Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté

Le président de Porsche contre une codirection syndicale chez VW
information fournie par Reuters02/05/2018 à 15:55

    BERLIN, 2 mai (Reuters) - Les représentants syndicaux de
Volkswagen  VOWG_p.DE  devraient se concentrer sur les questions
liées au personnel et ne pas s'impliquer dans d'autres aspects
de la gestion de l'entreprise, a déclaré au magazine Stern le
président de Porsche, actionnaire de contrôle du constructeur
automobile allemand.
    Les représentants du personnel ont obtenu le mois dernier,
pour la première fois, un siège au directoire de Volkswagen.
    Selon les analystes, ce geste visait à obtenir le soutien du
puissant comité d'entreprise à la nomination d'un nouveau
président du directoire et à une révision en profondeur de la
structure du groupe. 
    Certains redoutent cependant que cela puisse freiner le
premier constructeur automobile européen dans ses efforts de
réduction de coûts et d'amélioration de son efficacité au moment
où il engage d'importants investissements dans les véhicules
électriques et les technologies de conduite autonome.
    En Allemagne, les syndicats ont généralement leur mot à dire
sur la manière dont les entreprises sont gérées en vertu du
principe de cogestion entre patronat et salariés mais chez VW,
leur influence est encore plus importante en vertu d'un accord
conclu après la Seconde Guerre mondiale.
    Les dirigeants syndicaux devraient participer à la prise de
décisions sur les questions relatives au personnel "mais (la
cogestion) devrait se limiter à cela et ne devrait pas donner
lieu à une velléité de codirection", a déclaré Wolfgang Porsche,
qui appelle à une "séparation des pouvoirs". 
    
    OSTERLOH DIT QUE LES SYNDICATS RESTENT À LEUR PLACE
    Wolfgang Porsche est président du conseil de surveillance de
Porsche SE  PSHG_p.DE , la holding grâce à laquelle les familles
Porsche et Piech contrôlent la majorité des droits de vote chez
VW.
    Wolfgang Porsche a également dit s'attendre à ce que le
nouveau président du directoire de Volkswagen, Herbert Diess,
accélère la restructuration du groupe, qui peine encore à se
remettre du scandale de la manipulation des émissions polluantes
des moteurs diesel en 2015.
    Avant de remplacer Matthias Müller à la présidence du
directoire du groupe, Herbert Diess s'est heurté à plusieurs
reprises au chef du comité d'entreprise, le représentant
syndical Bernd Osterloh, concernant la mise en oeuvre d'un
programme d'économies au sein de la marque VW, qu'il dirigeait.
    Dans une interview au quotidien allemand Handelsblatt
publiée mercredi, Bernd Osterloh a rejeté les allégations selon
lesquelles les responsables syndicaux dirigent VW et il a assuré
que la direction de l'entreprise était bien responsable des
décisions prises.
    "Et si elle (la direction) est à la hauteur de cette
responsabilité, prend des décisions sensées et assure le
leadership, alors nous n'avons rien à dire", a-t-il déclaré.
    Les représentants syndicaux et le Land de Basse-Saxe
détiennent plus de la moitié des 20 sièges du conseil de
surveillance de VW, qui ratifie les décisions stratégiques en
matière d'investissement, de fermeture d'usines et de
nominations de cadres.

 (Andreas Cremer
Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand
Boucey)
 

Valeurs associées

Euronext Paris +18.23%
XETRA -0.99%
XETRA -0.74%

0 commentaire

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.