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Le conservateur Piñera revient au pouvoir au Chili

Reuters18/12/2017 à 01:31
    par Dave Sherwood  et Antonio De la Jara 
    SANTIAGO, 18 décembre (Reuters) - Le conservateur Sebastian 
Piñera a été élu dimanche président du Chili, une fonction qu'il 
a déjà occupée de 2010 à 2014, son retour au pouvoir 
s'inscrivant dans le cadre plus général d'un basculement vers la 
droite de plusieurs pays d'Amérique latine ces dernières années. 
    Après dépouillement de 98,44% des bulletins, Sebastian 
Piñera, un homme d'affaires milliardaire âgé de 68 ans, obtient 
54,57% des suffrages du deuxième tour contre 45,43% pour son 
adversaire de centre-gauche, le sénateur Alejandro Guillier, qui 
a reconnu sa défaite. 
    Cet écart est plus important que ne le prédisaient les 
instituts de sondage. 
    Sebastian Piñera a exploité les divisions apparues tout au 
long de la campagne au sein de la gauche pour attirer les 
électeurs centristes avec ses promesses de baisses d'impôts pour 
les entreprises, de doublement de la croissance économique et 
d'éradication de la pauvreté. 
    Dans son discours prononcé dimanche soir dans un hôtel du 
centre de Santiago, Alejandro Guillier a reconnu une "dure 
défaite" tout en félicitant son adversaire pour son "triomphe 
massif et sans appel". 
    Il a invité ses partisans à défendre l'héritage progressiste 
de la présidente sortante Michelle Bachelet. 
    Les soutiens de Sebastian Piñera réunis à son siège de 
campagne par une soirée chaude et ensoleillée ont rapidement 
compris que leur favori l'avait emporté. 
    Alors qu'aucun des deux candidats n'entendait remettre en 
cause le modèle libéral du Chili, premier producteur mondial de 
cuivre, de nombreux Chiliens ont perçu cette élection comme un 
référendum sur le bilan de Michelle Bachelet, qui s'est efforcée 
de réduire les inégalités via notamment une réforme des études 
supérieures et de la fiscalité. 
     
    "PERFECTIONNER" LES RÉFORMES 
    Alejandro Guillier, candidat sous la bannière de la 
coalition Nueva Mayoria de Michelle Bachelet, a réalisé au 
premier tour le plus faible score d'un candidat de centre gauche 
depuis le retour de la démocratie en 1990, signe du large 
mécontentement de l'opinion contre la présidente sortante. 
    Une partie de l'électorat de gauche juge la politique 
sociale de Michelle Bachelet trop timide, tandis que pour 
l'opposition conservatrice, les mesures qu'elle a prises ont 
entretenu l'incertitude sur les marchés financiers et nui aux 
investissements privés, si bien que la croissance économique 
moyenne a été seulement de l'ordre de 1,8% par an sous sa 
présidence. 
    Sebastian Piñera s'est pour sa part efforcé durant la 
campagne de dépeindre Alejandro Guillier comme un candidat 
extrémiste dans un pays réputé pour sa modération depuis le 
retour à la démocratie, en comparant cet ancien journaliste de 
radio et de télévision au président socialiste du Venezuela 
Nicolas Maduro. 
    Il pourrait néanmoins avoir lui-même du mal à mettre en 
oeuvre son programme comme le montrent les difficultés 
auxquelles se heurtent ses alliés idéologiques au Brésil ou en 
Argentine pour appliquer des mesures d'austérité budgétaire via 
des baisses des dépenses publiques. 
    Alejandro Guillier a bénéficié durant l'entre deux-tours du 
ralliement de la candidate de la gauche antilibérale Beatriz 
Sanchez, qui, sous les couleurs de la coalition Frente Amplio, a 
recueilli environ 20% au premier tour. Le report des voix ne 
semble pas avoir pleinement fonctionné alors que, durant le 
dernier mandat de Michelle Bachelet, la gauche s'est divisée sur 
le droit à l'avortement ou le renforcement du poids des 
syndicats. 
    Face à ces divisions, Sebastian Piñera a promis de 
"perfectionner" les réformes mises en oeuvre par la présidente 
sortante en matière de fiscalité et d'emploi, de réduire le 
poids de l'administration et de garantir un soutien financier 
stable à la compagnie minière publique Codelco  COBRE.UL . 
 
 (Avec Felipe Iturrieta et Caroline Stauffer; Eric Faye, 
Jean-Stéphane Brosse et Bertrand Boucey pour le service 
français) 
 

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