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Le budget britannique mise sur la reprise, rejette l'austérité
Reuters18/03/2015 à 16:30

LE BUDGET DE GEORGE OSBORNE PARIE SUR LA REPRISE EN GRANDE-BRETAGNE ET REJETTE L'AUSTÉRITÉ

par William Schomberg et David Milliken

LONDRES (Reuters) - Le ministre britannique des Finances George Osborne a revu en baisse mercredi son objectif d'excédent budgétaire mais révisé en très légère hausse les prévisions de croissance, tentant ainsi de convaincre l'électorat que la reprise économique est bien ancrée.

L'excédent budgétaire est à présent projeté à sept milliards de livres (9,7 milliards d'euros) sur l'exercice 2019/2020 et non plus 23 milliards (31,8 milliards d'euros) comme prévu à la fin de l'an passé.

Compte tenu d'élections générales très indécises dans sept semaines, au vu des sondages, le ministre s'est employé à couper l'herbe sous le pied d'une opposition qui l'accuse de préparer un budget d'austérité sans précédent depuis plusieurs générations.

A l'occasion de la précédente projection budgétaire, des experts avaient dit que pour la réaliser il faudrait que la part des dépenses publiques en proportion du PIB tombe à son niveau le plus bas depuis les années 1930.

L'opposition travailliste s'était appuyée sur cette comparaison pour étayer ses accusations contre George Osborne, qui poursuit selon elle une idéologie de désengagement de l'Etat.

"C'est un budget qui propulse encore plus la Grande-Bretagne sur le chemin qui va de l'austérité à la prospérité", a lancé George Osborne lors de sa présentation budgétaire annuelle au parlement.

Il a ajouté, citant les projections d'experts indépendants, que la croissance était prévue à 2,5% cette année en Grande-Bretagne, au lieu de 2,4% anticipé en décembre, et à 2,3% en 2016 contre 2,2%. La Banque d'Angleterre prévoit 2,9% de croissance cette année et en 2016.

George Osborne a également dit que la dette nationale culminerait durant l'exercice budgétaire en cours, soit avec un an d'avance par rapport à ce qui était anticipé.

Il a également déclaré que Londres vendrait pour neuf milliards de livres au moins d'actions de Lloyds Banking Group dans l'année à venir.

Le sauvetage de la banque durant la crise financière voici sept ans avait coûté 20,5 milliards de livres à l'Etat, lequel avait pris au passage une participation de 41% à son capital.

Depuis, Londres a récupéré 8,5 milliards de livres en ramenant sa participation à 22,98%. La prochaine cession devrait réduire ses parts à 7% environ, au cours de Bourse actuel.

George Osborne a également lancé la vente de 13 milliards de livres d'actifs immobiliers des établissements renfloués Northern Rock et Bradford and Bingley.

Le ministre des Finances a décidé par ailleurs de réduire la fiscalité des produits pétroliers et annoncé la création d'une dotation aux investissements, tentant ainsi de redonner du dynamisme à un secteur pétrolier et gazier de la mer du Nord touché de plein fouet par la chute des cours de l'or noir.

(Avec Matt Scuffham, Steve Slater, Karolin Schaps et Sarah Young, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)

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