avoir pour redonner une place à certains investisseurs industriels, éventuellement publics, français", a indiqué de son côté à la presse le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, en marge du congrès de l'Union nationale des professions libérales. "Ça n'est pas aujourd'hui sur la table."

Crédit Agricole Predica n'a pas souhaité faire de commentaire sur un éventuel intérêt, tout comme Vinci, habitué à détenir le contrôle opérationnel des plates-formes où il investit. De leur côté, EDF Invest et la Caisse des dépôts n'étaient pas immédiatement disponibles.

(Avec Yann Leguernigou, édité par Jean-Michel Bélot)


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