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Le coronavirus assombrit les perspectives de l'industrie du luxe pour 2020
information fournie par Reuters07/02/2020 à 13:24

    par Silvia Aloisi
    MILAN, 7 février (Reuters) - De Burberry  BRBY.L  à Estée
Lauder  EL.N , les grandes maisons de luxe tentent de chiffrer
le coût de l'épidémie de coronavirus en Chine, fermant des
boutiques et révisant à la baisse leurs perspectives financières
tandis que leur premier marché mondial est pratiquement à
l'arrêt.
    "Les centres commerciaux sont fermés, quelques boutiques
restent ouvertes mais sur des plages horaires réduites et,
par-dessus tout, il n'y a pas de circulation", note Stefano
Sassi, patron de la maison italienne Valentino. 
    "Depuis la mi-janvier, ajoute-t-il, toutes les marques du
luxe ont été touchées."
    Après Estée Lauder, Capri - la holding coiffant Michael
Kors, Versace et Jimmy Choo -, et Tapestry, Burberry a ajouté
vendredi son nom à la liste de plus en plus longue des
entreprises du secteur ayant alerté les marchés financiers sur
l'impact significatif que l'épidémie de 2019-nCoV aura sur ses
comptes. Le groupe britannique a retiré ses perspectives pour
2020 et annoncé la fermeture d'un tiers de ses 64 magasins en
Chine continentale.
    Pour l'heure, les dépenses en Europe de touristes chinois
n'ont pas été trop affectées. Mais avec l'accroissement des
restrictions de déplacement, Burberry s'attend à ce que la
situation se dégrade sur ce front aussi dans les semaines à
venir.
    Jean-Paul Agon, le PDG de L'Oréal  OREP.PA , a souligné
vendredi que le géant mondial des cosmétiques avait connu un bon
mois de janvier avant que les choses ne deviennent plus
difficiles avec le coronavirus. Le commerce en ligne, qui
représente 50% de ses ventes en Chine, devrait toutefois amortir
le choc.
    
    SECONDE LAME
    L'épidémie partie de Wuhan, dans le Hubei, a eu l'effet
d'une seconde lame pour ce secteur d'activité qui avait déjà
payé son écot aux troubles politiques à Hong Kong, l'une des
cinq principales plateformes mondiales du luxe.
    A des degrés divers, la plupart de ces marques avaient
réussi à compenser par une forte croissance en Chine
continentale les effets négatifs de la contestation dans
l'ex-colonie britannique. 
    L'apparition du coronavirus a brutalement coupé cette voie
de contournement. Avec un effet d'autant plus spectaculaire que
l'épidémie a éclaté au moment du Nouvel an lunaire, période de
consommation effrénée - l'an dernier, les Chinois ont dépensé
150 milliards de dollars pour ces fêtes.
    "Cette période va être très difficile pour les marques de
luxe qui devraient assister à une chute significative de leurs
ventes sur leur trimestre à venir", indique Ben Cavender,
directeur général du China Market Research Group à Shanghai.
    Analyste chez Jefferies, Flavio Cereda a réduit de 5 à 1%
son anticipation de croissance sur l'année du secteur, à changes
constants. "Le manque à gagner est de l'ordre de 12 milliards
d'euros et le risque est de faire de cette année une année
blanche", écrit-il dans une note prédisant un effondrement de
35% des dépenses chinoises dans le luxe sur le premier trimestre
2020.
    A l'échelle de la planète, les acheteurs chinois comptent
pour plus d'un tiers des dépenses en produits de luxe. Ils
effectuent pour l'essentiel leurs achats quand ils sont en
déplacement à l'étranger.
    Ces dix dernières années, c'est eux qui ont servi de moteur
à la croissance échevelée du secteur. La firme de consultant
Bain & Company leur attribue 90% de l'accroissement des ventes
du secteurs l'an dernier, passées à 281 milliards d'euros.

 (version française Henri-Pierre André, édité par Jean-Michel
Bélot)
 

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1 commentaire

  • 07 février14:00

    Mouais... Mais il risque d'y avoir un phénomène de compensation: Dépenses frénétiques une fois la crise passée (car elle passera, c'est une certitude).


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