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Le CAC 40 sous 6800 points, plus forte baisse intraday depuis mars 2020
information fournie par Cercle Finance24/01/2022 à 17:06

(CercleFinance.com) - Une dynamique baissière s'installe sur les actions et se renforce au fil de heures, à mesure que d'importants supports techniques lâchent les uns après les autres, la cassure des 7.000 s'avérant pénalisante psychologiquement.

La bourse de Paris a chuté jusqu'à -4,2%, enfonçant le palier des 6.800 avant de réduite un peu ses pertes vers 3,5%, autour des 6.820 points.
La bourse de Francfort chute également de -3,5%, l'Euro-Stoxx50 de -3,6% vers 4.075.

Wall Street a a rouvert en forte baisse, le Nasdaq tutoyant les -3% (vers 13.315) avant de remonter vers -2,5%.
Le S&P500 lâche plus de 2,4% (vers 4.300) alors que le 'VIX' qui lui est associé bondit de +10% vers 31,5.

C'est une bien mauvaise entrée en matière pour cette semaine qui s'annonce chargée, entre résultats d'entreprises, indicateurs économiques et réunion de la Banque centrale américaine.

Pas moins de 106 sociétés du S&P 500 doivent en effet dévoiler leurs comptes ces prochains jours, dont plusieurs poids lourds de Wall Street tels que Johnson & Johnson, Apple, Tesla, Amazon, GE ou McDonald's.

Les investisseurs seront également très attentifs aux conclusions de la réunion de politique monétaire de la Fed qui doit se tenir demain et mercredi. Si aucune annonce majeure n'est, à priori, attendue ce mois-ci, le doute reste permis au regard de l'inflation galopante des dernières semaines. La sempiternelle question du calendrier du relèvement des taux de la banque centrale reste au coeur des préoccupations des investisseurs.

Le consensus des économistes s'attend pour l'instant à quatre hausses de taux de la part de la Fed cette année. Un changement de paradigme ne serait pas sans conséquence pour les marchés boursiers.
Surtout au cas où la FED entamerait son cycle en frappant fort, avec une hausse de +50Pts de base.
En dépit de ces perspectives de resserrement monétaire, les taux sur le marché obligataire ont tendance à refluer et le taux d'intérêt sur la dette américaine à 10 ans se détend 1,75% vers 1,72% par le jeu du 'risk off', bien en-dessous de ses plus hauts de la semaine passée (1,90%).

Dans ce contexte chargé, le 1er chiffre US de la semaine est très décevant puisque la croissance de l'activité du secteur privé aux Etats-Unis ralentit très fortement (-6,2Pts) en janvier selon l'indice PMI composite d'IHS Markit.
Il ressort à 50,8 en estimation flash -un plus bas de 18 mois-, à comparer à 57 en donnée définitive pour le mois précédent.

Le secteur privé signale ainsi un ralentissement marqué de la croissance en ce début 2022 'sur fond de conditions de demande plus faibles, d'aggravation des perturbations de la chaine d'approvisionnement et de pénuries de main d'oeuvre liée à la vague Omicron'.

Les investisseurs avaient pris connaissance ce matin de l'indice PMI flash composite de l'activité globale en France, calculé par IHS Markit.

Celui-ci s'est replié à 52,7 en janvier, contre 55,8 un mois plus tôt, et indique le plus faible taux de croissance du secteur privé de ces dix derniers mois.

L'indice a été tiré à la baisse par l'activité de services, touchée par la forte hausse du nombre de nouveaux cas quotidiens de Covid-19 en France.

La croissance de l'activité a également ralenti dans le secteur privé de la zone euro en janvier du fait des répercussions entraînés par la rapide propagation du variant Omicron.
L'indice PMI 'flash composite' - qui mesure l'activité globale dans la zone euro - s'est replié de 53,3 vers 52,4 ce mois-ci, dans le sillage du secteur des services qui chute de près de -2Pts, de 53,1 vers 51,2 en janvier.

L'indice PMI 'flash' de l'industrie manufacturière dans la zone euro s'est en revanche redressé à 59 ce mois-ci, contre 58 en décembre.

Dans l'actualité des sociétés françaises, c'est une journée noire pour les exploitants d'EHPAD avec Orpéa qui chute de -16,1% (suspension de cotations dans l'attente d'un communiqué après un plus bas à -20%) et entraine Korian dans son sillage (-13%, le titre retrace son plancher de mi-mars 2020).

Orpea voit sa capitalisation, chuter de -1MdE et plonger de -50% par rapport à ses sommets de fin février 2020.
A noter également de lourds dégagements sur des valeurs récemment fragilisées comme Soitec qui affiche -8% vers 155,2E.
Chute surprise également de -7,8% sur St Gobain vers 58,4E, de Worldline (-7% vers 42,2E).

Kering annonce la signature d'un accord en vue de céder l'intégralité de sa participation dans Sowind Group, qui détient les manufactures horlogères suisses Girard-Perregaux et Ulysse Nardin, à son management actuel.

Côté 'rescapés', Bic (+2,5%) a lancé un second programme de rachat d'actions à composante ESG pour un montant de 40 millions d'euros, sur une période d'acquisition courant de ce 24 janvier au 22 décembre 2022 au plus tard, et à un prix d'achat maximum fixé à 100 euros.
Orange grappille +0,8% et renoue avec les 10E, Ipsen prend +1,2%... et c'est tout pour les hausse au sein du SBF-120.

Wendel fait part de la signature d'un accord, conjointement avec la société Colibri, pour l'acquisition du segment services financiers d'Adtalem Global Education. Dans ce cadre, il fera l'acquisition d'ACAMS, valorisé à environ 500 millions de dollars.


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