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Le FMI plus prudent sur la croissance mais le pire semble passé
information fournie par Reuters20/01/2020 à 14:00

    WASHINGTON, 20 janvier (Reuters) - Le Fonds monétaire
international (FMI) a réduit sa prévision de croissance mondiale
pour cette année lundi en raison d'un ralentissement plus marqué
qu'anticipé en Inde et dans d'autres pays émergents mais il voit
dans le récent accord commercial entre les Etats-Unis et la
Chine un signe de plus suggérant que le commerce et l'industrie
pourraient se rapprocher d'un rebond.
    L'organisation internationale attend désormais une
croissance mondiale de 3,3% cette année après 2,9% en 2019, des
chiffres réduits l'un comme l'autre d'un dixième de point par
rapport à ses prévisions d'octobre.
    L'année 2019 aura ainsi été la plus mauvaise année pour
l'économie mondiale depuis la crise financière. 
    Le FMI s'attend toujours à une légère accélération en 2021 à
3,4% mais cette prévision a elle aussi été réduite, de 0,2
point. 
    Ces réductions prennent en compte une réévaluation des
perspectives de croissance pour un certain nombre de pays
émergents, dont l'Inde, dans lesquels la demande intérieure a
ralenti plus nettement qu'attendu. 
    Le FMI a aussi, entre autres, revu à la baisse ses
projections pour le Chili en raison des troubles sociaux et pour
le Mexique à cause de la faiblesse prolongée de
l'investissement. 
    Il ajoute que l'apaisement partiel des tensions entre les
Etats-Unis et la Chine a permis une amélioration du climat
économique et il évoque des signes "timides" de stabilisation du
commerce international et de l'industrie. 
    "Ces premiers signes de stabilisation pourraient perdurer et
renforcer le lien entre des dépenses de consommation toujours
résilientes et une amélioration de l'investissement des
entreprises", poursuit le FMI. 
    "Toutefois, les signes de retournement visibles dans les
données macroéconomiques mondiales sont encore peu nombreux",
ajoute-t-il. 
    
    DU MIEUX POUR LA CHINE, PAS POUR LES USA
    Les perspectives du Fonds excluent l'hypothèse d'une
nouvelle flambée de tension commerciale entre les Etats-Unis et
la Chine et prennent en compte celle d'une sortie sans accroc du
Royaume-Uni de l'Union européenne.
    L'organisation basée à Washington a relevé de 0,2 point, à
6,0%, sa prévision de croissance 2020 pour la Chine afin
d'intégrer la réduction partielle des droits de douane
américains et l'annulation du relèvement prévu en cas d'échec
des discussions entre Washington et Pékin, des facteurs qui
étaient pris en compte dans les prévisions d'octobre.
    Mais elle n'a pas relevé sa prévision pour les Etats-Unis
malgré la promesse de Pékin d'augmenter de 200 milliards de
dollars (180 milliards d'euros environ) en deux ans ses achats
de biens et de services américains. 
    Au contraire, elle l'a réduite d'un dixième de point pour
2020, à 2,0%, en raison de la dissipation des effets bénéfiques
des baisses d'impôts de 2017 et de l'assouplissement de la
politique monétaire de la Réserve fédérale.
    La prévision pour la zone euro est elle aussi réduite d'un
dixième de point, à 1,3% contre 1,4%, principalement à cause de
la contraction prolongée de l'activité industrielle en Allemagne
et de la décélération de la demande intérieure en Espagne. 
    La réduction la plus marquée concerne l'Inde, où le FMI
n'attend plus que 5,8% de croissance cette année contre 7,0%
prévu en octobre, en raison du durcissement de l'accès au
crédit. Les mesures de soutien monétaire et budgétaire devraient
toutefois permettre une amélioration à 6,5% en 2021 (-0,9 point
par rapport à octobre).
    Si les risques de dégradation des perspectives à l'échelle
mondiale ont diminué avec la trêve USA-Chine, le FMI les juge
toujours importants. 
    "La montée des tensions géopolitiques, notamment entre les
Etats-Unis et l'Iran, pourrait perturber l'offre pétrolière
mondiale, peser sur le sentiment général et affaiblir
l'investissement des entreprises, déjà fragile", explique-t-il. 
    "De plus, l'intensification des troubles sociaux dans de
nombreux pays - qui reflète, dans certains cas, l'érosion de la
confiance dans les institutions établies et le manque de
représentativité des structures de gouvernement - pourrait
perturber l'activité, compliquer les efforts de réforme et
affaiblir le sentiment général, tirant plus que prévu la
croissance à la baisse."
    

 (David Lawder, version française Marc Angrand, édité par
Jean-Stéphane Brosse)
 

1 commentaire

  • 20 janvier14:11

    Ouf! Tout va bien donc?


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